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Yukon Blonde: « Blonde »

Le fait que le précédent album de Yukon Blonde, Tiger Talk, ait été nominé en 2012 dans la fameuse catégorie  « Album Alternatif » aux Juno Awards canadiens est quelque peu trompeuse.

En effet, à l’écoute le combo ferait plus penser au rock « mainstream »tel qu’on avait l’habitude d’en entendre dans les années 80 et 90.

Cette caractéristique n’est pas pour autant négative dans la mesure où le combo compose des titres mélodiques superbement accrocheurs et que sur ce nouvel opus ils n’ont pas leur pareil pour intégrer des synthés analogues à leur tonalités originales basées sur la six cordes.

 

On retiendra à cet égard « Como » et « Confused »tout comme le premier « single », « Saturday Night » qui a déjà été un tube dans les radios rock.

Le disque a été co-produit avec Colin Stewart (Dan Mangan, Black Mountain) et mixé par Tony Hoffer (Beck, Foster The People). Sous de tels parrainages le disque ne pouvait être que savoureux et il ne déçoit pas quant à la manière dont il a été confectionné soniquement.

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23 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Part Time: « Virgo’s Maze »

Ce groupe de San Franciso divertit les fans de musique depuis déjà plusieurs années. Leur répertoire est lo-fi, sans prétention mais parfois excentrique et bizarre avec toujours cette petite touche désinvolte qui les rend charmants.

Virgo’s Maze, leur dernier opus, est double mais il est avant tout constitué d’enregistrements inédits réalisés par le combo depuis cinq ans. C’est, plus précisément ; le travail de leur leader, David Loca, qui est mis en avant.

Celui-ci se manifeste surtout par une approche impeccable de la synth-pop kitsch (par exemple sur « My Jamey ») ce dernier élément se retrouvant dans sur le yacht rock aéré ou les ballades de nightclubs un peu salaces comme on en écoutait dans les années 80.

Virgo’s Maze est difficile à appréhender car c’est une espèce de compilation dans laquelle on ne peut percevoir ce à quoi Loca souhaite aboutir. Bien sûr on pourra retenir cet aplomb à nous gratifier de refrains « codéinés » (« Ganz Wien ») mais sa versatilité lui fait trop se saisir de styles de plusieurs combos (Pet Shop Boys voisinant avec The Flaming Lips) pour qu’on y voit plus que l’agréable aparté d’un artiste se faisant plaisir à lui-même.

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23 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

mewithoutYou: « Pale Horses »

Pale Horses est le sixième album de ce combo de Philadelphie et mewithoutYou semblent s’être bien éloignés de la fascination qu’ils éprouvaient pour le folk en 2009. Depuis It’s All Crazy! It’s All False! It’s All A Dream! It’s Alright ils ont renoué avec des origines plus lourdes dont ce nouvel opus marque un signe avec une plongée dans le groove.

Si ils ont accompli un cycle, celui-ci n’est pas pour autan exempt d’autres climats. Ils sont parvenus à créer un disque dense et intense grâce à la production de Will Yp parfaitement sur un amalgame allant de Ten Stories à Brother, Sister.

La différence résidera dans le choix d’évoluer vers une tension progressive plutôt que de s’appuyer sur une énergie réitérée à vitesse d’enfer. Cela convient aux vocaux, de Aaron Weiss, nuancés mais explosifs par moments comme sur « Red Cow » ou « Rainbow Signs ».

So ion ajoute les riffs idiosyncratiques de mewithoutYou (« Watermelon Ascot », « Blue Hen ») on aboutit à un disque rond à l’oreille, peut-être le meilleur du combo.

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23 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Left Lane Cruiser: « Dirty Spliff Blues »

Avec un nom comme Left Lane Cruiser il y a peu de doutes sur le son qu’aurait un combo qui revendique de conduire sur la voie de gauche d’un « higway ». Pourtant le groupe a débuté comme duo de country-bluegrass avant de bifurquer, en tant que trio, vers du hard-bluesemettant au goût du jour un slogan qui (nouas) a été cher :Sex, Drugs, and Rock & Roll.

Dirty Spliff Blues est un album qui n’hésite pas à transgresser le bon goût, à se réclamer sans fausse honte du mauvais genre et à délivrer avec arrogance une musique qui vise la tronche ou les tripes.

Left Lane Cruiser reprend les racines du Blues ; 11 titres injectés de fuzz et de traces du blues rural du Mississippi.

Howlin’ Wolf serait à l’aise au sein du trio même si il n’aurait pas la faconde de faire sonner sa slide guitar comme si elle appartenait à un groupe de death metal. Freddy J est également le fondateur de LLC et il est responsable des vocaux hurlés tout comme de l’embauche de Joe Bent dont le corps de la guitare est fabriqué à partir d’un skateboard et de celle de Pete Dio à la batterie de guingois pour compléter le line up.

***1/2

23 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire