Rapid Talk: Interview de Bully

Alicia Bognanno. leader de Bully son groupe basé à Nashville, n’a qu’une seule politique ; l’honnêteté. C’est, en tous cas, une profession de foi dans laquelle elle n’hésite pas à choquer le système. Feels Like est peut-être alors le signe de quelque chose de spécial.

C’est, en effet, un « debut album » sans compromis, visant l’estomac et ne laissant aucun espace pour respirer. Cette approche est le résultat d’un travail de deux ans qui a vu le combo peaufiner son esthétique directe. « C’est un disque personnel et honnête », dit Bognanno, « Écrire de cette manière vient avec les années. Auparavant je me cachais derrière les textes ; ce n’est pas un processus qui me voit vieillir mais juste mûrir en tant que compositrice. J’ai compris qu’il était plus important de dire ce que je pense plutôt que me cacher derrière. Il n’y a rien à perdre et, en outre, c’est beaucoup plus gratifiant. À quoi bon chercher la facilité en se dissimulant ? »

Ce projet est né quand Bognanno, qui était à l’époque dans un autre groupe, King Arthur, a commencé un travail d’ingénieur du son au Battle Tapes studio, un studio local. Là, elle a montré ses productions à Stewart Copeland, un batteur qui était également son petit ami et tout s’est déclenché à partir de cela avec l’intronisation énergique du bassiste Reece Lazrus et du guitariste Clayton Parker. Le groupe noisy était formé et sa nature implacable n’a, depuis, pas cessé.

Après un démarrage sur Bandcamp en 2014, quelques « singles » auto-produits et un EP, un contrat avec Startime International où le potentiel de Bully a été reconnu fut signé : « Ils étaient très excités et voulaient absolument qu’on sorte très vite un album ! Cétait tout bon pour Alicia » se rappelle Copeland.

Celle-ci put alors retrouver un territoire familier pour enregister Feels Like. Elle réserva trois semaines au Electrical Audio, une studio de Chicago appartenant au légendaire Steve Albini et où elle avait passé un été en tant que stagiaire. Elle y avait appris plus que les rudiments du travail de production et s’attaquant à la prise ed son : « Ça a été un boulot insensé, admet-elle, même se préparer à tout cela était démentiel. Il me fallait amener tous les micros que je voulais utiliser, tout planifier et rien, dans tout cela, n’a été facile. Finalement tout s’est déroulé avec une certaine fluidité hormis lors de la dernière semaine où il a fallu tout terminer et où j’ai cru que j’allais devenir cinglée. »

« J’adore tous les gens qui y travaille », dit-elle de Electrical Audio. Nashville est plus confortable mais je souhaitais un autre environnement. Je ne voulais pas faire une pause déjeuner et rencontrer quelqu’un que je connaissais car cela m’aurait déconcentrée du travail en cours. »

Le produit fini est un album qui se nourrit de l’adrénaline initiale de Bully mais qui l’amène un peu plus loin. C’est toujours du rock débridé mais les rugosités ont été limées pour présenter un son plus poli mais, comme elle le dit elle-même, « la fuzz est toujours aussi perçante et je chante toujours chaque note comme si ma vie en dépendait. »

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