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Algiers: « Algiers »

En surface il n’y a rien de commun eutre le punk et le gospel si on considère l’esthétique de Frankil James Fisher (grooves industriels, tapisserie de synthés froid, guitares tissant une virulence post punk, staccato et feedback des amplis) et les innombrables sermons de la culture des états du sud (la Géorgie) dont Aligers sont originaires. Le gospel de Fisher se ourrit d’un phrasé de prêcheur , d’allusions au Grande Réveil comme un pasreur baptiste pourrait les professer.

Algiers imite les échelons les plus élevés de la hiérarchie religieuse, une nouvelle façon de communier comme si les claquements de mains et de pieds devaient se nourrir d’autres choses que des manifestations tribales et que les chants issus des champs de coton, les crucifix se devaient d’être éduqués et baptisés d’autres formes de bouleversement.

L’adaptation est le mot-cléf, et ici le gospel se fait brut et viscéral, les guitares hurlantes et les vociférations proches du nihilisme. La tradition sudiste est toujours là mais mise au goût du jour par un trio désormais installé à Brooklyn.

La juxtaposition du « noise rock » et de la soul est revigorante et n’a rien à voir avec un gimmick tant les textes évoluent ici dans ce qu’en d’autres temps contestataires on nommait « agitprop ». On vantera la satire qui naît ci de l’ONU, du colonialisme bien pensant d’ajourd’hui et on ne pourra qu’adhhrer à cette tentative qu’est de crer une « aro-pop dans un contexte décolonisé ».

Ce genre de « protest-songs » a encore lieu d’être ; il est salutaire qu’il se manifeste d’aussi belle manière.

***1/2

4 juin 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Jamie xx: « In Colour »

Alors que son groupe The xx a toujours été un exercice de retenue, les compositions de Jamie xx expriment un peu plus d’exubérance et de couleurs ; elles sont clairsemées mais semblent se réjouit d’être dans de ce monde crée par le producteur et DJ.

Ce dernier n’a rien oublié de l’école britannique de la dance même si celle-ci semble avoir passé son heure de gloire te le titre d’ouverture, « Gosh », est un hommage au drum’n’bass/post rave de la «party scene » des années 80 et 90.

Le dub de « Hold Tight » et le rêveur « Sesaw » portent cette même empreinte mais In Colour se révèle être plus qu’un album qui ramène au passé. Les vocaux en essor et le ralenti sur une rythmique en 4/4 du « single » « Loud Places » sera indéniablement un des morceaux phares de l’année tout comme un « I Know Theres’s Gonna Be (Good Times) » enchantera par sa « vibe » ensoleillée.

Il est loin le temps où le rôle de Jamie xx était cantonné à mettre en valeur Gil Scott Heron ; il a désormais pris son autonomie et dans le registre qu’il est le sein fait montre d’un impressionnant talent.

***1/2

4 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Sun Kil Moon: « Universal Themes

Si on considère la thématique des textes de Mark Zokelek (Sun Kil Moon), à savoir ses expériences de vie et la façon dont il y réagit, il n’est guère étonnant que le titre du septième album de ce chanteur guitariste né-folk apparaisse comme peu approtié.

Universal Themes est, en effet, tout sauf fédérateur dans la mesure où les narrations murmurées de manière un peu folle et sans réelle rime ont plutôt tendance à nous aliéner de son auteur.

Les incidents de la vie réelle sont là toutefois, « Little Rascals », « Garden of Lavender », « Ali/Spnks 2 », autant de titres qui révèlent les goûts et évènements qui jalonnent la vie de Kozalek.

On notera une épopée dénudée, « The Possum » qui ouvre l’album mais qui, étrangement, décide de ne pas profiter de son riff accrocheur et on soulignera enfin la batterie de Steve Shelley (Sonic Youth) pour faire virer son répertoire vers d’autres tangentes moins systématiques. Bref, Unviersal Themes, épousera la route du précédent opus, Benji, y compris dans ses velléités expérimentales ou ses légères touches inspirées de Ravel.

***

4 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

FFS: « FFS »

Des éclectiques et excentriques Sparks, on peut s’attendre à tout et à rien, mais jamais à n’importe quoi. Ils partagent une esthétique commune avec Franz Ferdinand ; cette collaboration n’est donc ni inattendu ni attendu.

Les frères Mal ont toujours marché sur une fine ligne d’humour, de textes crytpiques et de changements de registres qui font leur charme tout comme le A Woofer In Tweeter’s Clothing qui au, début des années 70, provoqua un émoi musical durable dans mes oreilles.

Depuis, leurs variations et contre pieds ont été suivis avec plus ou moins de compréhension voire d’adhésion tout comme leurs 21 concerts londoniens où ils reprenaient à la ligne de guitare près leurs 21 premiers opus.

FFS va reprendre leurs idiosyncrasies fantaisistes et capricieuses, et en faire ici comme une compilation. On y trouvera des emprunts à Liszt, de la disco-pop enlevée, du art rock ludique et des trilles frisant l’opéra, bref toutes les possibilités qui conjuguent à merveille un démarche fun et distanciée.

