Jenny Hval: « Apocalypse Girl »

Tout comme Björk, l’artiste norvégienne Jenny Hval met en avant la sexualité féminine dans ses aspects les plus charnels et dans laquelle elle se trouve inextricablement liée avec elle de l’homme. Son premier album produit par John Parish y traduisait les théories sur l’identité et le genre sur un registre art-pop provocateur, son « follow up » risque de susciter les mêmes réactions.

Elle poursuit ici son explorations de thèmes lourds et chargés, étayée par une imagerie religieuse iconoclaste comme sur « That Battle Is Over » où elle compare son âge à celui de Jesus sur fond de cordes arrangées avec coquetterie.

Sur un registre plus profane, elle s’en prend également à la presse à scandales et à sa vision du féminisme avec une voix acide dans laquelle le sarcasme n’est jamais loin tout comme elle relate la fin des idéologies ou idéaux (« Feminism’s over / socialism’s over / I can consume what I want now »).

Hval nous renvoie à la notion d’artiste engagée dans laquelle l’excès semble représenter le Nirvana ; il appartiendra à chacun d’y trouver sa voie parmi d’autres.

**1/2

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