No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Creepoid: « Cemetery Highrise Slum »

Considérer Cemetery Highrise Slum de Creepoid comme un hommage au rock alternatif des années 90 ne serait pas rendre service au combo. Certes les fantômes de Mazzy Starr ou Nirvana sont comme en lévitation sur l’album mais celui-ci se distingue plus dans sa façon d’explorer les nuances entre l’ombre et la lumière plutôt que de nous en servir une nouvelle imitation.

Les vocaux masculin/féminin sont couplés avec des moments de délicatesse et de lourdeur pour faire du disque un plaisir d’écoute. « Tell The Man » sonne comme du Nirvana jouée à la mauvaise vitesse et Sean Miller incarne à merveille le phrasé de Kurt Cobain et « Worthless and Pure » nous entraîne dans des climats de pur onirisme avant de nous ramener sur terre.

Tout dans Cemetery Highrise Slum parvient à invoquer une atmosphère funéraire constellée d’un feedback qui sert de conclusion, provisoire assurément tant il est évident que ce quatuor de Philadelphie est capable de concilier émotion et beauté sonique.

***

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Last Days of April: « Sea of Clouds »

Mine de rien, Sea of Clouds est le neuvième album Last Days of April, un combo suédois qui depuis plus de vingt ans est passé dr rock emo à la alt country.

Karl Larsson est l’esprit créatif derrière le groupe et il s’essaie ici à nous délivrer ici un LP qui, en moins se 40 minutes, se pique de créer une musique que l’on pourrait qualifier d’americana suédoise.

On retiendra des titres superbes, « The Artist », « The Way Things Were », « Oh Well » et « The Thunder and The Storm » et on déplorera que ce niveau d’excellence ne soit pas maintenu tout au long de l’album.

Le reste n’est pas pour autant négligeable (« Every Boy’s Dream » ou « Get You ») maius il n’enb demeure pas moins que Last Days of April bénéficierait d’une attention réservée, parfois à tort, à d’autres artistes scandinaves.

***

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Kacey Musgraves: « Pageant Material »

Il est emblématique que les premières lignes du cinquième album de Kacey Musgraves soient les suivantes : « It’s high time to slow my roll / let the grass just grow / and lean way back. »

Ici est une introduction vers un retour à la country classique avec des cordes, une petite vibe Tex-Mex et une tonalité estivale et détendue. C’est aussi une manière d’indiquer une attitude et, même si Pageant Material n’atteint pas les sommets de Same Trailer Different Park en 2013, il le fait en toute connaissance de cause ; évitant la pompe du disque précédent et lui préférant un son plus mature qu’excitant.

Le résultat fonctionne partiellement. « Dime Store Cowgirl » est une douce ode à ses racines, « Good Ol’ Boys Club » s’en prend au machisme de l’industrie du disque et « Die Fun » est une adresse assez rebattue à son audience de vivre vite et d’aimer fort.

On ne pourra prendre Musgraves en défaut d’habileté en termes de textes et elle sonne même beaucoup plus futée qu’auparavant ; reste qu’elle donne la sensation de moins savoir où elle va et de ne tirer que des maigres fruits de son expérience

***

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Sorority Noise: « Joy, Departed »

Joy, Departed est le second album de Sorority Noise et, si de départ il est question, ça n’est pas que par rapport à une joie quelconque mais plutôt en regard de la « vibe » caustique qui entourait leur premier effort, Forgettable.

Ici le registre est plus emo et se caractérise par des tempos plus lents. On comprendra cette évolution si on sait que le chanteur du combo, Cameron Boucher, est en proie à une profonde dépression dont il a fait le thème central de Joy, Departed.



Les textes tournent, en majeure partie, autour du désespoir et Boucher met les chose à plat dans l’espoir d’un soulagement en s’entourant d’un accompagnement de ce calme qui n’a rien à voir avec la sérénité.

Les guitares sont douces et symphoniques comme pour accompagner un désir de remontée mentale chose qui se vérifera dans la deuxième partie du disque qui affiche un son plus pop. On retiendra « Art School Wannabe » et « Mononokay » qui sont des titres propres à nous engager et on se dira que parfois les bonnes intentions parviennent à faire un album qui ne tombe pas dans le narcissisme et l’auto-flagellation.

***1/2

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | Laisser un commentaire

Fraszer A. Gorman: « Slow Gun »

Il est vraisemblable que ce singer-songwriter de Melbourne va très vite être fatigué d’être comparé à Bob Dylan. Ce pourtant la première chose qui le guette à l’écoute de Slow Gun, son « debut album ».

Il partage avec ce dernier une phrasé laconique auquel il ajoute une pointe de Velvet Underground (« Book of Love ») mais son répertoire demeure essentiellement « americana ».

Sur « Broken Hands », il chante : « Country music sounds to me like rock ‘n’ roll », profession de foi qui en dit long sur le bonhomme.

Il réplique ainsi avec justesse le son de la fin des années 60 utilisé par Dylan et l’enregistrement en mode « live » de Slow Gun, par exemple le fiddle et le piano sur « My Old Man » ne pourra que nous rappeler The Band.

Un disque qui cumule fun et nostalgie est chose rare, en voici un qui ne pourra que prodiguer une écoute agréable.

***

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Refused: « Freedom »

Ce groupe suédois s’était fait connaître avec son troisième album en 1998, The Shape Of Punk To Come. On a pu longtemps croire que cela allait être leur chant du cygne , c’est-à-dire jusqu’à ce nouvel opus qui vient de sortir, Freedom.

Titre symbolique à bien des égards dans la mesure où le quatuor n’a pas cherché à faire un Shape Of Punk To Come Part II mais a opté pour un disque plus calme qui, par moments, flirte même avec la pop.

 

Il suffit de prendre « Servant of Death » par exemple, une composition quasiment funk ou dance, le mélodrame gothique conduit à la guitare acoustique qu’est « Useless Euopeans » ou bien le « rocker » qu’est « Destroy The Man » pour constater cette évolution.

Refused ne néglige pas néanmoins de prouver qu’il est encore capable de nous prodiguer du hardcore viscéral comme sur « Dawkins Christ » ou sa stance politique avec un « Françafrique » très spécifique.

Au total Refused ne met pas bas son héritage, mais il nous offre ici une série de morceaux montrant qu’il ne veut pas marcher sur les mêmes eaux.

***

1 juillet 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire