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Frog Eyes: « Pickpocket’s Locket »

Ces toutes dernières années, Carey Mercer, alias Frog Eyes n’a jamais eu de problèmes pour nous servir une certaine profusion thématique ; en effet, après avoir été atteint d’un cancer avant la sortie de Carey’s Cold Spring en 2013, l’artiste a perdu son père.

Il s’est alors saisi de la guitare acoustique que celui-ci lui avait léguée dans son testament et se mit a composer les dix titres qui comprennent Pickpocket’s Locket sans aucune aide extérieure, hormis celle d’un ordinateur.

Le résultat nous montre Mercer redécouvrant l’approche plus simples et dépouillée de son répertoire précédent et le voit abandonner les arrangements saccadés et paranoïaques pour lesquels il était connu.

Accompagné d’un ensemble musical vigoureux, ses amis Jesse Zabot et Paul Rigby ainsi que son épouse Melanie Campbell, il nous propose une série de titres comme « Two Girls (One for Heaven and the Other One for Rome) » et « The Demon Runner » qui ne sonnent jamais trop complexes ou chargés malgré des arrangements hyper sophistiqués.

Pickpocket’s Locket est un de ses albums les plus directs et urgents tant son laconisme et sa concision nous éclairent.

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1 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Destroyer: « Poison Season »

Il y a un fossé entre la réalité et la ruse dans ce que fait Dan Bejar sous le pseudonyme de The Destroyer tant on y trouve du cérébral et un espace à occuper à vous rendre fou. Même si Poison Season ruisselle de chausse trappes et de fausses pistes, nous somme en face d’un album abmitieux et, qui plus est, au-delà du passable.

Si on compare la densité de ses textes par rapport à ses efforts précédents, Bejar en dit moins mais sa diction et son phrasé rendent gens, idées et lieux vévoqués de manière plus vive ; entre une pop rock luxuriante et et ample un autre plus ciselée.

« Dream Lover » sera un cousin sonique de Spingsteen mais sans son apprêt qui vise à glorifier les climats et il s’apparente à un commentaire façon E Street Band.

Bejar se montre subversif plutôt que fidèle bénéficie d’une production dépouillée comme sur un « Forces From Above » et son nid de percussions minimaliste. La vedette est une instrumentation en analogue avec cordes ou vents complémentant à la perfection l’effet recherché.

Le phrasé désinvolte de Bejar fait de Poison Season un carnet de voyage détendu et relaxant ; un idéal contrepoint à une approche dépouillée.

**1/2

1 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Hooton Tennis Club: « Highest Point In Cliff Town »

Sonnant comme un croisement de Parquet Courts Lee Ranaldo et titulaires d’un album produit par le guitariste de Coral, Bill Ryder-Jones, ce Highest Point In Cliff Town premier opus de Hooton Tennis Club, ne pouvait que véhiculer un esprit fun et doté de ce côté bucolique qui rend si charmante la campagne britannique.

HTC est un groupe d’amis et cela s’entend dans l’exubérance et l’insouciance gentiment insolente qui caractérise leurs compositions. Rien de sérieux ne semble les atteindre, en particulier l’image qu’ils veulent donner d’eux-mêmes ce qui ne peut être que rafraichissant.

« I’m Not Going Roses Again » marque néanmoins que le combo est capable de s’impliquer avec un bien joli solo de guitare montrant que le groupe peut aller au-delà de l’apparente simplicité qui semble perler.

Highest Point In Cliff Town donne envie de les perler de manière un peu plus profonde et de voir si XTC peut se dire qu’il a trouvé un digne successeur.

**1/2

1 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Weeknd: « Beauty Behind The Madness »

Il y a toujours eu une ligne floue entre la notion d’échappée et celle d’engourdissement dans ma musique de Weednd. Son R&B misanthrope fait une fixette sur une vie festive alimentée par les stupéfiants et ce troisième album cotinue de s’y complaire toit à s’essayant à quelques petites variantes.

Ses compositions très axées sexe commençaient à avoir un goût de redite depuis 2013 aussi le chanteur de Toronto a ajouté des structures plus pop à des climats puisant abondamment dans la pop des années 80, « Can’t Feel My Face ») mais il s’est efforcé de nous livrer des détails plus autobiographiques sur sa « persona ».

Cette addiction à ce style de vie sera la plus représentative sur « Prisoner » un duo avec Lana Del Rey (« I’m a prisoner to my addiction ») le tout sera interprété de façon neutre comme pour amplifier la banalité de ses thématiques.

Sa stratégie plus pop rend néanmoins plus positive cette approche vlasée ce qui lui permet de sonner moins prétentieux et plus ouvert que ce à quoi on aurait pu s’attendre.

**1/2

1 septembre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire