Goatsnake: « Black Age Blues »

La rumeur dit que c’est le Diable qui est vecteur des meilleurs morceaux que l’on puisse écrire ; si tel est le cas le retour de Goatsnake en est un avatar qu’il serait difficile d’écarter. Greg Anderson semble, en effet, avoir provisoirement délaissé son combo drone metal O))) et fait sortir sa guitare de la torpeur méditative dans laquelle elle se trouvait.

Black Age Blues de Goatsnake en est en effet le direct opposé avec un disque qui, si il tente d’atteindre le Nirvana, le décore d’un métal des plus affuté. C’est un album qui est le contraire d’un long drone, une sorte de boogie enfiévré qui sonne d’autant plus virulent qu’il s’est tu pendant onze longue années.

Les riffs sont heavy et mortels, les rythmes implacables mais, cette fois-ci, le combo ajoute une petite différence aux clichés habituels en ajoutant aux vocaux teigneux de Peter Stahl ceux de Wendy Moten, Gale Mayes et Andrea Merrit apportant une délicieuse touche de délicatesse perverse à l’ensemble.

Des neuf titres, il serait difficile d’en appréhender un plutôt qu’un autre mais il conviendra aisément de se dire que, si Black Age Blues est issu des profondeurs, il fait sourdre des maléfices dont l’ivresse est un succulent nectar.

***1/2

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