Rapid Talk: Interview de Local H

Hey Killer le nouvel album de Local H semble être un virage vers une musique plus « crossover ». Pour son leader, Scott Thomas, « c’est un retour à une ville fantôme. Même si je suis toujours resté fixé sur le « grunge » c’est comme si je revisitais Frankeinstein Junior ou même Bambi. » Où se situe alors cette ville fantôme puisque ville fantôme il n’y a plus ? D’une part « il y a un refus obstiné à « romancer le passé et à ne pas considérer que ça demeure un bastion de ma culture », mais d’autre part, « perdure toujours cet élément que quelque chose ne vous appartient plus Ce n’est pas comme Bruce Springsteen et sa façon d’appréhender le New Jersey. »

Il explique ainsi son imagerie sur les villes fantômes : «  Vous écoutez des récits ou voyez des pellicules sur des choses qui sont déjà mortes. C’est ainsi que je considère cette épée à deux tranchants qu’est la religion. Le cinéma est une façon de mettre de côté ce qui a existé et qui scintille encore c’est pour cela que je m’éloigne de plus en plus d’albums qui sont basés sur des concepts ; je ne suis plus un puriste. »

De là aussi ce désintérêt pour la politique : « chaque album traite toujours de la religions, de la mort de la vie, les miens ou ceux des autres, tous ces éléments se combinent implicitement, à quoi bon alors avoir en faire la promotion ou la nécrologie. »

Les idées sont venues ainsi ; « nous avons eu « Misanthrope », nous avons eu « One of Us », tout s’est fait de manière informelle ; c’est « pour moi le seul moyen de composer ; ne pas prétendre à la longévité mais just avoir une perception de ce qui entrera dans la tête des gens et de ce qui y laissera trace. »

Quel rapport alors avec l’téhique « grunge » qui demeure celle de Local H ? « Je n’essaie pas d’en établir, contradictoirement à ce que je peux prétendre, il y a certains titres qui pour moi ne valent rien et ne dureront que le temps qu’il a fallu pour les composer et les interpréter. Je me contenterai d’être honoré si d’autres artistes dépassent mon ambition et, un jour, y fassent référence. Je vous l’ai dit, un disque c’est comme un film, une fois le rideau éteint la vie que l’oeuvre prend ne vous appartient plus.  Comme dans une ville fantôme. »

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