No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Thundercat: « The Beyond/Where the Giants Roam »

Sous le nom de scène de Thundercat se dissimule un bassiste deLos Angeles nommé Stephen Bruner dont l’intéressante carrière l’a fait apparaître dans To Pimp a Butterfly de Kendrick Lamar et à collaborer avec The Flying Lotus.

Ces deux manifestations ont été bien reçus c’est pourquoi l’annonce de ce mini album nommé The Beyond/Where the Giants Roam a fait se dresser certaines oreilles d’autant qu’il s’agit de son premier opus depuis Apocalypse en 2013.

Ce projet est long de six plages et il explore la jazz-funk avec Flyng Lotus aux manettes et le légendaire Herbie Hancock aux claviers accompagnant le voyage synthétique qu’est « Lone Wolf & Club ».

Le fait que Bruner abandonne sa basse est un acte de bravoure révélateur de l’esprit d’aventure qui caractérise ce disque. « Them Changes » pioche dans la soul-funk des 70’s, « Song for the Dead » vire du côté de paysages oniriques et « Where the Giants Roam/Field of the Nephilim » n’hésite pas à enfoncer, un peu trop ?, le clou du « trippy ».

Le tableau sera complet avec « That Moments » qui pousse aussi loin que le jazz peut aller et c’est muni de ce robuste document musical qu’on peut envisager une suite encore plus intrépide.

 

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Matthew Santos: « Into The Further »

Matthew Santos est un musicien de Chicago deux fois nominé aux Grammys ce qui en dit long sur sa vois et son talent. Il a reçu les louanges de Eddie Veider ou Jay Z, le voici avec Into The Further, de retour avec son album peut-être le plus développé artistiquement.

Les titres sont, en effet, plus expérimentaux mais demeurent d’essence pop et ils sont servis par une voix aux tons uniques qui est l’élément central autour duquel tout le reste converge. Un titre comme « It All Woks Out » s’écoute comme si il s’agissait d’un exercice de démonstration de techniques vocales mais la plupart des morceaux afficheront des nappes soniques où la densité s’avère très riche.

 

Ce seront pourtant les plus intimes, « Field and Flower » par exemple, où la voix est le moins tenue en laisse qui sont les plus réussis ce qui fera de Into The Further un disque où l’on perçoit Santos hésiter entre la stylisation acoustique de Bon Iver (« Succum To Gravity ») et le jazz-soul de « Seven Years ».

Le disque est, en conséquence, parfois fracturé mais qui gagnera à être écouté avec chaque composition prise à part.

***

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Talk In Tongues: « Alone With A Friend »

Talk in Tongues est un groupe de musiciens de Los Angeles dont on ne penserait pas qu’ils sont jeunes tant leurs compostions psyche pop semblent émaner de vétérans de ladite chose. Entendre des titres remplis de fuzz comme « Still Don’t Seem To Care » nous offre un bien joli voyage dans les 60’s ne serait-ce que par les vocaux et les séquences harmoniques.

Il en est de même pour le titre d’ouverture, « Times’ Still (For No One Yet) » avec ses guitares qui carillonnent , ses harmonies exceptionnelles et des percussions qui semblent infuser du mix. Ce qui étonne est qu’une musique d’une telle qualité viennent de types si jeunes ce qui ne fait que nous interroger sur ce que l’avenir leur réserve.

Ils ne sont en effet pas en reste en matière de subtilités, par exemple la basse funky façon Roxy Music qui sert d’entame à « While Everyone Was Waiting » avant de nous entraîner vers une psychedelia plus familière chargée de lignes de guitares à vous faire « tripper ». « Mas Doper (Love Me Probably) » affichera, lui, ce son californien luisant si reconnaissable en y ajoutant une côté joyeux qui le rend mémorable et « After Tonight » une tonalité aérée qui apportera à cet autre joyau psyché une connotation Love.

On notera également les bongos et la flute de « Call For No One Else », la guitare en fuzz de « She Lives in My House » ainsi que certains arrangements qui permettent d’ajouter quelques claviers discrets. Ceux-ci seront en évidence sur « Always All The Time » bien que sur un rythme plus lent et presque liturgique ou « Who Would’ve Guessed » et ses orgues trippy et ses colorations façon Beach Boys.

Ces derniers figurent, bien sûr, comme référence mais on peut, ça at là, reconnaître du Pink Floyd ou du Tame Impala ; bref tout ce qu’il faut pour qu’on se penche, une fois de plus, sur la différence prodiguées par ces tonalités singulières.

****

2 juillet 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

The Receiver: « All Burn »

Depuis une bonne décennie, ce duo ambient qu’est The Receiver a confectionné une des musiques les plus époustouflantes si on considère ce registre. Les influences des frères Casey et Jesse Cooper sont larges (elle incluent les Beatles, Pink Floyd, Radiohead, Sigur Róset Rufus Wainwright) ce qui est déjà un mélange étonnant en soi, un amalgame qui ne pouvait en tous cas nous faire nous attendre à ce que leur troisièmes opus, All Burn, peut recéler en termes d’arrangements luxuriants et de cohésion mélodique.

Il est vrai que le combo a bénéficié des talents au mixage de Danny Kalib (Beck, Foster The People) et, en ce qui concerne le « mastering », de Brian Lucey (The Shins, Arctic Monkeys). Le son a ainsi évolué vers quelque chose qui mêle brillamment des climats où le chagrin semble scintiller et où l’optimisme, a contrario, se fait opaque. Si on ajoute des nappes progressives de style Mus, North Atlatic Oscillation ou The Pineapple Thief, nul doute que All Burn est un joyau vibrant de sommets émotionnels tout autant que de plages sonores de la plus dense profondeur.

Pour Jesse, ce disque « possède un groove plus ambient… et il est le fruit d’une ambition, celle de réaliser une musique qui tienne le test du temps et dans laquelle on puisse se perdre. » Ainsi chaque passage va résonner soniquement et émotionnellement mais chacune va partager avec les autres des qualités identiques qui en font les parties d’un grand ensemble et non pas des fragments isolés. Le résultat est un opus fait de compositions qui se ressemblent mais qui, avec ce sens d’objectif à atteindre qui les caractérise, débouche sur un aboutissement bénéfique qui ‘est pas signe de paresse.

Si on prend par exemple « Drift », un titre d’ouverture à vous souper le souffle, on ne pourra qu’être saisi par le prélude de plus d’une minute qui voit l’entrelacement des harmonies derrière celles, plaintives façon Beach Boys, de Casey. Un tel passage ne peut qu’inspirer le respect tout comme « Transit » qui ajoute à cela des percussions et de la programmation confondantes à la formule. Par contraste, « To Battle an Island » est plus sombre et clairsemé avec des riffs de piano et des boucles de synthés qui mènent une charge bien plus électronique qu’agressive. Le chorus est particulièrement touchant avec un phrasé vocal dont la passion ne pourra laisser insensible.

« Dark Matter » sera encore plus surréaliste et doux amer avec des effets oniriques et des ombres atmosphériques qui nous envelopperont ; ailleurs, « April Shades » apportera quelques cors dans le mix alors que la chanson titre sera la plus confiante, directe et, conséquemment, un des morceaux les plus attrayants de All Burn.

Logiquement, le « closer », « These Days », sera relativement enjoué et vif avac des percussions frénétiques dominant l’arrangement. Ce sera néanmoins un moment de réflexion à la fin d’un voyage thématique qui ne laisse pas indemne et dans lequel ce qui ressort sera un climat d’acceptation et de regret (« I’m sorry if I’m not who I should be these days »).

All Burn s’adresse aux fans de dream pop « ambient » ; chaque élément en est presque virginal et poignant. Si on considère l’objectif initial du duo, la mission est largement accomplie au point meêm qu’il n’est pas interdit d’anticiper des développements encore plus accomplis et veceteurs d’une expérience transcendantale autant que musicale.

****

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques du Coeur | , | Laisser un commentaire

Goblin Rebirth/ « Goblin Rebirth »

Goblin Rebirth n’est ni plus ni moins que la section rythmique de Goblin, le groupe de prog rock italien icônique des années 70.Goblin Rebirth est le fruit de ces retrouvailles, un album de rock progressif instrumental qui reprend l’aisance avec laquelle le combo illustrait des musiques de film.

C’est un disque fait de paysages sonores élégants laissant place à l’imagination et dans lequel les sensations principales n’ont rien à voir avec l’abstraction de ce type de musique si on considère les musiques originales de Goblin mais appartient plutôt au registre de l’émotion.

Goblin Rebirth nécessitera bien sûr d’être écouté après une mise en condition mais, ceci fazit, il nous proposera un voyage au sein de son complexes qui accompagnent d’excellentes mélodies.

***

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Senses Fail: « Pull The Thorns From Your Heart »

Senses Fail est un groupe de post-hardcore qui a toujours fait montre d’ambition y compris dans leurs efforts les plus lourds dont Pull The Thorns From Your Heart fait partie.

Un des éléments de cette appétence est lié à la personnalité cryptique de son leader, Buddy Neilsen, et de son désir de communiquer au-delà du support qu’est le disque. Celui-ci est commenté par la chanteur lui-même, plage par plage, sur youtube ce qui apporte encore plus de proximité aux schémas souvent intimistes et rageurs qu’ils nous propose.

 

Musicalement Senses Fail alterne avec habileté assauts soniques et moments de calme, textes poétiques et vecteurs d’émotions fortes, comme sur le titre d’ouverture, « The Three Marks of Existence » qui cumule rugosité et émotion ou « Wounds » qui commence tout doucettement, de fait explosif pour se terminer néanmoins sur un mode apaisant.

« Surrender » montera que le groupe est capable de tendresse avec un léger frappé de guitare et des vocaux emplis de nuances subtiles ; il encadrera un disque qui est un triomphe dans la mesure où il montre que le hardcore peut, lui-aussi, être capable de discours articulés.

***1/2

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Velvet Teen: « All Is Illusory »

The Velvet Teen furent l’un des plus grands espoirs indie rock de la décennie passée. Cum Laude (2006) nous faisait miroiter une musique scintillante et aventureuse, de son temps mais aussi prometteuse ce qui expliquera peut-être pourquoi il aura fallu attendre neuf ans leur quatrième album, All Is Illusory.

On sera ravi de constater que le combo est toujours désireux de s’amuser avec leur son épique ; ce sera parfois avec bonheur mais aussi avec des résultats moins heureux.

 

« Sonreo » et « Pecos » sont de merveilleuses compositions de post-rock façon Radiohead avec une musicalité impressionnante et des textes sensibles, et, sur un autre mode, « Eclipses » nous propulsera vers des tonalités grungy d’autant plus impeccables qu’elles sont étayées par la voix unique de Judah Nagler.

Le disque est pourtant irrégulier ; l’utilisation d’un vocoder sur « Manifest » n’est pas très élégante et la chanson titre, une ballade au piano, plutôt assommante et le reste de l’album ne suscitera qu’éclairs d’intérêt (« The Giving In »).

All Is Illusory est un « comeback album » à l’effet contrasté ; espérons qu’il soit annonciateur d’autres choses pour le futur.

**1/2

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Jaill: « Brain Cream »

Jaill font ce que l’on nomme de la « jangle pop », une pop tranquille et couturée de guitares aérées et ce quatrième album, malgré un changement de label et l’arrivée de deux nouveaux membres ne voit pas Vincent Kirchner dévier de cette route.

On retrouvera donc l’effluve garage, la guitare enlevée et les compositions excentriques qui se manifestent, comme une rassurant habitude, tout au long de Brain Cream. Les textures psychédéliques sont là, légères et les nappes de synthés apportent une tonalité brillante à des morceaux comme « Just a Lovely Day » ou « Little Messages ».

 

« Got an F » et « Picking My Bones » évoqueront ces descentes d’orgues 60’s façon ? And the Mysterians mais ce sera sur les passages les plus lents (« Slides and Slips », « Draggin’ ») que l’atmosphère se fera plus introspective et plus intéressante. On y appréciera le piano Wurlitzer, le riff acoustique et le climat propice au rêve et on se mettra à souhaiter que Kirchner se décide à nous révéler certains de ses secrets mélodiques encore dissimulés.

***

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de Everything Everything

Indubitablement Everything Everything ont le vent en poupe. Leur troisième album, Get To Heaven, a reçu des critiques dithyrambiques non seulement pour sa musicalité (riffs effervescents et rythmiques grinçantes) mais aussi pour sa peinture d’une dystopie meurtrière qui n’est pas si éloignée de notre monde. Le tout est marié art et concision, une contradiction que les Mancuniens, sous les explications du vocaliste/guitariste Jonathan Higg et de l’autre préposé à la six cordes, Alex Robershaw, justifient pleinement.

De quoi traite l’album au juste ?

Jonathan : Son thème est que vous ne devez pas être un passager dans votre propre vie. Au réveil, la sensation est qu’il vous faut vous lever de votre siège et confronter vos démons. Tout ce qui consiste à ne pas laisser l’existence vous submerger et vous tirer vers le bas.

Quand un fan se glisse pour que vous autographiez votre disque, qu’est-ce qui se passe dans sa tête à votre avis ?

Alex : Eh bien c’est l’album qui correspond le plus à ce que Everything Everything représente. Il est plus fort et hardi que nos opus précédents ; c’est ce que j’espère nos fans auront à l’esprit.

Avez-vous raisonné en termes de similitudes par rapport aux autres ?

Alex : Quand on s’est mis à y réfléchir, notre but était d’être dans l’énergie la plus brute possible. On voulait s’assurer à ce que tout le disque opère un mouvement vers le haut et soit de plus en plus excitant poutr que notre public ait envie de se bouger. Sur Man Alive nous voulions surtout nous distinguer ; on était jeunes et on souhaitait es singulariser par rapport aux autres. Parfois notre façon de composer laissait trop de place à de la mystification. Ce qui était bordélique et bruyant figurait au centre.

Jonathan : Au cinéma, vous avez une structure qui est utilisée par une bonne raison. C’est pareil pour la musique ; si vous vous amusez trop avec, vous ne vous sentez pas satisfait en tant que public. Et c’est la même chose si vous vous cantonnez à une même formule Il faut donc apprendre comment les choses fonctionnent avant de les tripatouiller ; ce qui constitue un bon chorus ne s’improvise pas.

Puisque vous mentionnez les chorus, « Distant Past » semble être construit autour de cet éléments.

Jonathan : Ça s’est fait au pied levé. Je suis rentré chez mes parents pour enregistrer le vers qui était encore plus invraisemblable que celui de maintenant. C’était stupide, je le trouvais génial et me suis dit que j’allais écrire une chanson marrante. Puis j’ai pensé que j’allais avoir besoin d’un chorus. Je l’ai écrit sans y penser plus que cela et les gens se sont focalisés dessus.

Si le chorus s’est avéré un accident, ça va un peu à l’encontre de ce que vous disiez précédemment.

Alex : C’est comme un footballeur qui marque un but ; je ne crois pas qu’il pense au processus à chaque fois.

Jonathan : Voilà pourquoi il m’a fallu huit ans pour apprendre tout ça. Si j’avais été à la fac pour apprendre comment écrire une chanson pop, ça aurait été nul.

Qu’est-ce que vous a apporté Stuart Price sur ce titre ? C’est un producteur pop et c’est aussi le morceau le plus pop du disque.

Jonathan : Il n’a pas fait grande chose dessus.

Alex : C’était un des titres qu’il aimait le moins.

Jonathan : Il nous a dit : « Pas celui-là les gars. » Il n’a pratiquement rien changé et c’est pourtant le morceau le plus populaire.

