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Ken Camden: « Dream Melody »

Le guitariste Ken Camden revient avec un troisième album solo dans lequel il continue d’explorer toutes les techniques et les tonalités que pourraient offrir les guitares électriques. Pour ce faire il utilise deux approches, la steel slide et le « e-bow » un archet électronique équipé d’un résonateur.

Il a ainsi évolué vers une esthétique qu’il qualifié de micro tonale de manière à franchir le fossé textural existant entre six cordes et synthétiseurs.

Cette palette est élargie par l’emploi d’une machine à sampler des vocaux organiques nommé le Vocaltron. Tout comme avec un mellotron, ces échantillons sont organisés en demi-tons chromatiques de la plus basse à la plus haute note.

Nous ne sommes pas loin de l’abstraction et de la recherche formelle avec tout ce que ça peut générer comme effet repoussoir. Dream Melody s’adressera avant tout aux musiciens « techniques » capable de trier parmi des informations soniques organisées de manière anarchique.

Cela donne une véritable diversité à un opus qui résume à lui tout seul les difféents aspects de la musique « ambient ».

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22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Bob Collins & The Full Nelson: « Telescopic Victory Kiss »

L’ancien guitariste des Britanniques du groupe The Dentists sort ici sopn premier album solo depuis la séparation du combo. Celui-ci ne surprendra pas qui était famileir avec eux tant il puise autant dans le répertoire psychédélique garage que dans la power pop.

Telescopic Victory Kiss s’amuse avec les penchants mélodiques des Dentists tout en se concentrant sur un schémùa d’écriture plus élégant et peaufiné. Les dix titres rappelleront les dernières périodes des Smiths ou de Jam avec des textes expressifs tout droit tirés, semble-t-il, de l’expérience et de la maturation de Collins et des stuctures finement ajustées.

 

Les solos de guitare demeurent toujours aussi élégants et paraissent surgis de nulle part et combinent avec fluidité blues rock classique et psychedelia, un témoignage s’il en est que Collins vaut bien mieux que son passé ; un passé qu’il pourrait bien vite circonscrire avec The Full Nelson.

***1/2

22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Susanna & The Magical Orchestra: « Melody Mountain »

Susanna Karolina Wallumrød a commencé sa carrière avec un combo, The Magical Orchestra, avant qu’elle ne décolle en solo sous son seul prénom. Entretemps, la Norvégienne avait sorti avec eux un album de reprises, Melody Mountain, qui n’était aucunement un bouche trou et qui ressort aujourd’hui sur vinyl.

La jeune femme avait tenu la gageure de reprendre des titres « lourds » dans tout les sens du terme puisque AC/DC côtoyait Dylan, Leonard Cohen, Depeche Mode , KISS ou Scott Walker et d’en donner des versions éthérées comme pour nous en offrir une nouvelle vision.

On retiendra un « Hallelujah » impressionnant tout comme un travail sur « Love Will Tear Us Part » de Joy Division dont elle parvient à effacer tout climat anxiogène.

Plus qu’un exercice de style il s’agit d’un travail paisible et souvent magnifique et on aurait tort de négliger la pérennité des morceaux que cet album dévoile ainsi ici.

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22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Azure Blue: « Beneath the Hill I Smell the Sea »

Ce troisième album de Azure Blue ne varie pas l’approche qui est celle de Tobias Isaksson, à savoir une pop douce et lisse, aux synthés soyeux, véhiculant un climat triste mais toujours léger.

Un pourrait la qualifier de New Order à la sauce suédoise ce qui est, ici, un élément propre à booster Beneath the Hill I Smell the Sea. Il est également vrai que Isaksson s’est assuré la participation de plusieurs artistes pour chanter avec lui ce qui accentue la variété du disque.

Le duo de Zrnanda Mair avec Isaksson sur le titre d’ouverture « A Town Like Alice » est très confortant, tout comme les harmonies de Erik Linestad et César Vidal apportent une belle emphase à « Tragedy and Changes ».

Isaksson semble, en effet, avoir souhaité une touche plus chaude à des vocaux ordinairement glaçants comme sur un « There Was A Time » basculant dans une soul émouvante.

Tobias Isaksson poursuit son petit bonhomme de chemin le long d’une pop suédoise qu’il veut de plus en plus sophistiquée. On ne lui niera pas le goût de l’élégance et de la chose bien faite.

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22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Iwrestledabearonce: « Hail Mary »

Iwrestledabearonce continuent d’être des innovateurs pour ce qui estr de trouver les meilleurs moyens d’enquiquiner (le mot est faible) les gens. Si on prend leur tout dernier « single », « Erase It All » par exemple, on savait très bien que la seule nouvelle de son existence allait provoquer des réactions exacerbées (nouvel euphémisme).

C’est pourtant une composition considérablement moins niaise que la musique pour laquelle le groupe est avant tout connu. Bien sûr pour le fan de base il y aura matière à crier que IWABO s’est vendu aux sirènes de l’industrie du disque ; mais ceci n’est-il pas d’ailleurs conforme à l’approche d’un combo dont le seul but est de provoquer outrageusement ?

Gageons alors que le groupe s’est fait à nouveau très pédagogue dans son enseignement ce qui devrait réjouir ceux qui ne sont pas des fans figés dans leurs acquis musicaux. Alléluia et gloire à Marie!

**1/2

22 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de Title Fight.

Au bout de 12 ans de carrière, Title Fight, un groupe d’anciens punks de Philadephie, a enfin, semble-t-il, trouvé une véritable vitesse de carrière avec leur troisième album, Hyperview. Ce disque est sans doute leur meilleur dans sa tentative de trouver un terrain commun entre shoegaze et hardcore. Leur leader, le bassiste et vocaliste Ned Russin, fait le point sur la réaction des fans : « C’est assez controversé et il nous est difficile d’évaluer ce qui sortira de tout ça. Pour l’instant je me plais à penser que c’est le disque qui a eu les accueils les plus positifs mais ça pourrait changer très vite. »

Il est pourtant légitime de se demander comment Title Fight s’en sortira avec ce nouveau répertoire si on considère la différence entre les précédentes productions du groupe : « C’est délicat car ce qui compte pour moi est d’exprimer là où nous en sommes aujourd’hui. Nous ne sommes pas le même groupe qu’il y a deux ans et, même si nous n’avons pas honte de notre vieux matériel, nous souhaitons aller de l’avant. »

Quid, alors, des anciens fans ? « La plupart aimaient bien le « stage diving », pour moi c’est cool mais ils ne doivent pas s’attendre à ce que notre nouveau répertoire les encourage. »

En outre, l’approche lyrique du groupe a, aussi, pas mal évolué et Russin n’hésite pas à se réclamer de Faulkner ou Steinbeck. Les vocaux sont désormais assurés par les guitariste Jamie Rhoden. Cela n’a aucunement été planifié ; « les compositions semblaient avoir besoin d’un autre type de vocaux. C’était une progression inconsciente qui a fait son chemin. Jamais on ne s’estdit qu’on voulait plus de reverb, des notes plus propres ou une autre façon de chanter. »

Hyperview est également le troisième disque d’affilée à bénéficier de la production de Will Yip : « Son rôle a été principalement instrumental. On a ré-arrangé pas mal de choses et il a été là tout le temps. Il nous a donné des idées pour les arrangements, nous a aidé pour les vocaux sur les mélodies et les harmoniques. On s’est totalement mis à la disposition de ses idées et c’était quelque chose d’inédit pour nous. »

22 juin 2015 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire