The Libertines: « Anthems For Doomed Youth »

Si on a toujours eu un rapport réticent que Libertines, et à la stylisation dont ils paraient leur approche musicale, le nouvelle de le reformation du groupe ne devrait pas recueillir plus d’un haussement d’épaules, sceptique et blasé.

Non pas que le combo n’ait pas réalisé quelques titres marquants et que Peter Doherty et Barât n’aient pas une significations culturelle (le qualitatif étant mis à part) mais ils adhéraient si de manière si caricaturale à une certaine esthétique qui reprenait les poncifs dss Stones quo pour qu’on puisse véritablement les prendre eu sérieux.

Bref, The Libertines étaient une image de l’absurdité et des dérèglements de l’imagerie sexe, and drugs and rock & roll arrivé quelques années trop tard pour pouvoir prétendre s’intégrer à cette mythologie.

Anthems For Doomed Youth, leur troisième album, sera une surprise dans la mesure où il éradiquera toutes ces idées préconçues. Alors que les précédents pâtissaient de l’approche de Mick Jones en matière de production, Anthems For Doomed Youth bénéficie, lui, d’une relecture beaucoup plus respectueuse prenant en considération ce que les artistes semblent bouloir nous dire.

Le disque est plus mélodieux et c’est quelque chose que l’on doit à Jon Gosling , perattant d’adopter une cadence plus détendue avec des références à Londres pleines de réalisme nous rappelant ce que le Londres peut avoir de sordide et sans, avant tout, entrer dans une glorification qui n’a pas lieu d’être.

En esprit on aura en mémoire The Only Ones ou le Bloodsports de Suede avec des vibes supplémentaires qui nous inceitent à entrer tranquillement dans la danse. Anthems For Doomed Youth est aux Libertines pour Londres ce que Muswell Hill avait pu être pour les Kinks, un album enserré dans une géographie bien précise et ayant valeur de témoignage avec des références à White City, Candem Town, The Old Vic ou la Tamise.

« Barbarians »’ouvre le disque sur une notre new wave façon Chas & Dave et on ne pourra non plus échapper aux effluves de Jam ou de Ray Davies sur «  You’re My Waterloo ». La chanson titre évoquera même à merveille cette période des années 90 où tout semblait nimbé dans un nuage de vapes étourdies et les guitares sont suffisamment vivantes («  Fury of Chonburi » et « Glasgow Coma Scale Blues ») pour nous faire comprendre qu’il n’est pas question d’anciens pistoleros refourbissant leurs vieilles armes.

La méthode à à peine changé ; elle est simplement devenue plus littéraire et « adulte », avec une orientation stylistique que pourrait rajouter vigueur à un combo qui saurait ne pas être prisonnier de lui-même à conditions de se donner la peine d’abandonner la pause un poeu trop confortable qui se résume fans un titre aussi complaisant que celui qu’il donne à cet album.

***1/2

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