No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

The Bohicas: « The Making Of »

Le double A-side « XXX » and « Swarm » a généré une énorme attente pour The Bohicas, un quartet qui nous vient d’Essx. Leur « debut album », The Making Of, veut bénéficier de cet élan grâce à un trio de producteurs (Mark Rankin (Queens Of The Stone Age), Chris Hughes (Tears For Fears) et Oli Bayston (Toy) à la barre.

On ne sera pas surprend de constater alors que l’album est assez inégal ; comme un « making of » en quelque sorte.

Au mieux, «  I Do It For Your Love » et « To Die For » séduisent par leur précision mélodique même dis les harmonies quelque peu délicates entachent l’ensemble. C’est quand le groupe ne nous offre aucun répit, « Swarm » par exemple, que le climat se font plus assurés et bénéficient de riffs addictifs (« Upside Down And Inside Out »).

Les « singles » ont montré que la combo pouvait être prometteur, The Making Of ne dément pas cette impression première.

**1/2

30 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Foals: « London Thunder »

La chanson titre de What Went Down ne cache en rien les intentions de ce quatrième album de Foals. Voilà un disque qui bruisse de causticité grâce à un jeu de guitare sont la complexité lui donne une tonalité où l’interactivité instrumentale est foudroyante (« Birch Tree » ou « Night Swimmers » par exemple) mais partout ailleurs le disque est nourri par une intensité aux rayons menaçants.

La férocité qui explose en bouillon derrière les chorus éructés de Yannis Philippakis sur « In The Mountain At My Gates » sont emblématiques tant on y perçoit la percussion de batterie et un fuzz niché dans la stratosphère.

Ici il est question non seulement de punch mais de véhémence libidineuse en terrifiant feedback comme sur « A Knife In The Ocean » d’anthologie. Ainsi avance les vagues de six cordes ; épiques et implacables ; Foals ne se veut pas incisif mais il avance plutôt toujours vers ces climats insidieux et glaçants pour nous emmener dans une plongée bienvenue vers les abysses.

***

30 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Noah Gundersen: « Carry The Ghost »

Originaire de Seattle, ce singer-songwriter annoncé un follow-up à son premeur album solo, Ledges avec un opus on ne peut plus introspectif Carry The Ghost. Ce disque de Gundersen souhaite, sous ses treize titres, donner un sens à ce que peut être notre conduite en cherchant des trouver des réponses à ce qu’est l’interaction humaine. Qu’il en déduise que la vie mérite d’être appréciée nous change du pessimiste trop souvent ambiant dans le genre.

Enregistré à Seattle il a servi de révélateur du désir de vivre et que celui-ci n’accepte pas de fausses excuses.

Il y a donc un processus cathartique qui accompagne des titres comme « Slow Dancer » une ballade aérienne au piano même si l’atmosphère ambiante est plutôt downtempo.

À cet égard, « Halo (Disappear/Reappear) ») sera construit sur ce même mode ; un country-rock façon Eagles dans lequel, comme partout ailleurs, les émotions semblent couver une combustion dont one se demande si elle apportera soulagement sous la tension et si celui-ci sera de courte durée.

***1/2

30 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | Laisser un commentaire

Woolfy vs Projections: « Stations »

Pour compléter la trilogie qui a commencé en 2008 avec The Astral Projections et The Return of Love en 2012, Stations conclut les aventures de Captain Starlight un astronaute perdu illustrant un album de folk psychédélique et de disco incitant à la béatitude.

L’album s’ouvre sur une synth-pop habile et palpitante, « Jackie » , alors que « Chances Are » s’oriente vers une soul latino vaguement menaçante. « Missing You » restera dans le domaine charnel mais toujours avec cette patte séductrice en style flamenco alors que le slo-mo punk aini que la house française début 90’s sera représenté avec fierté sur « Set It Up ».

Pn aura droit à tout l’attirail des synthés mélancoliques et des guitares pensives sur « Walaway » ; bref Stations nous propose une nouvelle façon d’entrer en gare d’un itinéraire house/soul pas plus édifiant qu’un autre mais avec le mérite de ne pas nous amener sur une voie de garage.

**

30 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Briana Marcela: « All Around Us »

Le « debut album » de Briana Marela une artiste basée à Seattle a été produit par ceux qu’on pourrait qualifier d’un musicien affiliés à Sigur Rós et Jónsi en Islande, à savoir Alex Somers.

L’influence de ce dernier est on ne peut plus claire d’autant qu’elle adhère parfaitement à ce paysage scandinave comme issu d’un autre monde. La pop luxuriante de All Around Us est dévastatrice et grandiose et, même sur les titres les plus courts, parient à nous transmettre une idée d’infinité. Les vocaux éthérés et épars de Marela et la production de Somers sont d’ailleurs contribuent d’ailleurs à élargir ce spectre sonore.

Il faut un certain temps pour se plonger dans une telle ambiance ; le titre d’ouverture, « Follow It » et ses loops vocaux clairsemés ne nous facilitent pas clairement la tâche mais d’autres, comme le chorus accrocheur de « Friend Tonight » et ses textes appuyant sur un sentiment de vulnérabilité parviennent à construire un lent crescendo qui finit en étincelle.

Cet album est évidemment de toute beauté, mais sa démarche n’écessitera une oreille vraiment attentive.

***

30 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire