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Radkey: « Dark Black Makeup »

Quand Radkey émergea vers 2010, ces trois frères teenagers du Missouri furent rapidement considérés comme des prodiges punk. Seront-ils des nouveaux espoirs du genre ou simplement des nouveaux Hanson en mode punk ? Leur premier Dark Black Makeup, n’apporte pas réellement de réponse.

Il s’agit d’une collection de titres garage rock furieux qui justifie ce que la rumeur disait d’eux ; à savoir qu’ils sont des musiciens de rock rétro très compétents. On ne peut s’empêcher néanmoins d’avoir cette impressions que le trio s’efforce avant tout de peindre ses morceaux comme si il imitait les grands figures du punk rock.

Ironiquement, pour un combo dont la réputation se fonde sur des tempos frénétiques, les moments les plus prometteurs sont avant tout les passages les plus lents.
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« Feed My Brain », le « single », choisit une approche axée principalement sur la mélodie avec, toutefois, un chorus bien poussif et la voix de Dee Radkey, charmante dans une variante tamisée, est le mieux mise en valeur à côté des la basse funky et des riffs aigus de « Hunger Pain ».

Radkey peut, sans aucun doute, se faire entendre, reste à parvenir à se faire écouter.

**

7 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Slim Twig: « Thanks for Stickin With Twig »

Les Canadiens de Slim Twig sont de retour avec une nouvel opus à l’esprit épique tempérée par une interprétation lo-fi puisant au classic rock des années 70 et filtré par une attitude restée résolument underground.
« Slippin’ Slidin » résonne de manière psychédélique, mais un psychédélisme qui vous viserait à vous broyer dans des allées sombres, peu fréquentées et propices aux dangers. Ce n’est que le point de départ d’une démarche expérimentale délirante mêlant psychedelia et electro façon Suicide.

Slim Twig semble ici se sentir bien dans la cacophonie sans pour autant aliéner le public. Pour cela il parvient à créer un son rétro mais ancré dans le 21° siècle ; une version du « Cannabis » de Gainsbourg en sera d’ailleurs un moment emblématique qui amènera l’album à une excitante conclusion.
***

7 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Agent Fresco: « Destrier »

Ce quatuor islandais nous présente une musique passablement chargée : un falsetto aux résonnances métallique, une tendance au math-rock et au rock progressif parfois pompeux, des clefs d’accords invraisemblables et une pincée de chorus qui s’efforcent maladroitement d’émuler Queen : quelque part ce programme ne sonne pas véritablement attrayant.

Néanmoins il suffit de léger mijoter ces éléments, de les faire travailler ensemble plutôt que de les mettre en compétition pour que ce deuxième album fasse montre d’un entraînement auquel one adhère facilement.

« Pyre » est aigu et cinématographique, structuré de manière excentrique aux légères tonalités plus sombres, « Single See Hell » est d’une nature douceâtre pour un titre dont on attendait un phrasé furieux.

« Let The Curtain Fall » est, lui, plus en retenue et en précision ce qui ne manque pas d’engendrer la frustration car il a tendance à afficher une posture que l’on pressent en filigrane chez Agent Fresco.

Destrier peut ainsi sembler assez fourre tout mais certains liens qui y sont tissés sont plutôt admirables. L’ensemble peut sonner encore quelque peu arbitraire mais on discerne derrière une ambition justifiée.

**1/2

7 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Heathered Pearls: « Body Complex »

Il n’est pas nécessaire d’écouter de la musique de Jakub Alexander très longtemps pour que votre esprit ne se mette à naviguer. Cela ne veut pas dire qu’on s’ennuie assez vite mais plutôt que ses paysages sonores éthérées et brumeux semblent lubrifier l’imagination en nous révélant des architectures mentales impressionnistes qui permettent aux pensées de dériver doucement vers l’abstraction.

C’est une rêverie idéale qui est celle de « Abandoned Mall Utopia », un courant d’air doux comme un coussin de beats adoucis, de bips chaleureux tournoyant doucement au-dessus de nos têtes.

Mais il y a également quelque chose qui s’apparente à l’obscure dans cet album. Les vagues de synthés sur « Holographic  Lodge » sont peuplées d’ombres à la Twin Peaks et donnent naissance à une atmosphère mystérieuse venue d’un monde étranger.

On retrouve dans la basse syncopée de « Warm Air Estate » le même climat d’apparition fantomatique et « Interior Architecture Software » est un des efforts les plus concertés pour ooffrir quelque chose d’immédiat mais d’inquiétant. Body Complex est là à son meilleur quand ils nous présente des compositions où l’insécurité règne sans besoin de jouer désaccordé.

***1/2

7 août 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire