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Mika: « No Place In Heaven »

On ne peut nier à Mika ce don pour réaliser des « singles » immédiatement addictifs d’autant qu’ils sont servis par une voix avec laquelle il peut tout faire que ce soit du Sparks ou du Queen.

C’est sans doute pour cette raison qu’on est en droit de demander de lui un album, son quatrième, qui ne sonne pas comme un recyclage des recettes passées. On peut considérer qu’être juge à The Voice en France ou The X Factor Factory chez nos voisins transalpins aurait pu représenter une possibilité d’ouvrir son horizon musical ; que nenni.

Il est évident ici que ce que l’on subodorait sur le précédent album est exact : Mika n’a pas la vision qui lui permettrait d’évoluer comme Sparks ni la versatilité de Fredie Mercury ; Mika est un excellent « entertainer » c’est déjà appréciable si on est capable de se mouler à ses gesticulations théâtrales.

De cet album on ne retiendra qu’un « Ordinary Man » où une profondeur à la Rufus Wainwrght se fait jour ; quant au reste cela demeure tout sauf une collection dans laquelle Mika s’est lancé des défis artistiques.

**1/2

20 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

COIN: « COIN »

COIN se définissent comme un produit des années 90, il est certain que ce quatuor se situe dans une veine post-grunge tout en essayant d’éviter certains de ses travers à savoir l’arrogance et la colère qui étaient si présentes dans ces groupes de nineties.

Le résultat en est un « debut album » éponyme qui se veut positif même si le registre choisi est celui de la fragilité des émotions humaines.

On est assez proche d’un registre « emo » où se posent les questions de l’amour, acquis puis perdu, les préoccupations à propos du futur et les regards en arrière embrumés par la nostalgie.

Rien de bien nouveau au niveau de la musique non plus, juste des interprétations correctes mais sans plus. COIN ne fera pas date en dépit de la sincérité affichée par ce combo de Nashville.

**

20 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Sun Harmonic: « After We Fly »

Kales Nathaniel Hikele a choisi un pseudo assez judicieux, The Sun Harmonic, pour nous délivrer une musique élégiaque, légère et endeuillée.

Pour cela il semble avoir puisé dans les plus belles ballades des Beatles pour y trouver inspiration, chose relativement aisé pour un jeune homme qui a pris des cours de paino classique depuis l’âge de cinq ans.

After We Fly est pétri de ces jolis maniérismes que l’on trouve dans la chamber pop sous-entendant un extérieur pastoral et traversé par les lueurs d’un soleil couchant.

 

Tout est donc dans la tempérance et la délicatesse, même quand, de-ci de-là, une instrumentation discrète encadre les morceaux mais ce sera surtout quand il parvient à joindre cette délicatesse à une véritable intimité (« As I Go Away », « Where Your Beauty Lies ») qu’il est le plus impérial.

Avoir commencé comme chanteur punk mène à tout ; Hikele s’en est sorti avec majesté.

***1/2

20 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Cold Wave: « Full Cold Moon »

Cold Cave est le nom de Wesley Eisold un artiste électro friand de synthés. Full Cold Moon n’est pas un nouvel album mais une compilation de ses précédents « singles » réédités dans un ordre chronologique.

Le titre de départ, « A Little Death to Laugh » sera assez consistant pour imprimer la tonalité de cette collection : des synthés où des vocaux sont ajoutés dans le mix. Ceux-ci sauront se faire absents sur des instrumentaux comme « Tristian Corbière » mais n’altèreront pas l’humeur « ambient » de l’album plutôt rassurante.

Beaucoup se sont essayés à ce type de musique, Eisold y est parvenu avec, semble-t-il, facilité en s’empêchant d’accélérer un tempo qui n’en a guère besoin. Full Cold Moon s’achèvera sur un « Beaten 1979 » qui sonne comme « Master and Servant » de Depeche Mode. On aurait pu tomber plus mal dans cet exercice et un disque qui devrait plaire à tout amateur de musique électronique aux esgourdes ouvertes.

***

20 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Granite Shore: « Once More From The Top »

Il aura fallu attendre cinq ans et deux « singles » (dont un fantastique « Flood of Fortune ») pour que Nick Halliwell ne sorte, toujours sous le nom de The Granite Shore, son premier album Once More From The Top.

Du granit, le disque n’a bi la pesanteur ni la masse ; pour cet opus Halliwell a su s’entourer de ce qui se fait de plus beau en matière de pop anglaise tendance baroque. On aura donc droit àaux participations de Phil Wilson (June Brides), Mike Kellie (Only Ones), Steve Perrin et Mike Finney (Distractions) et Martin Bramah (Blue Orchids, The Fall).

Ce qui sera de mise sera par conséquent cette légèreté sans âge qui évoquera The Divine Comedy, Shack (les membres de Pale Fountains qui ont servi de backing-band à Arthur Lee) ou Wild Swans qui ont participé au premier « single » de Halliwell.

On ne feindra pas d’oublier une influence primordiale celle de Eric Matthews qui semble avoir été ici responsable des arrangements étincelants et chamarrés (les trompettes par exemple) accompagnant les guitares éthérées de cette pop arcboutée à la douce brise d’un vent délicat.

Les vocaux sont comme des caresses de crooners et les compositions de véritables tours de force même si le disque aurait pu utiliser des titres plus enlevés de la tremp ede « Windows and Orphans » ou « Flood ».

Si on ajoute que Once More From The Top est une sorte de concept album relatant la vie et la carrière d’un groupe, face publique puis face cachée respectivement sur un microsillon numéroté 1 et 2, on pourra sans exagérer placer cet opus aux côtés du légendaire Odessey & Oracle des Zombies autre figure tutélaire de cette pop aussi éternelle que peut l’être la beauté interprétée par des musiciens habités par cet amour obstiné de la musique qui gouverne la trame de l’album.

****

20 juin 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire