Destroyer: « Poison Season »

Il y a un fossé entre la réalité et la ruse dans ce que fait Dan Bejar sous le pseudonyme de The Destroyer tant on y trouve du cérébral et un espace à occuper à vous rendre fou. Même si Poison Season ruisselle de chausse trappes et de fausses pistes, nous somme en face d’un album abmitieux et, qui plus est, au-delà du passable.

Si on compare la densité de ses textes par rapport à ses efforts précédents, Bejar en dit moins mais sa diction et son phrasé rendent gens, idées et lieux vévoqués de manière plus vive ; entre une pop rock luxuriante et et ample un autre plus ciselée.

« Dream Lover » sera un cousin sonique de Spingsteen mais sans son apprêt qui vise à glorifier les climats et il s’apparente à un commentaire façon E Street Band.

Bejar se montre subversif plutôt que fidèle bénéficie d’une production dépouillée comme sur un « Forces From Above » et son nid de percussions minimaliste. La vedette est une instrumentation en analogue avec cordes ou vents complémentant à la perfection l’effet recherché.

Le phrasé désinvolte de Bejar fait de Poison Season un carnet de voyage détendu et relaxant ; un idéal contrepoint à une approche dépouillée.

**1/2

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