No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Helen: The Original Faces

Il faut fouiner avec assiduité si on veut accéder à The Original Faces d’une manière qui ne soit pas tordue de distorsion tant elle aspire à la beauté. Il y a comme une barricade entre nos oreilles et cette recherche du céleste pour qui est étranger au modus operandi de Liz Harris.

Le rock est structuré mais le shoegaze y reste amical ce qui fait du disque un opus qu’on ne peut négliger d’un simple geste de la main. Le tambourin apporte sa toile d’imprévisibilité et d’addiction. The Original Faces est dépourvu de tout qui pourrait s’apparenter à une accalmie et le groupe semble prendre plaisir à nous mêler à son univers même si il n’est exécuté que de douze courtes plages.

On pense à Slowdive (« Allison »), mais ce sont surtout les couches faites de lyrisme et de mélopées qui juxtapose un climat où on cherche à se raccrocher à un élément qui ne vous file pas entre les doigts tant il oscille entre volonté d’agripper et de s’échapper.

Les textes, inaptes au déchiffrement, y contribuent comme sur « Violet » et ,si disque contribue à susciter perplexité il s’apparente aux volutes brumeuses qui ne cessent de solliciter nos oreilles et notre curiosité.

**1/2

20 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The School: « Wasting Away And Wondering »

Wasting Away and Wondering est le troisième album de The School un groupe qui traîne la réputation d’être un des meilleurs combos du moment. Pour beaucoup la pop music signifie une chose qui entre dans la vie des gens, fait scintiller les mauvais jours et nous rend heureux d’être en vie.

The School ont toujours réussi et ça n’est pas négligeable d’autant que cela s’accompagne de bien plus.

« Every Day » ouvre la face un avec une mélodie pleine de fantaisie qui se lovera instantanément dans notre cerveau. Les arrangements de presque chaque morceau ont cette qualité d’au tant que les titres semblent y avoir été mis pour une bonne raison ce qui donne du relief à un sequencing d’orfèvre.

Les chansons d’amour sont douces et les mélodies irrésistibles, les percussions sont d’une souplesse exquise « Love Is Anywhere You Find It » ou « All You Want Is Everything ».

Wasting Away and Wondering donne envie de danser et d’être heureux de manière convaincante ce qui, quelque part, fait de ce disque un album plein comme Burt Bacharach y parvenait si bien

***1/2

 

20 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Joan Shelley: « Over and Eve »

Il y a une solitude extraordinaire dans la voix captivante de Joan Shelley et sa dictions qui semble émaner d’une période datant d’un autre temps.On y trouve mystère mais aussi émotions ou fragments d’histoires qui traînent comme en suspens, élusifs et chargés ainsi d’évocations.

Dans la « chamber folk dépouillée » qui emplit ainsi les décors de son quatrième album solo, Over and Eve, Shelly continue d’affiner ses compositions, en faisant un sample de son passé mais en ne vivant pas dans son ombre.

Elle est rejointe ici par le guitariste Nathan Salsbug et autres invités comme Will Oldham et ils travaillent tous sous la direction du renommé Daniel Martin Moore dont le jeu de guitare habile et fluide est essentiel au son de l’album. Sur des titres phares comme « Brighte Than Blues » , la morceau titre ou « Jenny Come In » il y a une indubitable corrélation entre son répertoire et sa voix presque virginale.

Sans verser dans le larmoyant ou naïf il nous offre une œuvre qui de jolies couleurs à sa scansion

**1/2

20 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire