Florence & The Machine: « How Big, How Blue, How Beautiful »

Il serait tant que l’appréciation que l’on peut avoir de Florence ne soit pas uniquement liée au maelström que constitue sa voix. Celle-ci est mélodique certes mais elle est l’émanation d’un personnage, une femme folle en enflammée, qui se trouve en proie à cet ouragan que sont ses émotions et ses sentiments et qui génère soniquement cette approche ampoulée mais jamais gratuite.

Quatre ans après un Ceremonials qui a engendré six énormes « singles » et un son totalement novateur dans le paysage pop il paraissait évident que Florence Welch pouvait se permettre de nous faire attendre tant il était certain qu’on ne l’oublierait pas de sitôt.

Le fait de recruter, à la production Marcus Drays (Arcade Fire, Coldplay, Brian Eno, Mumford & Son et avant tout le travail qu’il avait accompli sur le Homogenic de Björk) montrait à quel point elle souhaiter peaufiner le son qui était le sien et ambitionner de trouver un équilibre entre électronique et organique, tonalités grandiloquentes et gothiques.

Cette alchimie est apparente dès l’ouverture avec « Ship To Wreck » et « What Kind Of MIn », conv-sevabnt tous deux cette prouesse éomtionnelle .propre à une Welch « olde school » avec son phrasé puissante et sinistre ? Lavchanson titre, ensuite, doit sans quelle s’en cache à Goldfrapp (Will Gregory ne prodigue-t-il pas les arrangements de basse pour l’album?) et apporte une sorte de respiration après le punch direct de l’entame. Ensuite Florence & The Machine retourneront au « business as usual » avec un le piétinement chahuteur d’un morceau de la tempe de « Queen Of Peace ».

Tout au long de l’album, quand la chanteuse ne s’adonne pas à son phrasé empthatique, Welch semble vouloir serrer de plus près des passegea comme « Various Storms & Saints » ou « Long & Lost » comme pour vouloir s’enrouler autour de la mélodie, avec un léger crescendo qui, ici, n’a rien à voir avec des explosions cathartiques pour lesquelles nous la connaissons. Il s’agit ici d’épouser et de faire sienne des compositions comme pour cérer une ligature qui n’a rien de ses climax tournés vers l’extérieur. Cette part d’intime, presque de clair-obscur discret nous propose aue autre sorte de tension, bienvenue car plus nuancée. Et si, comme des chiens de Pavlov, nous nous surprenons à attendre quelque chose qui va nous déchirer, nous en sommes pour nos frais et c’est tant mieux.

Pazr contraste les morceaux où elle se lâche, l’effet subit une croissance exponentielle. Il ne que de l’entendre évoquer l’homme qu’elle aime (« Caught ») , l’homme qu’elle aimerait aimer (« Third Eyes ») et l’home dont elle était amoureuse (St . Jude). Toutes ces compositions font presque de ces passages un concept idéalogique sur ce qu’est l’Amour. Même dans « Delilah » où elle narre un béguin pour un type un peu trop enclin à fréquenter des fêtes., cette analyse sera reprise.

Et si le « closer », « Mother », pourrait prétendre à une dose d’apaisement il n’est que cris de colère et de tours de phrases dont on ne sit si ils sont des complimentso u des insultes.

How Big How Blue How Beautiful est on le voit un album qui ne vise pas à bous reposer, ni les oreilles ni l’esprit. Cette mise à nu relative banalise un peu les envolées flanmboyantes d’une chanteuse qui semblait inacessible auparavant. Nous sommes arrivés à ce moment crucial où Florence & The Machine a cessé de se répéter ; pour cela Welch a quelque peu bidouillé la Machine, peut-être pas assez encore mais suffisamment en tous cas pour que l’horeon qui s’esquisse porte la teinte enflammée de sa chevelure à laquelle un zeste de sauvagerie que l’on espère jamais domestiquée, est ajouté.

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