Lou Barlow: « Brace The Wave »

Enregistré en simplement une semaine et ce, dans une relative simplicité et un arrangement en grande partie limitée à la voix de Lou Barlow et une guitare acoustique tenant lieu d’accompagnement, Brace The Wave reprendra cette même constante faite de dépouillement et d’honnêteté.

Mais Lou Barlow étant le Lou Barlow que l’on connaît on ne sera pas en manque d’overdubs et de guitares fuzz mais cela ne donne qu’encore plus d’éclat à une qualité s’ingénuité qui paraît, de ce fait, comme sortie aux forceps. Ce semblant de désordre est compréhnsible, nécessaire voire légitime dans la mesure où Brace The Wave est en relation directe avec la dissolution d’un mariage, vieux de 25ans, celui de Barlow lui-même.

Si le disque de Sebadoh de 2013, Defend Yourself, était le fruit d’une rupture récente et reflétait les effets de cette désintégration de manière immédiate et viscérale, Behind The Wave se veut plus contemplatif au regard de quelque chose qui s’est étendu sur une durée de 10 ans. Cela offre ainsi un bénéfice, de la distance et de la réflexion.

Cela ne veut pas dire que Brace The Wave est exempt de cette qualité qui constitue ce qu’on nomme un « beakup album ». Ce qui est signifié ici est que les sentiments et le mal-être sont toujours ancrés, ce même de façon vibrante, mais qu’ils se manifestent avec de manière pléthorique sur des émotions qui prennent la peine de se reposer en mettant à profit les semaines et les mois qui ont suivi depuis ces dernières années.

La chagrin se traîne en effet au-dessus de cet album comme le ferait un fantôme mais Barlow n’explore pas des blessures toutes fraîches et, si ses doigts parcourent les cicatrices qu’il en tire, c’est également une manière d’être à-même de se les remémorer.

« Wave », un des titres les plus lumineux de l’album, ne traite que du besoin profond et essentiel d’intimité et de chaleur et de la façon dont une telle demande peut occasionner de la tension dans n’importe quelle relation. Barlow utilise le chorus pour demander de manière répétitive à sa partenaire de rester tout en étant conscient que la seule option pour lui est de la laisser tranquille. Cette sorte de tension, celle où la chose qu’il convient de faire se heurte à ce que votre corps et votre esprit vous recommandent, est pérenne dans touts le disque et l’enrobe dans une sorte de gravité renforcée encore par des arrangements dépouillés.

Ailleurs, Barlow va ruminer sur la vie, la morte, l’amour et l’identité. L’âme et le corps vont entrer en collision qur « Pulse », le titre le plus existentiel de l’album. C’est à la fois une ode qui vise à embrasser la défaite et à accepter les limites pour les transformer en chances qui vous permettront d’avancer. Mais c’est aussi une exploration de la mort. Il évoque de manière littérale le fait de prendre son pouls tandis que que ses soucis qur la façon dont son exprit et son corps se détériorent s’accentuent en permanence dans sa tête.

Mais Brace The Wave n’en est pas pour autant qu’un album axé sur ce registre mortifère. On trouve de l’espoire sur « Redeemed » où le chanteurs évoque sa culpabilité et sa responsabilité, impliquant ainsi que commettre des erreurs est un chemin menant, si ce n’est à la Rédemption, du moins à une guérison. « Nerve » va reprendre des thèmes similaires de façon plus agressive en termes de rythmique et y apportant un sentiment d’urgence qui donnent une certaine vitalité à des textes contemplatifs.

Brace The Wave est du Barlow à son meilleur, quand il se dénude émotionnellement et soniquement. « Boundaries » et « C&E » repérsentent les meilleurs moments dans le disque ; ils explorent tous deux la culpabilité et l’intimité qui sont toutes deux les plus révélatrices, et oar conséquent les plus honnêtes, qui soient. On notera à cet égard « Bounderies » une exploration pleine de pertinence et d’acuité qur les risques que peut engendrer une relation qui vise aiu long terme. La composition prend en compte la notion que malgré les promesses st les voeux d’implication en vers l’autre, personne ne nous doit jamais rien.

Alors, tant bien même que le voix du chanteur prend délice à se cacher derrière des tonalités analogiques en fuzz, « C&E » portera témoignage d’une voix clairement en avant dans le mix. ; le seul moment où elle se fait claire et précise sur le disque. C’est parfaitement adapté à l’architecture de Brace The Wave car c’est le titre où la confession est la plus intense ; un titre qui revient qur cette notions intrinsèque que les épreuves sont également un tremplin vers la renaissance et la guérision.

Brace The Wave n’est peut-être pas original ou inventif ; mais ce dont il est dépourvu en trelmes de créativité ou d’innovation, est largement compensé par l’honnêteté émotionnelle qui s’en extrait. C’est un album qui doit être écouté de près, par exemple quand on est éveillé au milieu de la nuit et que l’on réfléchit à toutes les faites qu’on a commises et aux choses qu’on aurait dû dire. Brace The Wave, à cet égard, est un disque qui nous fait comprendre que l’on est jamais seul, du moins jamais tout le temps.

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