Le fond n’a rien à envier à la forme, ne serait-ce que sur un « Collaborations Just Don’t Work ») dont on se demandera longtemps si il est à prendre au pied de la lettre, « Johnny Delusional », une rare percée de vulnérabilité où sur un accompagnement de piano très « sparksien » le voix de crooner de Kapranos se lament sur le difficulté de trouver les mots adéquat pour exprimer sa désillusion.

On a eu trop tendance, en effet, à enfermer Sparks dans un registre fun. Pourtant sous leurs textes pointaient souvent un arrière-gout plus mer fait de mélancolie. À cet égard « Little Guy From The Suburbs » n’aura aucun mal à évoquer le tension que peut véhiculer un Scott Walker converti au synth-rok.

FFS confirmera une fois de plus la remaque que j’avais faite à Sparks lords de ma première erencontre avec eux ; métonnant qu’il viennent de Los Angeles, il m’avaien répondu avec faconde : « Los Angeles is a beach scene ». Tout était dit et tout reste encore à dire et ça n’est pas la pochette où leurs visages apparaissent fragmentés comme vis au travers d’un miroir ébréché qui l’infirmera.

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4 juin 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Florence & The Machine: « How Big, How Blue, How Beautiful »

Il serait tant que l’appréciation que l’on peut avoir de Florence ne soit pas uniquement liée au maelström que constitue sa voix. Celle-ci est mélodique certes mais elle est l’émanation d’un personnage, une femme folle en enflammée, qui se trouve en proie à cet ouragan que sont ses émotions et ses sentiments et qui génère soniquement cette approche ampoulée mais jamais gratuite.

Quatre ans après un Ceremonials qui a engendré six énormes « singles » et un son totalement novateur dans le paysage pop il paraissait évident que Florence Welch pouvait se permettre de nous faire attendre tant il était certain qu’on ne l’oublierait pas de sitôt.

Le fait de recruter, à la production Marcus Drays (Arcade Fire, Coldplay, Brian Eno, Mumford & Son et avant tout le travail qu’il avait accompli sur le Homogenic de Björk) montrait à quel point elle souhaiter peaufiner le son qui était le sien et ambitionner de trouver un équilibre entre électronique et organique, tonalités grandiloquentes et gothiques.

Cette alchimie est apparente dès l’ouverture avec « Ship To Wreck » et « What Kind Of MIn », conv-sevabnt tous deux cette prouesse éomtionnelle .propre à une Welch « olde school » avec son phrasé puissante et sinistre ? Lavchanson titre, ensuite, doit sans quelle s’en cache à Goldfrapp (Will Gregory ne prodigue-t-il pas les arrangements de basse pour l’album?) et apporte une sorte de respiration après le punch direct de l’entame. Ensuite Florence & The Machine retourneront au « business as usual » avec un le piétinement chahuteur d’un morceau de la tempe de « Queen Of Peace ».

Tout au long de l’album, quand la chanteuse ne s’adonne pas à son phrasé empthatique, Welch semble vouloir serrer de plus près des passegea comme « Various Storms & Saints » ou « Long & Lost » comme pour vouloir s’enrouler autour de la mélodie, avec un léger crescendo qui, ici, n’a rien à voir avec des explosions cathartiques pour lesquelles nous la connaissons. Il s’agit ici d’épouser et de faire sienne des compositions comme pour cérer une ligature qui n’a rien de ses climax tournés vers l’extérieur. Cette part d’intime, presque de clair-obscur discret nous propose aue autre sorte de tension, bienvenue car plus nuancée. Et si, comme des chiens de Pavlov, nous nous surprenons à attendre quelque chose qui va nous déchirer, nous en sommes pour nos frais et c’est tant mieux.

Pazr contraste les morceaux où elle se lâche, l’effet subit une croissance exponentielle. Il ne que de l’entendre évoquer l’homme qu’elle aime (« Caught ») , l’homme qu’elle aimerait aimer (« Third Eyes ») et l’home dont elle était amoureuse (St . Jude). Toutes ces compositions font presque de ces passages un concept idéalogique sur ce qu’est l’Amour. Même dans « Delilah » où elle narre un béguin pour un type un peu trop enclin à fréquenter des fêtes., cette analyse sera reprise.

Et si le « closer », « Mother », pourrait prétendre à une dose d’apaisement il n’est que cris de colère et de tours de phrases dont on ne sit si ils sont des complimentso u des insultes.

How Big How Blue How Beautiful est on le voit un album qui ne vise pas à bous reposer, ni les oreilles ni l’esprit. Cette mise à nu relative banalise un peu les envolées flanmboyantes d’une chanteuse qui semblait inacessible auparavant. Nous sommes arrivés à ce moment crucial où Florence & The Machine a cessé de se répéter ; pour cela Welch a quelque peu bidouillé la Machine, peut-être pas assez encore mais suffisamment en tous cas pour que l’horeon qui s’esquisse porte la teinte enflammée de sa chevelure à laquelle un zeste de sauvagerie que l’on espère jamais domestiquée, est ajouté.

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4 juin 2015 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire