Locrian: « Infinite Dissolution »

Pendant dix ans cet ensemble expérimentant dans le drone s’est évertué à être peu accessible et à solliciter l’effort pour qu’on puisse le capter. À la fois chaire et feu métal et fumée les textures de Locrian évoluent entre états où la fermeté est reine et est difficile à appréhender et où elle se trouve aussi récipiendaire de profonde blessures. Infinite Dissolution est leur effort le plus cohérent à en faire un disque conceptuel construit dans une aura de virulence imprévisible.

Avec Return to Annihilation tout tournait autour de l’effacement de l’égo, une manière interne de cheminer vers la destruction. Infinite Dissolution voit les choses à une échelle plus grande et permanente : il est question de l’extinction de l’humanité et de la dispartiion des espaces auxquels nous étions habitués. Les échos sont alors ceux d’un paysage urbain en pleine dissolution : « Dark Shades » est empli d’une solitude incommensurable et « The Great Dying » a la palpitation d’une cathédrale perdue. Infinite Dissolution est un opus hantés par des chansons d’amour au milieu d’une ville en train de s’écrouler et, par conséquent, du spectre vide et douloureux qui, désormais y habite.

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