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Vinyl Williams: « Into »

Le deuxième album de cet artiste multi-instrumentiste basé à Los Angeles vient d’un dénommé Lionel Williams qui n’est autre que le petit-fils du compositeur de musiques de films John Williams.

Il n’est pas, lui non plus, à cours d’idées même si il œuvre sur un mode plus excentrique s’appuyant sur d’une pop électronique enrubannée dans des beats déconcertants et des rythmiques fuyantes. En ajoutant des vocaux mixés très bas et par conséquent, à peine audibles, on obtient un résultat très prégnant en matière sonique.

Into est un disque sophistiqué vecteur de climats qui rendent rêveur avec des morceaux comme « World Soul » ou « Zero Wonder » qui dénotent une implication dans la pop française contemporaine (Air) ou Stereolab (la bossa nova « Axyomatic Mind » semble en être un héritière directe).

Le tout est fouillé, idéal pour une soirée paresseuse et les sentiments exprimés y sont si à la mode qu’ils en paraissent même trop clean. On déplorera le manque d’accroches et de pugnacité pour que cet opus de Vinyl Williams parviennent à nous agripper sauf sur « Eter-Wave-Agreement » qui nous fait déceler un potentiel musclé dont aimerait qu’ils soit plus prononcé.

**1/2

25 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Jessie Jones: « Jessie Jones »

Ce premier album solo de Jessie Jones marque un changement radical par rapport à son groupe psyche-punk, Feeding People. Alors que ces derniers se concentraient sur des tonalités et des images sombres, Jessie Jones fait preuve de beaucoup plus de contrastes dans ses compositions ; que ce soit des titres plutôt lumineux, des jams pop et ou des moments plus calmes mais toujours influencés par la psychedelia.

Dès le premier titre, « Sugar Coated », Jones capte nos oreilles avec ce morceau accrocheur, carillonnant et acoustique cédant la place à un hymne pop où elle ose même avancer un « Kiss the ground that I walk on » plein de saveur.

Elle se lancera dans la musique « kleenex » avec une chanson propre à vous hanter, « La Loba » où les vocaux sucrés sont totalement oubliés et remplacés par une voix suintant d’un son plus obscur et étouffant. Le titre nous offre également un violon frénétique qui imprime une danse fascinante avant de plonger dans surf rock concluant le chapitre.

C’est en cela que réside l’attrait de l’album ; chaque composition parvient à s’juster à l’ensemble tout en gardant sa singularité. Nous avons désormais une image de Jones plus fragmentée et certainement plus séduisante.

***

25 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Warren Haynes: « Ashes And Dust »

Warren Haynes est un guitariste sous estimé mais surmené. Il a passé plus de 2O auprès du Allman Bothers Band et a décidé désormais de se concentrer sur sa carrière solo. Ashes And Dust en est sa troisième manifestation, un disque imprégné d’americana accompagné de Rairoad Earth, un groupe de « new grass » lui permettant de s’appuyer sur ses tradition roots.

Le matériel de cet album est constitué de titres composés il y a environ 30 ans et retaillés sur treize plages. En grande majorité, les jams de guitares sont ici manquantes et ont été remplacées par des structures plus traditionnelles, le bluegrass et un son fait de fingerpicking plus nuancé à la slide acoustique qui se substitue à la Gibson SG.

Cette variation s’accorde avec les vocaux profonds et comme imbriqués dans la terre de Haynes et certains morceaux tels « Word On The Wind » ou « It’s Me Or You » mettent an valeur les capacités de songwriter de Haynes ainsi que son habileté à créer un paysage évocateur.

Ashes And Dust montre ici que Haynes est plus qu’un guitariste virtuose au répertoire limité mais un artiste dont les talents n’ont pas encore tous été utilisés.

***1/2

25 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire