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Institute: « Catharsis »

Comme déclaration d’intention, ce groupe post-punk de Austin ne peut pas plus être explicite en donnant pour titre à son « debut album » Catharsis.

On ne pourra que reprendre la définition du terme et constater que Institute semble très à l’aise pour purger ses émotions sous la forme sonique. On pourrait trouver l’approche un peu conventionnelle si le combo n’avait su y mêler la stance punk effrénée et le krautrock, des mantas et des guitares acoustique et de se prémunir des clichés par un arrière fond continuellement abrasif.

Le leader du groupe peut ainsi s’auto-flageller à loisir et avec précision, des morceaux comme «  Perpetual Ebb », « Admit I’m Shit » ou « Cheerlessness » n’étant q’indicateurs de la spirale descendante vers laquelle Institute s’oriente inexorablement.

Cette purge est également cathartique pour d’autres, grâce à l’articulation de sa musique ; bref voilà un combo qui a des choses à affiner et qui mérite d’être suivi.

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25 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Fist City: « Everything Is A Mess »

Le garage rock recèle parfois de belles petites pépites, quand il est mâtiné de surf-punk, c’est le cas pour le deuxième album de Fist City, Everything Is A Mess, un disque qui affiche sans états d’âme pop, puissance et détermination.

On y trouve urgence assumée (« Bad Trip » et« Hey Little Sister » qui indiquent que le combo a bien l’intention de nous vriller les tympans) ou contestation, chose qui ne peut aller que de soi avec l’éthique punk, comme sur un « Fuck Cops » qui parle de lui-même.

Venin et rage sont au programme et ne laissent aucun autre solution qu’écouter, chose que l’on retrouvait également chez leurs glorieux ancêtres, Sonic Youth. Everything Is A Mess est l’illustration sonore du chaos que nous subissons dans notre vie quotidienne ; une vie non structurée et une violence qu’on ne peut contrôlée.

Que l’album véhicule le désir d’y survivre ne rend leur fureur que plus appréciable et glorifiante.

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25 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Desaparecidos: « Payola »

Treize ans après leur « debut album », ce collectif indie du Nebraska mené par Conor Oberst (Bright Eyes) sort enfin Payola, un disque raillant toujours la vie moderne des les banlieues US mais en lui ajoutant une dimension plus générale, comme pour donner au dédain qu’a le combo pour l’« establishment » globale.

Le résultat est moins cohérent thématiquement et il se veut d’ailleurs plus « fun », façon d’injecter un peu d’humour dans l’activisme qui préside au groupe. L’industrie musicale en prend pour son grade tout comme tout comme la culture d’entreprise (« Golden Parachutes »), le tout servi par une musique rageuse et des riffs incisifs.

Payola regorge d’hymnes engagés où les textes prennent aisément le pas (« The Underground Man » ou « Te Amo Camila Vallejo ») mais aussi de titres décisifs soniquement (« MariKKKopa » ou « The Left Is Right »).

On ne va pas se plaindre d’un combo qui sait véhiculer sa rage en lui donnant une facette plus articulée. On se réjouira plutôt que la musique « hardcore emo » soit capable de se focaliser sur autre chose que son nombril.

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25 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire