FFS: « FFS »

Des éclectiques et excentriques Sparks, on peut s’attendre à tout et à rien, mais jamais à n’importe quoi. Ils partagent une esthétique commune avec Franz Ferdinand ; cette collaboration n’est donc ni inattendu ni attendu.

Les frères Mal ont toujours marché sur une fine ligne d’humour, de textes crytpiques et de changements de registres qui font leur charme tout comme le A Woofer In Tweeter’s Clothing qui au, début des années 70, provoqua un émoi musical durable dans mes oreilles.

Depuis, leurs variations et contre pieds ont été suivis avec plus ou moins de compréhension voire d’adhésion tout comme leurs 21 concerts londoniens où ils reprenaient à la ligne de guitare près leurs 21 premiers opus.

FFS va reprendre leurs idiosyncrasies fantaisistes et capricieuses, et en faire ici comme une compilation. On y trouvera des emprunts à Liszt, de la disco-pop enlevée, du art rock ludique et des trilles frisant l’opéra, bref toutes les possibilités qui conjuguent à merveille un démarche fun et distanciée.

Le fond n’a rien à envier à la forme, ne serait-ce que sur un « Collaborations Just Don’t Work ») dont on se demandera longtemps si il est à prendre au pied de la lettre, « Johnny Delusional », une rare percée de vulnérabilité où sur un accompagnement de piano très « sparksien » le voix de crooner de Kapranos se lament sur le difficulté de trouver les mots adéquat pour exprimer sa désillusion.

On a eu trop tendance, en effet, à enfermer Sparks dans un registre fun. Pourtant sous leurs textes pointaient souvent un arrière-gout plus mer fait de mélancolie. À cet égard « Little Guy From The Suburbs » n’aura aucun mal à évoquer le tension que peut véhiculer un Scott Walker converti au synth-rok.

FFS confirmera une fois de plus la remaque que j’avais faite à Sparks lords de ma première erencontre avec eux ; métonnant qu’il viennent de Los Angeles, il m’avaien répondu avec faconde : « Los Angeles is a beach scene ». Tout était dit et tout reste encore à dire et ça n’est pas la pochette où leurs visages apparaissent fragmentés comme vis au travers d’un miroir ébréché qui l’infirmera.

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