No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Noah Gundersen: « Carry The Ghost »

Originaire de Seattle, ce singer-songwriter annoncé un follow-up à son premeur album solo, Ledges avec un opus on ne peut plus introspectif Carry The Ghost. Ce disque de Gundersen souhaite, sous ses treize titres, donner un sens à ce que peut être notre conduite en cherchant des trouver des réponses à ce qu’est l’interaction humaine. Qu’il en déduise que la vie mérite d’être appréciée nous change du pessimiste trop souvent ambiant dans le genre.

Enregistré à Seattle il a servi de révélateur du désir de vivre et que celui-ci n’accepte pas de fausses excuses.

Il y a donc un processus cathartique qui accompagne des titres comme « Slow Dancer » une ballade aérienne au piano même si l’atmosphère ambiante est plutôt downtempo.

À cet égard, « Halo (Disappear/Reappear) ») sera construit sur ce même mode ; un country-rock façon Eagles dans lequel, comme partout ailleurs, les émotions semblent couver une combustion dont one se demande si elle apportera soulagement sous la tension et si celui-ci sera de courte durée.

***1/2

23 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Angel Deradoorian: « The Expanding Flower Planet »

Connue précédemment comme chanteuse et bassiste des Dirty Projectors, Angel Deradoorian a également travaillé avec Flying Lotus et Avey Tare on aura très vite une idée du territoire psychédélique exploré sur The Expanding Flower Planet.

La chanson titre est typique de par son côté hypnotique ; des percussions souss tendent un miasme de claviers et d’instruments à vent où la voix de Deradorian pourvoit à des harmonies mettant en valeur ses tendances ethniques. « Violet Minded » est fait de synthés bourdonnant ponctuant un piano électrique où la voix de Deradorian nous incite à partager les délices du soleil, de la mer et d’une chose violette qui se serait acoquinée avec Prince.

Les influences sont évidentes mais l’enthousiasme explorant le disque balaie toute réticence et ses nappes vocales évoquent avec bonheur sensuel et spirituel

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23 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Last Hurrah! « Mudflowers »

Mudflowers est le troisième album du projet sans cesse en évolution de HP Gundersen sous le nom de The Last Hurrah !!. Comme il sied au producteur norvégien, le groupe et la musique sont en perpétuel changement, ici la scène décrite est le country rock made in Los Angeles. Gundersen y greffe ce à quoi il ne peut résister ; de la psyche pop bluesy anglaise et une bonne lichée de blues.

Le disque a pourtant en vedette la chanteuse Maesa Pullman ainsi que tout une flopée d’artistes dont Miranda Lee Richards ou Larty Rifkin à la pedal steel qui donnent tous une tonalité country à cette valse qui constitue la plus grande partie de l’album.

On aura comme des souvenirs de Gram Parsons ou des Flying Burrito Brothers, tous deux éminemment référencés sur le disque tout comme une diversion vers la pop britannique (« You Aint Got Nothing »), la country traditionnelle de « Okey » ou le groove érotique de « Cant’ Wait No More ».

Mudflowers est un album qui draine une multiplicité de genres et de sons ; il est temps que Gundersen puisse s’en emparer pour mieux les dépasser.

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22 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Sword: « High Country »

Après quatre albums de metal traditionnel qui exploraient tous schémas qu’avait établis Black Sabbath , The Sword avait clairement d’être aiguisé. Après s’être tourné vers l’éternel enquiquineur Adrian Quesada à le production, le quatuor d’Austin prouve qu’il est autre chose qu’un « headbanger » rétro tel que les disques précédents l’avaient pu laisser croire.

High Country est clairement un album de transitions dans lequel le groupe s’essaie à des genres différents, le prog, la psychedelia ou le folk.

« Unicorn Farm » et « Seriously Mysterious » bruissent se grooves aux synthés et Quesada apporte même des cuivres à un « Early Snow » croustillant.

Les vocaux de J.D. Cronise alternent le gémissement et le registre crooner de manière efficace, preuve que le groupe n’a pas abandonné son registre habituel ; « Ermpty Temples » «  Suffer No Fools » usent à bonne esceint des « power chords » mais The Sword semblent avoir voulu mettre en avant l’idée de mélodie plutôt que le fracas.

Si ces additions ne sont que de surface, elles n’entameront pas une structure qui, elle, an avait bien besoin. »

**1/4

22 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Rob Thomas: « The Great Unknown »

Il y a quelque chose de révélateur dans le côté impersonnel du 3° album solo de Rob Thomas. Les compositions n’offrent que peu de détails propres à déclencher notre lyrisme et il n’y figure aucun thème consistent qu’on pourrait attacher à une personnalité.

