No BS: Just Rock & Roll!

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Girlpool: « Before the World Was Big »

Tout comme leur EP éponyme qui l’a précédé, Before the World Was Big sonne comme si presque rien ne s’y passait. Les percussions sont soigneusement évitées et il revient à la basse de Harmony Tidval d’assurer un rôle qui pourrait s’y apparenter de loin alors que, pendant ce temps, Cleo Tucker utilise sa guitare avec une modération qui s’ajuste à l’humeur des titres.

Comme sur leur première production, c’est l’interaction harmonique des vocaux qui aura la part belle et le formule marche plutôt bien, avec cohérence et cohésion. « Chinatown » est un beau récit abordant la thématique de l’estime de soi et de l’anvxété qui en résulte (« If I loved myself, would I take it the wrong way ? »), « Dear Nora » brille d’une bienveillante lueur sentimentale grâce à sa guitare flottan,te et la claustrophobie de « Crowded Stranger » est parfaitement enchaînée par son instrumentation.

Rigoureusement rien n’est superflu sur Before the World Was Big ; Girlpool est la preuve vivante que l’on peut être à la fois laconique et cordial.

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2 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

King Gizzard & The Lizard Wizard: « Quarters »

King Gizzard & The Lizard Wizard dont les choses à leur manière, le plus souvent atypique et excentrique. Leur réputation s’est également bâtie à grands renforts de concerts et d’enregistrements ; celui-ci présente la particularité d’être composé de 4 titres de 10 muntes dix secondes chacun.
Ont comprend alors le titre, Quarters, mais il est bon de s’interroger sur cette symétrie. «  The River » ouvre le disque sur un funk inattendu chez ces apôtres de la psychedelia ; il véhicule une sorte de groove qui incline pourtant à penser que des substances stupéfiantes ont présidé à son exécution.

« God Is In The Rhythm » nous présentera une interaction intsrumentale joliment nuancée et « Lonely Steel Sheet Flyer » un bien agréable tempo enlevé à mille lieux du cauchemar à l’acide de leur précédent I’m In Your Mind Fuzz.
Le combo a adopté ici une approche quelque peu compulsive mais nettement plus apaisante ; peut-être se demande-t-il qu’il est grand temps de nous présenter un album qui puisse prétendre tutoyer le hit-parade.
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2 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Summer Camp: « Bad Love »

Quand il s’agit de pop music, on a constaté que l’expression « moins c’est plus » prenait tout son sens. Les meilleurs chansons pop sont souvent les plus somples, avec un groove puissant et une mélodie accrocheuse et elle n’ont besoin, en général, que d’un seul « gimmick » pour que la composition brille et devienne parfois un classique.

C’est une leçon que que le duo britannique qui constitue Summer Camp ne semble toujours pas avoir intégré sur leur nouvel album Bad Love.

La chanson titre qui ouvre le disque est si pétrie de tonalités électroniques que ceux)ci finissent par sonner brouillés et boueux et elle est, en outre, saturée de textes qui semblent noyer la mélodie tant Elizabeth Sankey donne l’impression d’avoir à se bagarrer pour les placer tous dedans.

Le reste du disque souffrira de la profusion d’idées que Summer Camp veut nourrir de force dans chaque morceau sans en lâcher aucune. Les moments prometteurs sont noyés dans la densité des arrangements et seul « Run Away » fera exception à la règle en nous délivrant un petit espace de tendresse jolie et dépouillée.

**1/2

2 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Anti-Flage: « American Spring »

Depuis près de 25 ans, Anti-Flag a, pour reprendre l’espression, « rendu la honte plus honteuse en la livrant à la publicité. » Il s’agit pour ce combo de Pittsbugh de nous tendre un miroir pour que nous soyons témoins des maux et des injustices du monde et de les exposer avec un répertoire punk féroce et tenace.

La planète ne s’est, en effet, pas améliorée raison de plus pour que le désenchantement qui habite le groupe trouve à nouveau ample inspiration qu’il soumet à notre sagacité.

Sur American Spring, les quaroze plages nous offrent un spectacle toujours aussi znragé par exemple sur l’hymne tapageur qu’est « Brandeburg Gate » et l’invective forcenée qui jalonne « Walk Away ».

Les vocaux de Justin Sane (sic!) gardent toujours leur exigence et leur fore de conviction et, si à la fin du disque vous éprouvez la sensation que, peut-être, il serait possible de faire de ce monde un meilleur endroit, Anti-Flag, avec ses clins d’eil à Marx ou Thoreau, n’aura pas parlé en vain.

***1/2

2 juin 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire