Negative Scanner: « Negative Scanner »

Trois accords provocants ouvrent l’album éponyme de Negative Scanner, semblables à des bruits de sirènes annonçant la tempête. Le post-punk est ici vecteur de ccataclysme et ce n’est pas la voix parfaitement de Rebecca Valeriano Flores, ni les riffs batailleurs de Matt Revers à la guitare qui prétendront au contraire.

Le titre d‘ouverture, « Ivy League Asshole », en annonce la couleur et explique l’aura dont bénéficiait le groupe dans la scène de Chicago ; des influences allant de The Fall et Siousxie et un penchant pour l’expérimentation.

Il ne faudra pas attendre autre chose que de la colère virulente, une approche de type « ne gardez aucun prisonnier » comme sur « Criticism » ou visant à nous consumer d’émoi (« Low »).

On n’oubliera pas, ADN aidant, le punk fréétique (« Gone Wild ») ou étrange (« Planet of Sums »). Negative Scanner est un album plus complexe qu’il n’y paraît pourtant, témoins la dualité de titres comme « Would You Rather » ou « Fan Vs. Wild ») ; le résultat en est un album qui vous déchire et vous hante à la fois, un peu comme cet pochette qui fait froid aux yeux mais dont le regard ne peut se détacher.

***1/2

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