Sur le même ton, les arrangements sont en mesure de nous montrer une adaptabilité habile qui rend ce répertoire adaptable à n’importe quelle pop star qui s’y attaquerait.

C’est la démarche d’un artiste qui compose des titres pour plaire aux autres plutôt que pour s’exprimer : on ne trouve aucun teste détaillé, aucun thème récurrent ; c’est une approche qui rend le disque agréable à entendre mais peu susceptible de s’imprimer en nous.

Thomas a eu son heure de gloire sur quelques hits avec Matchbox 20 et rien, dans tout cela, n’avait réussi à créer une véritable personnalité. Ici aussi les compositions sont pleines d’entrain, avec ce côté angulaire issu des années 80 ; il pousse parfois son répertoire au-delà de ces limites qui lui sont propres, mais ne parvient qu’à sonner générique plutôt qu’assertif.

**

22 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Spector « Moth Boys »

Depuis la sortie de leur premier album, « Enjoy It While It Lasts », un certain nombre de choses a changé pour Spector. Ils s’étaient auto-proclamés champions de l’indie grandiloquent mais ils avaient très vite compris que c’était la direction à laquelle ils étaient destinés. Le départ de leur guitariste Christopher Burman les vit changer de priorités musicales et d’essayer de se remettre sur pieds.

Le résultat parle de lui-même. Avec une série de petites vignettes évoquant la vie moderne avec toutes petites ironies et ses idiosyncrasies, l’album véhicule un climat de tragédie aérienne assez intéressant. Demeurent quelques instants ampoulés, le funk délicieux de « Cocktail Party » ou le chorus haut perché de « Bad Boyfriend » mais ils sont contrebalancés par un sens complexe du détail.

La synth pop glorieuse ,elle même, véhicule climats sordides et les hymnes pop en technicolor deviennent alors poignants et bien loin du glorieux. Ce disque est plein d’esprit et de subtilité dans les nuances qu’il conjugue, c’est de la pop parfaite délicatement sombre comme il sied qu’elle le soit.

***1/2

22 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Royal Headache: « High »

Originaire de Sydney, ce quatuor australien semble se ressourcer dans la punk/pop qu’il pratique et qui accentue encore ses influences sur ce deuxième album.

Le premier, éponyme, était fermement planté dans le garage rock et si, son atmosphère évoquait avant tout une promenade sereine dans les quartiers branchés, le tempo s’est encore passablement accéléré.

Les dix plages qui composent High continuent ici sur une cadence moins soutenue mais le tempo reste régulier, voire imposant. Le résultat en est un opus qui avance en ligne droite avec d’évidents clins d’oeil au punk rock anglais engagé avec une conscience de classe encore prégnante dans les années 70.

On retiendra de ceci des titres comme « My Own Fantasy » « Wouldn’t You Know » et « Electric Shock » qui rappelleront The Buzzcoks, The Stranglers ou The Skids.

Ces compositions sont, en tous cas, faciles à aimer même si on ne peut échapper de les comparer aux originaux qui sont si caractéristiquement empruntés.

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21 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Paul Smith & The Intimations: « Contradictions »

Quand les temps changent il n’est pas rare de constater que les groupes à guitares passent années sur années à chercher leur véritable son. Si Maxïmo Park en fait partie Contradictions, le tout dernier projet parallèle de leur chanteur Paul Smith, servira d’exemple pour signifier une démarche qui est celle d’aller de l’avant même si aucune conclusion ne peut être tirée.

Il a fallu quatre ans pour le réaliser et Smith navique ici entre mélodies qui vous font taper du pied et introspection lyrique des plus profonde avec une variété de thèmes musicaux changeant au gré desshumeurs des morceaux. Il y a des touches habiles, Wendy Smith de Prefab Sprout aux « backing vocals », une petite touche de Cocteau Twins enrobant « I Should Never Know » et, en-dessous de touts cela, une réticence à révéler totalement une véritable identité.

Contradictions justifie son nom ; il est comme un roman que l’on prend, jette puis qu’on ramasse à nouveau. On pourra apprécier ces nouveaux habits adultes arborés par Smith, on pourra aussi regretter que ces contradictions n’aient pas une bride moins lâche sur le cou.

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21 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Drinks: « Hermits on Holiday »

La collaboration du psychédélisme erratique de White Fence avec le climat conte des fées de Cate Le Bon ne vient pas à l’esprit naturellement c’est pourtant une projet qui a de quoi intriguer. Deux musiciens différents, l’un au répertoire psyche-rock l’autre dans un folk d’origine galloise, c’est le plus petit commun dénominateur des deux artistes. Ni l’un ni l’autre ne sont fermés à l’expérimentation et Drinks véhicule ainsi le son de deux artistes vaquant à leurs explorations créatives ensemble.

Tous deux ont goût pour le bizarre mais Hermits on Holiday ne donne pas un résultat de ces plus fluide. Il semblerait que les intérêts soient trop divergents pour que le disque ne sonnent pas l’impression d’être divisé en deux parties, par exemple la simplicité à la six cordes de Le Bon et la distorsion que professe Tim Presley. On a droit, d’un côté à une esthétique de crèche pour enfants, de l’autre une approche où le climat brumeux doit tout au « stoner rock ».

Chacun s’essaie à dominer l’autre ce qui sonne un album décousu et déconstruit. La question qui se pose est alors en quoi deux musiciens si différents peuvent travailler ensemble sans essayer de se dominer l’un l’autre ?

**1/2

21 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Beach House: « Depression Cherry »

À l’opposé d’un grand nombre de groupes, Beach House a émergé de la scène musicale avec toujours la même formation qu’il y a dix ans. La dream pop diaphane de Victoria LeGrand et Alex Scally a été très vite une de ces choses que l’on remarque dans la mesure où elle libérait le duo et lui permettait de lui donner une finesse distincte de nombreux combos sans que le duo ait à se préoccuper du risque d’être pris pour un autre.

À cet égard, «Sparks », le « single » issu de Depression Cherry est plein de surprises avec ses empreintes de feedback mélodique et de vocaux fantomatiques comme étouffés et de compositions qui ‘sonnent àux antipodes de ce que le duo avait pu nous donner auparavant. Si shoegaze il y a, il est d’une nature revivaliste, parfaitement bien exécuté et il se nicherait sans qu’on puisse y redire quelque chose à côté d’une autre composition égarée de Yo La Tengo.

Néanmoins, sur un album de Yo La Tengo, le shoegaze ne serait qu’un des éléments permettant ce type d’excursions musicales. « Sparks », en fait se distingue comme un chien dans un jeu de quilles car le reste de l’album est du pure Beach House : loops nuageux de percussions en cascades, claviers interprétés en arpèges et mélodies d’où perce la mélancolie.

Le contralto enroué et rauque de Legrand ancre le disque dans une aura de mélancolie, telle une voix éduquée par l’influence de Carly Simon, et Depression Cherry peut être perçu comme appartenant à la même lignée de ces vocalistes dont le timbre possède une résonance magnétique. Le titre d’ouverture, « Levitation », n’hésite pas à faire grand cas de ses habiletés et ce, même avec des hauts parleurs dans une pièce voisine. Legrand parvient ainsi à rendre séduisant et tactile un vers de type « Tu as ébranlé mon esprit » sans que cela sonne comme un cliché.

Depression Cherry donne so meilleur quand c’est Legrand qui est le plus en évidence. Sur le « closer », le sombre et monacal, « Days of Candy » est elle accompagnée par un choeur de 24 voix en un panégyrique a cappella dédié à ceux qu’elle a aimés dans sa jeunesse et dont elle forge ainsi un élément gravé dans sa mémoire. Même avant que n’arrive la guitare carillonnante de Scally au moment du grand finale, « Days of Candy », la splendeur cinématographique, toute modeste qu’elle soit, s’est installée sur le grande écran que constituent nos perceptions.

Pourtant, entre un début qui nous laisse sans voix et une conclusion fastueuse, l’album perd un peu de son embrun. Considéré comme une approche qui se veut un retour à l’essentiel, Depression Cherry est parfois atteint de langueur et dépourvu de formes et le songwriting n’a pas le force passionnelle de Bloom. « Wildflower », enlevé dans son tempo, retrouve un peu de son impulsion dans don dernier tiers où il bénéficie de la plus belle strophe de Legrand : « What’s left you make something of it/The sky and what’s left above it/The way you want nothing of it. » Son texte est une apostrophe caractéristique dans laquelle le monde intérieur semble prendre le dessus sur celui qui est plus tangible répercutant ainsi la menace sous-jacente d’une dérive sans fin à l’intérieur de son propre esprit. La résultante en est la chasse d’un mirage qui offre des possibilité sans fin. Depression Cherry voit alors Beach House revenir sans cesse sur les mêmes pas, n’offrant ainsi que des retours qui vont en diminuant.

***1/2

21 août 2015 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire