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Bullet for My Valentine: « Venom »

Si ce cinquième album de Bullet for My Valentine est révélateur de quelque chose, ce sera que le combo a traversé des épreuves assez douloureuses ces derniers temps. Depuis près de 17 ans, les Gallois s’étaient installés dans une iche assez confortable pour eux ; celle de pourvoyeurs de nu-metal furieux et implacable.

Aujourd’hui le titre Venom semble indiquer que la chose est prise un peu trop au sérieux. Avec des textes faisant allusion à des tables qui tournent sur elles mêmes et à une culpabilité et un sort dont personne ne peut se sentir à l’abri, on ne peut que constater que le groupe n’a pas véritablement changé dans ce qui pouvait générer son irritation à l’origine.

La musique n’est pas non plus exempté de clichés avec des lignes de basses haletantes le disputant aux riffs de guitares frénétiques et aux vocaux de Matt Tuck aboyant comme étranglés.

Bien sûr l’exécution est complexe tout comme l’interaction entre les instruments mais cela n’élimine pas le fait que Venom pourrait être un disque fabriqué par n’importe quel combo de metal en colère.

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18 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Frank Carter & The Rattlesnakes: « Blossom »

Frank Carter & The Rattlesnakes est le tout dernier opus réalisé par l’ancien leader de Gallows et Pure Love.
Il s’agit ici d’une collection de morceaux n’excédant pas 30 minutes qui est passé du statut de EP de trois plages à une agrégation de titres où ce qui est le fil directeur est l’intensité et la férocité punk.

« Juggernaut » ouvre les débats avec violence et énergie montrant à quel point Carter est capable de s’attaquer à ses démons (sa conscience de la mortalité) en les présentant de manière presque appétissante.
Que cela soit suffisant est une autre histoire ; il appartiendra à chacun d’y goûter ou de repasser le plat avec délicatesse et gêne.
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18 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Waifs: « Beautiful You »

Beautiful You est le septième album de ce combo habitué des festivals blues et roots. Il faut dire que The Waifs correspondent très bien à la définition mainstream qui est faite de la country/folk par Harlan Howard : « Trois accords et la vérité. »

Quand Vicky Thorn prend le micro, par exemple sur « February », l’impression qui est donnée est celle d’un train se frayant un long chemin sans hâte au travers de vastes étendues ; c’est peut-être ce qui charme avec The Waifs mais c’est aussi, sans doute, ce qui rend l’écoute de l’album rapidement fastidieuse.

Beautiful You est un disque à qui il manque terriblement la notion d’urgence. Les textes, littéraires et soignées, amplifient encore cette impulsion d’album que l’on écoute mais sur lequel on n’éprouve nul besoin de fredonner.

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18 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire