Valet: « Nature »

Cela fait sept ans que les fans de Valet (c’est-à-dire Honey Owen) se demandent si elle allait enregistrer un autre de ses disques de blues fracturé traversé par l’énergie punk de la scène de la Bay Area.

Elle-même devait d’ailleurs s’interroger disait-on, mais la voilà de retour avec un Nature qui dévoile une autre facette de ce qu’elle est : hantée et éthérée mais toujours aussi fragmentée. C’est l’album typique pour entretenir une certaine légende et lui assurer l’attention de ce public culte qui a toujours le sien.

Ce retour est fait de climats doux, de vocaux brumeux et d’arrangements où le shoegaze se mêle au pastoral. Ce qui est suggéré vise à nous nimber dans une certaine béatitude semblable à ce gothique nuancé dans lequel des sons fantomatiques émergeraient des haut-parleurs.

Il est aisé de s’y glisser, de s’y confondre et de s’en imprégner tout comme il sera délicat de secouer l’univers dans lequel Owen nous introduit. Attendre sept ans pour cela est une garantie de pérennité pour quelqu’un dont le travers était de cultiver l’éphémère.

***1/2

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