Alex : Il souhaitait nous emmener dans ce truc où on danserait, avec un piano à queue. C’était totalement étranger à notre optique.

Jonathan : On voulait tout sauf ça aussi on s’est assurés de bien le jouer à la guitare, avec une vraie batterie ; tout ce qui en faisait une chanson rock auquel on a ajouté quelques rythmes tribaux. C’était bizarre d’aller voir le producteur et de lui dire qu’on voulait sonner comme un artiste dance mais sans en utiliser les éléments.

Vous êtes un groupe très contemporain mais vos disques véhiculent un vrai malaise par rapport au monde moderne. Que pensez-vous de cette contradiction ?

Jonathan : Je crois que beaucoup de gens vivant comme nous, da manière relativement confortable se sentent un peu perdus par rapport à ce q’est le monde aujourd’hui. La presse ne fait que mettre en épingle ce qui est négatif dans la marche du monde et il est assez facile de se faire embobiner, ou alors de faire comme si ça n’existait pas. On est un peu entre les deux ; cela nous consomme certes mais on essaie de s’en affranchir ou de réajuster ce qui ne va pas.

Vous semblez écrire plus à propos d’émotions aujourd’hui.

Jonathan : Exact, et de plus en plus. Au début je ne traitais que d’histoire ou de technologie. Maintenant je veux me concentrer sur les sentiments ; ceux-ci ne sont pas très articulés sont parfois même contradictoires c’est pourquoi parfois je m’exprime en partant d’un point de vue qui est opposé au mien. C’est une façon de vouloir comprendre, de se dire : « Peut-être aurais-je agi autrement dans une situation différente. »

Comment cela s’est-il manifesté sur « Regret » ?

Jonathan : Très simplement ; j’ai des regrets, tout le monde en a. Ça n’a pas été un morceau que je devais écrire, c’était quelque chose que je chantais bêtement chez moi avec ma copine. Elle évoquait le fait d’être assis dans le noir. Un jour j’ai juste éteint les lumières, le truc crétin par excellence qu’on s’est tous mis à faire ensuite.

Vous prétendez être unique et c’est vrai que, depuis vos débuts, aucun groupe ne sonne comme vous.

Alex : Nous n’avons jamais été les préférés de qui que ce soit. On n’appartient pas à cette scène où la mode est aux jeunes chanteuses comme Florence ou Ellie Goulding. Ni à ces groupes indie qu’on a déjà entendus comme Two Door Cinema Club. L’indie pop à la Uber.

Diriez-vous qu’il y a quelque chose de politique dans vos disques ?

Jonathan : Je dirais que j’essaie d’aborder les chose d’un point de vue plus large que les Travaillistes et les Conservateurs. Sur ce disque, il y a des choses qui font allusion à Farage, non pas lui en soi mais à tout ce que son discours peut remuer chez les gens.

2 juillet 2015 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire

Matchess: « Somnaphoria »

Somnaphoria est un disque assez incroyable, réalisé par Whitney Johnson une musicienne de Chicago enregistrant sous le nom de Matchess c’est un opus qui conviendra à merveille à ceux qui apprécient l’electro-pop quand il se pare d’habits de ce que l’on nomme le « modern classic ».

Foin d’étiquettes pourtant car c’est album fait montre d’influences touts aussi disparates les unes que les autres : il contient une esthétique cherchant la béatitude ambient, mais aussi la nostalgie et, dans ses influences, on pourra discerner Suicide, Steve Reich, Leslie Winer et Van Dyke Parks.

Soniquement le résultat est fait de tonalités synthétiques qui semblent interprétées sous l’eau, de percussions programmées de la façon la plus minimale qui soit, d’arrangements à cordes luxuriants et de vocaux passés au processeur.

Le climat versera alors soit dans le cinématographique soit dans l’intimiste et pourrait ainsi faire la bande-son idéale d’un documentaire de style National Geographic. Toujours est-il que c’est un 2° opus fluide et confiant qui nous mettra en attente de ce qui doit constituer une trilogie.

2 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire