No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Blank Realm: « Illegals in Heaven »

Pour qui connaît Blank Realm, il saura que leur répertoire va entre compositions frénétiques et titre garage écoutés sur une radio mal syntonisée. Sur Grassed In, ils étaient parvenus à canaliser leur rock chaotique en quelque chose de plus cohérent, démarche qu’ils poursuivent ici sur Illegals In Heaven premier album enregistré en studio.

Celui-ci est néanmoins toujours aussi pétillant comme sur « River of Longing » et sa mélodie infectieuse vibrante et arty ou de titres de la trempe de de « Cruel Night », une cotoneux « Palace of Love » ou le saturé « No Views ».

Illegals in Heaven va ainsi entre tendresse (« Dream Date ») ou climats plus matures et concluants (« Grassed Inn ») ; bref un album de ces Australiens de Brisbane qui rétablit un parfait équilibre entre excitation qui en impose et tempérance toute en retenue.

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11 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Tommy Keene: « Laugh In The Dark »

Cela fait plus de 30 ans que Tommy Keene nous confectionne un excellent rock basé sur la guitare et Laugh In The Dark ne fait que confirmer cette tendance. Il base ses tonalités scintillantes sur les archétypes éprouvés du rock and roll avec la faconde mélodique de Big Star ou la puissance ébouriffante des Who ou autres Replacements.
On y trouve désir qui fait mal, des vocaux très « soul » (« Out Of My Mind » avec une énorme densité des guitares), une voix qui nous conduit là où elle veut, avec célérité et force qui renforcent plus qu’elles n’appauvrissent la mélancolie sous-jacente sous l’explosion. Le même schéma se retrouvera sur « Last of the Twilight Girls » qui semble crépiter des baffles.

« All Gone Away » achèvera le disque sur une note spectaculaire, façon épopée à la Beatles et ses riffs empruntés au « Dear Prudence » avec un chorus proprement fascinant.
Keen semble avoir trouvé une nouvelle vie en puisant dans les valeurs sûres de la fin sixties début seventies ; Laugh In The Dark est un opus scintillant comme on n’en fait plus depuis longtemps.Il nous offre un rock un peu daté mais toujours élégant ; il serait malheureux de passer à côté.
***1/2

11 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Lloyd Cole: « ID (Electronics) 2012-2014 »

Cela fait un long bail depuis Perfect Skin, Rattlesnakes et (Are You) Ready to be Heartbroken, mais ce nouvel intérêt que Lloyd Cole semble avoir acquis pour la musique électronique devrait dépasser ce qui, avant, le poussait à composer des pop songs narratives.

Il y a deux ans ril sortit un album collaboratif intégralement destiné à l’electronica (Selective Studies Vol. 1) avec le pionnier du Krautrock Hans-Joachim Roedelius et 1D est intitulé ironiquement par un des maîtres de la pop music la plus rigoureusement cérébrale ; c’est un disque qui sonne comme le rejeton de ce que Cole nomme « la musique électronique qui se suffit à elle-même ».

Ces déclarations sont suffisamment indicatives de la nature de l’album ; démos expérimentales aux 11 plages créées par des séquenceurs programmés.

Perfect Skin, Rattlesnakes and (Are You) Ready to be Heartbroken, but Lloyd Cole’s more avid fans would be aware his interest in electronic music has sometimes superseded his interest in writing narrative pop songs.

Les résultats seront inévitablement cliniques et on regrettera ce que Cole avait, il y a quelques temps, délaissés ; à savoir harmonies et  contrepoints.

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10 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Helena Hauff: « Discreet Desires »

Helena Hauff est un DJ établi dont la réputation est d’avoir une approche dance floors basée sur le martèlement. Sa techno est, sans sa cacher, orientée vers l’informatique et ses composants hardware et sa musique consiste en une combinaison discordante de synhés ou de cordes sombres et de tonalité élibérément éclatantes.

On pense à des combos industriels comme DAF , à l’énergie brutale de « L’Homme Mort » ou à toute ce qui se déroule dans les caves underground où l’odeur le plus prenante est celle de la sueur des « lockers ».

La côté viscéral l’emporte de loin mais quelques plages omniprésent plus que d’autres ; un « Tryst »hyper-actif et eux détours sinistres. La digestion de ces effets devient assez vite lassante malgré un mix dont on ne peut nier les qualités.

Helena Hauff est une DJ établie dont la réputation est d’avoir une approche dance floors basée sur le martèlement. Sa techno est, sans sa cacher, orientée vers l’informatique et ses composants hardware et sa musique consiste en une combinaison discordante de synhés ou de cordes sombres et de tonalités à l’délibérément éclatantes.

On pense à des combos industriels comme DAF , à l’énergie brutale de « L’Homme Mort » ou à toute ce qui se déroule dans les caves underground où l’odeur le plus prenante est celle de la sueur des « lockers ».

La côté viscéral l’emporte de loin mais quelques plages ompressent plus que d’autres ; un « Tryst »hyper-actif et eux détours sinistres. La digestion de ces effets devient assez vite lassante malgré un mix dont one ne peut nier les aulités.

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9 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Against Me! : « 123 Live Sex Acts »

La dernière fois que les punks de Against Me! sortirent un album « live » la moitié du groupe était différente ;c’était il y a 3 disques avant et il y a une certaine logique à ce que leur Alive II, malgré quelques artifice studio soit transformé en 23 Live Sex Acts.

Le groupe envoie toujours autant le bois (« True Trans Soul Rebel » ou « Walking Is Still Honest » ) et l’intensité demeure de rigueur.

C’est un disque « live » de la manière la plus honnête possible, les overdubs n’étant pas considérés comme dignes d’intérêt. Les interprétations ne peuvent donc pas être parfaites et sonnent parfois mal taillées et bâclées.

Ce qui pour le combo est une représentation de la gloire ; c’est le volume et la vitesse des shows enfiévrés. Ivi on travers toutes les mouvances et l’histoire des hymnes punks, de ceux issus du garage rock à celle où les « arena rockers » see manifestent.

Seuls accrocs : « Becaue of the Shame » et « Pretty Girls (The Mover) »dans  lesquels on perçoit une volonté de ne pas rester figé dans ce standard.

**1/2

9 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Diane Coffee: « Everybody’s a Good Dog »

Diane Coffee est un projet parallèle de Shaun Fleming, percussionniste du trio de San Francisco Foxygen. Fleming y voit un hommage à une chanson nommée « Mr Coffee » délivré par un certain Nathan Pelkey dont on ne sait si il existe réellement. Et à une certaine Diana Ross pour laquelle on n’a aucun doute sur sa véracité.

Quelle qu’en sot la vérité, « hommage » est véritablement le terme approprié pour ce second opu en solo de Fleming. Le titre d’ouverture , « Sping Breathes » nius emmène dus côté des Beach Boys période Pet Sounds, « Mayflower » nous transporte vers les Stones quand ils utilisaient des cuivres et «  GovT » un morceau glam digne des Runaways.

Ailleurs on découvrira des parfums Motown des 60’s et même des harmonies d’un duo aux harmonies façon Sonny & Cher.
Le disque ne cesse de varier stylistiquement mais Fleming n’a pas oublié son art à y greffer des phases de psych-rock ; Everybody’s a Good Dog exmplifie ce que peut être un travail d’artisan versé dans l’excentricité.

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9 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

John Howard: « John Howard & The Night Mail »

John Howard est un vétéran de la pop britannique post-Bowie et post-McCartney du milieu des années 70. John Howard & The Night Mail est sa première manifestation avec un groupe en 2015 et il est ici accompagné d’un trio solide nous proposant une album pop dont la principale qualité est la robustesse.

On reste planté dans l’univers du climat 70’s tout en ne le singeant pas ; il sonne toujours incapable d’éviter les mélodies qui visent à monter en flèche mais se montre on ne peut plus à l’aise pour les apparier à des climats majestueux qui se transforment en véritable dramaturgie.

Ce la n’exclut pas sa faculté à garder un oeil sur le détail (sa reprise du « Small World » de Aztzc Camera) et un certain art de la composition de délicates petites vignettes psychédéliques (« Intact & Smiling ») ou d’un boogie mena au piano, « Control Freak » qui étonne sans détonner.

La pop de Howard est juste belle, et c’est sa simplicité qui la rend si adoucissante et astringente à la fois.

***1/2

 

9 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Widowspeak: « All Yours »

Quand on considère la formule des duos, Widowspeak ont tout le potentiel qu’il faut et la sagacité nécessaire. Leur son très intimiste fonctionnait très bien sur Almanac et leur approche de la dream pop les dirige paisiblement sur une trajectoire où l’onirisme fait table de loi, encore plus ici sur All Yours.

C’est un trajet fluide qui les guide, qui a sa juste dose d’équilibre mais qui, comme la chanson titre le révèle, c’est aussi un au revoir qui vous indique que ce chemin et désormais derrière nous.

En effet, le glissé est ici agréable et fluide ; « Dead Love (So Still )») est si affirmatif qu’il en sonne ironique, comme si affirmer sa vitalité devait s’effacer derrière des accords joviaux et le révélation que tout est voué à la stagnation.

« Girls » reprendra cette antienne sous forme d’harmonica blues interprété sous un porche ; on pourrait y retrouver Jenny Lewis et avouons qu’il est peu de si bonnes compagnies.

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8 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Arcs: « Outta My Mind »

Après 15 ans de garage rock blues, the Black Keys se présente sous un nouveau déguisement, The Arcs.
Yours Dreamily était, au départ le deuxième album solo de Dan Auerbach mais il est vite devenu un effort collaboratif comprenant la production de Richard Swift. Cette approche est très claire avec un mix de classic rock blues et de fuzz avec quelques fleuris inhabituels et inédits jusqu’à présent.

Après 15 ans de garage rock blues, the Black Keys se présente sous un nouveau déguisement, The Arcs.
Outta My Mind était, au départ le deuxième album solo de Dan Auerbach mais il est vite devenu un effort collaboratif comprenant la production de Richard Swift. Cette approche est très claire avec un mix de classic rock blues et de fuzz avec quelques fleuris inhabituels et inédits jusqu’à présent.
La plus grande partie de l’album est constituée de de ces mid-tempos psyche-blues à l’image du « single « Stay in My Corner » avec suffisamment de variations dans la prod pour que les compositions simplistes évitent de tomber dans le monotone.

La plus grande partie de l’album est constituée de de ces mid-tempos psyche-blues à l’image du « single « Stay in My Corner » avec suffisamment de variations dans la prod pour que les compositions simplistes évitent de tomber dans le monotone.
Nous avons même droit à des apparitions surprises comme les mariachi féminins sur un séduisant « Chains Of Love ». Auerbach se lâche peu à peu et explore progressivement de nouveaux schémas musicaux n’y apportant sans doute rien de révélateur mais une aisance à rajeunir ses schémas minimalistes.
***1/2

 

8 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | Laisser un commentaire

Public Image Ltd: « What the World Needs Now »

On peut très bien considérer que le monde n’a plus besoin d’un nouvel album de Public Image Ltd. Cela n’est qu’en rapport avec l’image qu’on a de John Lydon, une image dont il est seul responsable. Ce personnage querelleur et acariâtre suscite facilement l’antagonisme et il n’y a aucunq raison pour que cela se modifie après 40 ans.

Ce dixième opus n’est, malheureusement, rien de plus qu »un détail avec un Lydon toujours aussi agressif et sardonique caractéristique qui n’est pas sauvée par sa faconde et son astuce.

Sur « Bettie Page » et « Double Trouble » il se heurte aux maux de la société par le biais de la caricature ls plus outrée et de son phrasé toujours aussi proche de l’éructation.

Soniquement le résultat est sombre et moribond ; « C’est La Vie » est une marche funéraire post-punk d’une pauvreté navrante et seul un rythme quelque peu enjoué (« The One ») nous offre un bref aperçu sur un homme qui aurait pu se contenter d’être heureux de ce qu’il est.

John Lydon est aussi judicieux qu’il croit l’être, le problème est qu’il ne sait pas où cette pertinence se situe.

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7 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire