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Tant qu'il y aura du Rock!

The Darkness: « Last of Our Kind »

The Darkness n’ont jamais prêté intérêt à se conformer à ce que l’on pourrait penser d’eux et à comment ils devraient sonner.

Depuis leur retour sous les projecteurs de l’actualité musicale en 2011, leur répertoire a constamment été évolutif et Last Of Our Kind ne sera pas différent à cet égard. Que ce soit sur les riffs déchaînés et les références aux Vikings sur « Barbarian » jusqu’à une ballade comme «  Sarah O’Sarah » en passant par un guitar-rock direct comme le « single » « Open Fire » le trio sait à merveille varier ses effets et plaire à tous ses fans, anciens et plus récents.

Si on ajoute la voix en falsetto de Justin Hawkins on aura, sur Last of Our Kind, un nouveau disque emblématique de The Darkness ; il n’est toutefois pas interdit de penser qu’un peu moins de versatilité aurait fait de ce disque quelque chose de plus efficient.

**1/2

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Goatsnake: « Black Age Blues »

La rumeur dit que c’est le Diable qui est vecteur des meilleurs morceaux que l’on puisse écrire ; si tel est le cas le retour de Goatsnake en est un avatar qu’il serait difficile d’écarter. Greg Anderson semble, en effet, avoir provisoirement délaissé son combo drone metal O))) et fait sortir sa guitare de la torpeur méditative dans laquelle elle se trouvait.

Black Age Blues de Goatsnake en est en effet le direct opposé avec un disque qui, si il tente d’atteindre le Nirvana, le décore d’un métal des plus affuté. C’est un album qui est le contraire d’un long drone, une sorte de boogie enfiévré qui sonne d’autant plus virulent qu’il s’est tu pendant onze longue années.

Les riffs sont heavy et mortels, les rythmes implacables mais, cette fois-ci, le combo ajoute une petite différence aux clichés habituels en ajoutant aux vocaux teigneux de Peter Stahl ceux de Wendy Moten, Gale Mayes et Andrea Merrit apportant une délicieuse touche de délicatesse perverse à l’ensemble.

Des neuf titres, il serait difficile d’en appréhender un plutôt qu’un autre mais il conviendra aisément de se dire que, si Black Age Blues est issu des profondeurs, il fait sourdre des maléfices dont l’ivresse est un succulent nectar.

***1/2

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Muse: « Drones »

Muse est-il un groupe encore capable de nous surprendre ? À écouter leur nouvel opus Drones on ne peut qu’être tenté par la négative.

Ce septième opus s’emploie déjà à rattraper le faillite du précédent, The 2nd Law, et pour cela il a opté pour une légère variété ; des vocaux a cappella par exemple sur la chanson titre ou du soft-rock fleurant bon les années 80 (« Aftermath »).

Ces choix pourraient déconcertants si ils s’étayaient sur une démarche précise et ne faisaient pas figure d’appendices greffés arbitrairement sur un répertoire avec lequel on est familier.

On retrouvera donc ici les refrains spectaculaires et épiques (« Psycho » ou Dead Inside ») sur lesquels sont ajoutés d’obscures thématiques allant des théories du complot à une éventuelle Troisième Guerre Mondiale.

Cela s’accompagne de passages qui frisent le pompeux (un « The Globalist » ridicule de par sa durée excédant 10 minutes) et même sur un morceau plus enlevé comme « Mercy » la dystopie grandiloquente semble l’emporter.

On ne reprochera pas Bellamy de vouloir, enfin, élever le débat ; on regrettera que la formule employée ici soit si rebattue et convenue.

***

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Four Year Strong: « Four Year Strong »

Techniqement Four Year Strong est un groupe pop-punk. Mais ce nouvel album, le premier depuis trois ans, n’est pas éponyme pour rien puisqu’il s’efforce d’éviter les marques de fabrique du genre pour créer une collection assez vertigineuse de titres qui n’ont rien d’éruptif et d’éructant .

Si on considère un morceau glorieusement assourdi comme « I Hold Myself in Contempt » ou les mouvements syncopés de « Stolen Credit Card » les compositions jettent un pont solide entre le pop-punk et le hardcore mélodique d’une manière si infectieuse que vous ne pourrez vous empêcher de les reprendre en coeur.

