Sarah Cracknell: « Red Kite »

Les débuts solo de Sarah Cracknell datent de 197 avec un single, « Love Is All You Need » représentatif de ce dont qu’elle avait développé avec Saint Etienne, prendre une chanson qui semble rétro et l’interpréter d’une façon résolument moderne.

Son esthétique était restée difficile à appréhender au sein du groupe dance-pop, et son premier album solo (Lipslide en 97) l’avait vue conjuguer avec succès rythmiques dance-floors et ballades émollientes comme « Ready Or Not » qui a illustré le film How We Used To Live.

Dix-huit ans plus tard, Cracknell rafraîchit sa carrière solo et son Red Kite la voit totalement éloignée de tout sens londonien, enregistré qu’il a été dans une grange près d’Oxford. Les douze morceaux qui le caractérisent mettent en avant le variété de styles que Saint Etienne véhiculait, une caractéristique que beaucoup n’ont pas perçu, mais cette démarche révisionniste s’effectue de manière tranquille et calme en la basant sur une orchestration décalée et une instrumentation à dominante folk.

On retrouvera le talent qu’a la chanteuse de confectionner des titres mélodiques mais celui-ci se fait de manière beaucoup plus intimiste. Le titre de l’albim fait référence à un oiseau récemment réintroduit, accentuant la sensation de fragilité qui court au long du disque d’autant que l’image d’un cerf-volent (kite) flottant dans l’air évoque le contenu du disque.

Cracknell est la fille du premier assistant directeur de Kubrick et elle n’a pas son pareil pour rendre cinématographique la moindre occurrence du quotidien. Les vignette soniques sont précises et elles nous font revisiter l’environnement rural qui a été celui de son enfance. La voix claire de la vocaliste sait parfaitement mettre en valeur l’existence de ses personnages, comme si l’élément folk acquérait enfin droit de cité.

Le titre d’ouverture, « On The Swings », introduit une douce caresses à la clarinette,  «Ragdoll » reprendra des éléments de country et les aspects émotionnels plus sombres auront leur place sur un « Hearts Are For Breaking » trompeusement enlevé et fuzzy.

Ajoutons enfin le duo avec Nicky Wire (MSP) sur « Nothing Left To Talk About » et réjouissons-nous de cet album élégant et empli de ces moments magiques qui en font une œuvre joliment aboutie.

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