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Tant qu'il y aura du Rock!

Frankie & The Hearstrings: « Decency »

Il y aura toujours, en Grande-Bretagne, un marché pour les « guitar bands » qui semblent faire partie d’une scène musicale appréciant de voir des groupes donner leur propre vision de l’Angleterre moderne à grand renfort de guitares frappées avec détermination.

Frankie & The Heatstrings en sont, avec Decency, à leur troisième album et les seules viariations qu’il injecte seront, d’une part une touche de rock progressif censée accompagner la vitaité de la pop et l’ajout de leader de Futureheads à leur lineup.

Pour le reste on retrouvera une formule bien éprouvée ; une once de Dexys Midhight Runners apportée par les cuivres et du Maximo Park à son plus agité. Decency semble arriver une décennie trop tard d’autant que les compositions sont délivrées de manière formelle par les vocaux sans âme de Frankie Francis.

Ce n’est qu’au fond un disque à moitié achevé dans lequel la sensation qui domine est que le groupe n’a pas poussé l’effort à livrer un produit tout simplement décent.

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10 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Between the Buried and Me: « Coma Ecliptic »

Between the Buried and Me continuent leur itinéraire progressive rock/progressive metal avec des transitions incessantes ; celles-ci moins maladroites ou forcées qu’à l’habitude et mettant en valeur plus de vocaux qu’il n’en est coutume pour eux.

Coma Ecliptic est plus un concept album qu’un opéra rock dans la mesure où ce septième opus narre un conte, celui d’un homme dans le coma et y revivant ses vies passées. Pour ce faire, le groupe change délibérément et judicieusement de style ; passant du guttural à l’expansif avec tout ce qui se situer entre soniquement.

C’est un voyage exaltant même si parfois rébarbatif tant il semble avoir été uniquement confectionné pour le plaisir de ses concepteurs. La musique sera imprévisible et éclectique mais sa versatilité déjà connue se fait en sourdine.

Ce qui est favorisé ici n’est plus le mid-tempo mais le falsetto et les synthétiseurs omniprésents. Le résultat soufre de certaines tendances à l’emphase, propre à un groupe comme Dream Theater ; reste une musicalité hors du commun et la certitude que Between the Buried and Me peuvent faire nettement mieux en continuant d’enfoncer les barrières.

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10 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Veruca Salt: « Ghost Notes »

Ghost Notes est le premier album de Veruca Salt sous son lineup original depuis 1997. Le groupe s’est réuni voilà environ deux ans après une séparation acrimonieuse dont il semblerait qu’elle ne laisse plus de traces.

Le combo sonne en tout cas au mieux de sa forme ; entendons pas là aussi dur à cuire qu’il l’était à l’époque. Il n’y a, bien sûr, par de nouveaux trucs sous les manches de Nina Gordon et Louise Post mais on retrouve avec joie leurs accroches power pop toujours aussi fraîches, tout autant que celles des combos qui leur ont succédé depuis.

On a donc droit à de gros hymnes servis par des riffs imparables comme « Eyes On You », « Love You Less » ou « I’m Telling You Now », suffisamment de titres accrocheurs pour faire oublier que , sur les quatorze compositions, certaines auraient pu être mises de côté.

Ghost Notes prouve, en tout cas, que le temps n’a pas ramolli nos rockeuses et qu’il fait partie de ces « reunion records » qui ne font pas mentir les circonstances qui lui ont donné naissance.

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10 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Tess Parks & Anton Newcombe: « I Declare Nothing »

Anton Newcombe n’a pas la réputation d’être la personne avec qui travailler est le plus facile ; pourtant la collaboration du leader de Brian Jonestown Massacre avec Tess Parks semble ici aller de soi. Si I Declare Nothing indique en effet quelque chose, c’est que tous deux semblent fait pour une relation musicale des plus fructueuse.

Chacun des deux artistes apporte ses ici propres qualités ; la voix graveleuse de Parks sonne comme si elle se réveillait d’une longue période sous sédatifs, demeurait chargée d’ennui et d’une léthargie agressive tandis que la sciences magistrale qu’a Newcombe à y mêler des arrangements psychédéliques subtils permettent aux deux musiciens de se complémenter et de donner naissance à des panoramas oniriques sombres et tourbillonnant dans une brume indécise.

Chaque titre se devra d’être écouté avec attention, en particulier « Mama » ou « Friendlies » et, si I Declare Nothing, ne peut pas être considéré comme un disque qui a été peaufiné il déverse suffisamment de substance hallucinogène à nos oreilles pour qu’on puisse espérer que l’aventure ne s’arrête pas là.

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10 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire