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AM & Shawn Lee: « Outlines »

Troisième album toujours aussi transatlantique de ce duo composé du singer/songwriter de Los Angeles AM et du producteur multi-instrumentiste britannique Shawn Lee.

On y retrouve le même mélange limites crapuleux entre l’electro-pop, le funk, la soul et le disco propulsé par des synthés spacey, des vocaux doucereux et de accroches pop scintillantes version glitter.

La production est assez curieuse, comme si les artistes éprouvaientt le besoin de se mettre un peu en retrait de l’image ainsi véhiculée, une sobriété atypique mais bienvenue qui explique aussi le titre, Outlines, donné au disque.

On a donc droit qu’à une version schématique et fragmentée de la scène club-dance à laquelle on est habitué ; bref une approche minimaliste pour un genre qui en a bien besoin.

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21 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , , | Laisser un commentaire

Alpine: « Yuck »

Pour son deuxième album, ce sextuor de Melbourne s’éloigne peu à peu de l’indie pour donner à sa pop encore un peu décalée ses lettres de noblesse. Nous ne sommes pas (encore?) dans le registre du commercial façon Rihanna mais il est évident que en incorporant des éléments R&B et des beats electro Yuck nous prépare à une évolution prévisible.

Le son est sexy et voilé, les textes culottés et provocateurs débordants qu’ils sont de références au désir et à l’attirance des sens. Nous sommes en face d’un opus narcissique et se regardant le nombril y compris dans les doutes de soi figurent dans le registre de ceux abordant la vingtaine d’années.


Dichotomie entre monologues intérieurs et entrain juvénile, entre ces jams nocturnes (« Come On ») et ses « singles » confectionnés pour la radio (« Foolish », Crunches ») et ce ne seront pas leurs efforts les plus expérimentaux (les vocaux façon Björk sur « Jellyfish ») qu’ils nous enthousiasmeront en nous proposant quelque chose de novateur.

Ils ont fait de la « pop » un mot acceptable mais nous ne parlons certainement plus de la même chose.

**1/2

21 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Meg Baird: « Don’t Weigh Down The Light »

Ceci n’est peut-être que son troisième opus solo mais Meg Baird a derrière elle une bonne dizaines d’année de diverses collaborations.

Elle a travaillé avec Kurt Vile et Will Oldham et a été un des éléments fondateurs de Espers, un groupe de psyche-folk.

Don’t Weigh Down The Light ne s’éloigne pas beaucoup des tonalités dans lesquelles œuvre son groupe : les vocaux sont assourdis et comme chuchotés, les harmonies véhicule un climat onirique où le tout est servi par une guitare acoustique à peine frappée.

Une slide guitar se mêlera par moments aux compositions pour y injecter une petite dose de psychédélisme nuancé (« Stars Unwinding » ou « Mosquito Coast ») et seul « Good Directions » impulsera un peu d’énergie par sa rythmique plus enlevée.

Si on ajoute que les vocaux de Blair sont souvent difficiles à décoder, y compris pour un « native », on considèrera que Don’t Weigh Down The Light est plus album sur lequel dériver qu’un disque propre à nous fasciner.

**1/2

21 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Evan Caminiti: « Meridian »

Evan Caminiti de Bam Owl est de retour avec Meridian, une collection de titres où drones et beats fracturés se taillent la part belle. On ne sera surpris que par le fait que le musicien s’appuie désormais sur l’électronique plutôt que les guitares.

Il est vrai que cette progression s’est faite lentement mais elle ne fait que refléter la cadence qu’il imprime à sa musique. Caminiti s’est immergé dans une production totalement electro mais est parvenu à créer des tonalités qui sonnent organiques en dépit des machines utilisées : on aura ainsi des résonances de cuivres et des nids de choeurs fantomatiques.

Les synthés arboreront des craquements et des sifflements comme pour mieux exemplifier cette démarche. Quand on saura que tout a été fait non pas automatiquement mais avec une interaction en temps réel on comprendra que Caminiti n’a pas encore délaissé la patte humaine ni ne s’est complètement réfugié dans l’abstraction.

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21 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire