Willis Earl Beal: « Nocturnes »

Qu’attendre de celui qui se considère comme un troubadour éclectique et qui déclare vouloir être « le Tom Waits noir » ? On ne peut donc qu’écouter ce disque avec un chuchotement fervent, un « chut » mêlé d’admiration craintive. Ainsi peut-on au mieux décrire ces moments déstabilisants, ambient et délicates qui hantent Nocturnes.

Le disque fait preuve de tant de simplicité qu’elle en semble improbable et c’est sur ce contraste entre passages presque assourdis et la puissance qui sort de cette retenue qui frappe.

Les 12 titres sont résolument downtempo, les cordes sourdent de façon menaçante, les claviers sont spartiates, les synthés solennels ; tout est ici un exercice éclectique de la méthode minimaliste.

Nocturnes condense à merveille le passé trouble et troublé de Beal avec la fluidité d’un lo-fi assumé avec force tant son étrangeté semble irréelle.

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