Failure: « The Heart Is a Monster »

Le quatrième album de Failure qui semblait un rêve envolé depuis que le trio angeleno nous avait plantés après Fantastic Planet en 96 voit le groupe retrouver une même fréquence thématique. Mais alors que d’autres auraient essayé de raviver une gloire passée, The Heart Is a Monster est signe d’une transition plus gracieuse qui ne peut que nous charmer si on considère la façon dont ils renouvellent leurs talents de songwriters.

Étranges ils sont avec leur mélange d’accords dissonants, d’harmonies affectées et de vocaux virginaux qui semblent s’insinuer par effraction et une production (Ken Andrews, Beck) qui donne une véritable clarté sonique alors que tout aurait pu partir en vrilles.

Il est vrai que le combo a connu une expérience art rock (Autolux) et qu’il est capable de passer de la lente métamorphose de « Snow Angel » à un rocker conquérant comme sur les refrains fantomatiques « I Can See Houses ».

Pratiquer l’art du contournement est la chose que Failure pratique au mieux et, à près de 63 minutes, The Heart Is a Monster parvient à être rafraichissant dans sa narration tout comme un exercice impeccable dans sa maîtrise à jouer avec la lumière et l’ombre.

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