Four Year Strong marque un retour en force du combo easycore cumulant sensibilité pop et attitude de défi sans laquelle le rock ne serait rien.

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5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Someone Still Loves You Boris Yeltsin: « The High Country »

Quand vous réalisez un album composé de titre enlevés, si addictifs que vous ne pouvez vous empêcher de les fredonner, vous êtes confronté à un danger inhérent : soit il est simplement agréable et va être très vite oublié, soit les mélodies et la production sont si fortes que cela déterminera la pérennité de votre disque

Avec The High Country, Someone Still Loves You Boris Yeltsin ont réalisé un opus qui est réuss grâce à son côté attrape-tout, un juke-box distillant des tubes indie des années 90 et des pépites « old school » pleines de guitares ajourées par de la fuzz.

On y croisera donc The Pixies, Weezer, Superchunk et même un Elliott Smith qui se serait greffé à Sonic Youth et lui aurait apporté une once de tempérance.

Someone Still Loves You Boris Yeltsin sont parvenus à faire de leurs penchant une qualité, par exemple sur un « Step Brioher City », du pur vintage Superchunk , « Madeline » façon Smith et the Posies (« Magnet’s New Summer’ Do ‘ ».

Le plaisir est basique bien sûr mais pourquoi s’en priver quand arrivent les barbecues et le temps des chansons où règnent trois accords et quelques textes mentionnant les jolies filles  ?

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5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

SOAK: « Before We Forgot How To Dream »

Une écoute distraite classerait le « debut album » de SOAK dans la catégorie des chanteuses d’atmosphères.

Pourtant, les titres de Before We Forgot How To Dream sont conduites beaucoup plus par des guitares acoustiques et une structure couplet/refrain des plus traditionnelle.

Ses vocaux sont tendres et doux, parsemés de reverb ce qui leur ôte une certaine accessibilité et, touts facétieuse que la jeune femme de 18 ans puisse sonner, on ne peut s’empêcher de trouver une certaine réserve dans des titres comme le « single » « Sea Creatures ».

Ailleurs sa mièvrerie semble affectée et les arrangements souffrent d’un minimalisme qui met en avant des éléments qui manquent encore de maturité (« The Garden »).

Bridie Monds-Watson se veut réfléchie mais elle prend parfois des détours qui ne st pas véritablement nécessaire pour cela. On retiendra des titres comme l’excellemment produit « Shuvels » pour gager que Before We Forgot How To Dream est une entame plus que prometteuse pour cette jeune artiste.

**1/2

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Ben Lee: « Love is the Great Rebellion »

Le premier album de Ben Lee date de 20 ans mais sa révélation musicale est venue en 2005 à l’issue d’un voyage on Inde où on lui a dit qu’il réussirait si il mettait de la joie dans sa musique.

Chose faite avec Awake is the New Sleep puis, peu à peu, Lee s’est écarté de sa zone de confort avec un concept album, Deeper Into Dream en 2011 et un autre, plus expérimental, Ayahuasca: Welcome to the Work (2013).

Love is the Great Rebellion le voit revenir en arrière tant, produit lui aussi par Brad Wood, il sonne comme une suite à son disque de 2005.

Le « single », « Big Love », en est la confirmation patente et les thèmes explorés (la résilience dans un contexte d’amour et de mort) ne seront pas étrangers à Awake is the New Sleep.

Un titre comme « Everybody Dies » qui évoque la mort de son père quand il avait 19 ans en est un exemple mais la philosophie de Lee demeure heureuse et sa guitare pétillante permet de dédramatiser le contexte grâce, en outre, à des textes qui refusent de se résigner au deuil.

« Victory » sera un autre titre phare, exemplifiant l’esprit de réflexion qui anime l’album mais riffs de guitare funky et cuivres pleins de verve enlevée nous permettent également de nous éloigner du passé après avoir appris de lui.

Love is the Great Rebellion nous montre avant tout une maturation spirituelle plutôt que musicale. Il n’est pas ici question de s’aventurer dans des expérimentations mais on ne pourra trouver rien à redire à applaudir un artiste capable de nous confectionner des morceaux comme celles qui jalonnent cet album.

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5 juin 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Barenaked Ladies: « Silverball »

Silverball est le douzième album de Barenaked Ladies et le troisième depuis que son membre fondateur en soit parti. Réduits à quatre, le groupe semble avoir compris que la clef du succès est de renouer avec un climat qui véhiculerait une sensation de bonheur en nous présentait des compositions enlevées dominées par ce pop-rock léger que l’on avait l’habitude d’écouter dans les années 70.

La production de Gavin Brown (Three Days Grace, Skillet, Billy Talent, Metric) est très pro et n’est pas pour rien pour la coloration surprenante qui voit le combo renouer avec son registre initial. Siverball est un disque plein de fraicheur et de vitalité qui plaira à ceux qui apprécient Semisonic ou Better The Ezra et que ne rebute pas une plongée dans un passé où le soft-rock gardait une certaine truculence à l’ironie acerbe.

**1/2

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Eternal Summers: « Gold and Stone »

Le succès de Eternal Summers et de sa pop-rock indie ne se démentent pas depuis 2009 mais , sur ce quatirème opus, le trio de Virginie a décidé de changer un peu de braquet et de montrer d’autres cordes à ses cordes de guitares.

Comme The Drop Beneath, le précédent opus, Gold and Stone a été enregistré à Austin avec Louie Lino chargé de tout ce qui va autour du son du combo et celui-ci a accompli un bel effort en permettant à Eternal Summers de s’éloigner des tonalités pop.

Le disque a été produit par le groupe et Lino a impeccablement suivi certaines directives qui voulaient aller vers des textures plus lustrées et lumineuses, insister également sur des riffs très « classic rock » et des éléments jazzy ponctués d’une virulence vocale punk qui joue avec habileté sur le contraste.

Gold and Stone sonne un peu comme un mélange de Blur, Radiohead, Echo & The Bunnymen, Ryan Adams et Trail of Dead ou Dinosaur Jr. et Stereolab ce qui donne un disque dont l’intérêt résidera dans cet alliage à défaut de nous faire vibrer au son de mélodies convaincantes.

**1/2

5 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Melody Garbot: « Currency Of Men »

La chanteuse de Philadelphie est toujours aussi doucereuse que ce à quoi sa voix est associée mais cette fois-ci elle a laisser de côtés les odyssées exotiques et les orchestrations fastueuses de The Absence pour greffer sa propre sensibilité de conscience sociale plantée dans la soul et le funk de la fin des 60’s et du début des 70’s, période on ne peut plus adaptée à ces thématiques.

Son quatrième album studio regorge de basses au rythmiques funky, d’orgue Hammond qui semble avoir infusé dans l’humidité du bayou, de cuivres rétros, d’envolées de gospel et de ces grooves incessant qui vous collent comme une seconde peau.

Malgré la suavité de son phrasé, elle évoque ici ces moments tumultueux qui sont le signe d’un monde en plein désarroi, ajoutant des enregistrements pris sur le fif et des bruits de statiques issus de radios déréglées pour complémenter des textes bâtis autour de la vie de la rue à Los Angeles, éléments qu’elle a absorbés pour étayer les « protest songs » urbains qui servent de toile de fond à Currency Of Man.

C’est un disque moins personnel, moins trempé dans la fumée des lounge bars et qui évite les thèmes de la pop et du jazz (l’amour, le désir) pour des commentaires sur la famine, la pauvreté, la guerre et la vie aux marges de la société.

Produit par Larry Klein et arrangé par Clément Ducol, voilà un album qui brille par sa sophistication mais qui garde une profonde acuité quand il s’agit de se tourner vers ce qui nous entoure.

Currency Of Man est un disque bienvenu, nous seulement pour Melody Garbot en tant qu’artiste et chanteuse mais aussi pour réveiller une conscience que nous devrions tous avoir et qui devrait nous faire préférer les fumets de la contestations aux effluves de cigarettes qui nous isolent dans un monde velouté qui ne veut rien savoir.

***1/2

5 juin 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire