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The Milk Carton Kids: « Monterey »

Monterey est décrit comme le troisième album du duo indie-folk The Milk Carton Kids mais, sachant qu’il a été écrit sur la route et enregistré dans des salles de concerts vides cette méthode atypique n’en fait pas un réel disque de studio.

En même temps le résultat est concluant car il permet de capturer des artistes là où ils sont le plus à l’aise dans un cadre intime et chaleureux. Joey Ryan et Kenneth Pattengale écrivent, chantent et jouent de la guitare acoustique et délivrent ici quelque chose qui va au-delà de cet alliage.

Les harmonies vocales sont enchanteresses, et le tout donne la sensation d’avoir été crée dans un univers fait de symbiose entre eux. On notera la facilité à prodiguer un son qui paraisse accompli même sur les titres courts (Sing Sparrow Sing ») et à nous entraîner vers des méditations philosophiques voire cosmiques comme sur la chanson titre.

Sur la durée de l’album, toutefois, la stricte adhérence à une seule esthétique devient quelque peu lassante même si la maîtrise exercée par The Milk Carton Kids n’est jamais prise en faute.

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27 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Tanlines: « Highlights »

« Pendant tout ce temps nous avons attendu de pouvoir prouver qu’on pouvait l’emporter sur tout », ainsi chante Eric Emm sur « Palace » le troisième titre du deuxième disque de Tanlines, Highlights.

Ce qui pourrait passer pour une quête amoureuse ou existentielle ; c’est pourtant aussi une ode à la patience, une qualité que le duo possède indubitablement si on calcule l’écart de trois ans entre le premier album, Mixed Emotions, et celui-ci.

Nous n ‘avons, en effet, pas affaire à un disque electro-indie à rythmique en 4/4 uniforme ; on y trouve des éléments « dance » (« Slipping Away », « Pieces » ou « Thinking ») mais on sent très bien que ça n’est pas l’objectif fondamental de Emm et de Jesse Cohen.

Tout comme le précédent, Highligts aurait très bien pu être une recherche uniquement sonique, la plus énorme même ; on y discerne au contraire beaucoup de retenue comme si les deux musiciens pouvaient très bien voir la route vers laquelle ils devaient s’engager mais avaient choisi de rester là où ils sont parce que c’est plus confortable.

Ceci, en soi, n’est guère gênant dans la mesure où on y trouve des signes subtils de maturation, suffisamment en tous cas pour que le duo évite le fameux « sophomore slump ».

Un morceau comme « Running Still » par exemple brille d’influences Radio Dept. qui manie avec dextérité le paradoxe de grandir en âge, le nombre des années ne nous faisant pas nécessairement plus avisés.

La question « What are you running for ? » est d’ailleurs omniprésente dans le dernier tiers de l’album où une composition dance, « Thinking », se mue en fading de cet hymne à la crise existentielle qu’est « If You Stay » avant de s’arrondir avec ‘Darling Dreamer ».

À la fin de l’album on reste avec l’impression qu’attendre sera notre seule option ; les derniers vers de Highlights sont un « wait for me » significatif. Mais cette demande est tempérée d’optimisme et, si c’est un appel, il n’est pas désespéré mais plutôt un cri de tolérance. Quand Emm déclare qu’il est parvenu à « se débarrasser de ses peurs et fini de se cacher », il ne nous reste plus qu’à patienter pour voir vers où ce cheminement mènera Tanlines.

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27 mai 2015 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Hiatus Kaiyote: « Choose Your Weapon »

Venus de Melbourne, Hiatus Kaiyote se définit comme un combo « future soul » à savoir expérimental tout en restant mélodieux. Précédemment il restait cantonné dans un registre neo-soul à l’instar de Q-Tip, Prince ou Stevie Wonder ; sur Choose Your Weapon le ton se fait plus explorateur au risque de, parfois, donner la sensation qu’il ne sait où il va.

Cela n’est pas nécessairement un défaut mais ce manque de direction fait que certains morceaux manquent d’une certaine emphase (« Borderline With My Atoms » ou « Breathing Underwater ») alors que la crédibilité du groupe sort renforcée quand une seule humeur l’anime

Celle-ci peut être joueuse comme « Molasses », soul et laidback sur « Fingerprints » ou fraiche avec « Building A Ladder ».

Il est clair que Nai Palm maîtrise mieux ses vocaux et que le groupe a acquis en potentiel. Reste à savoir si cette alchimie pourra se matérialiser de manière moins erratique en un voyage soul où il est déjà plaisant d’aventurer ses pieds.

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26 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Branson Flowers: « The Desired Effect »

Brandon Flowers semble s’amuser beaucoup plus qu’avec The Killers même si il n’envisage pas de s’en séparer. Sur son deucième opus solo après un Flamingo plutôt bien reçu en 2012 il s’aventure en effet du côté de la pop « fun », tout est dans le titre The Desired Effect, l’effect recherché semble être un disque moins rock encore que le précédent et avec un son rétro qui vise à générer sans doute un « feelgood factor ».

Les vocaux son enlevés et montent en flèche comme pour faire naître un sourire et, si le disque est plaisant à écouter, il manque singulièrement de substance. Il n’y a rien de mal à privilégier ce type de musique mais il est vraisemblable que ce disque s’épuisera de lui-même une fois The Killers réunis à nouveau.

Ces derniers restent plantés dans le rock alternatif, Flowers, avec des déclarations souvent fracassantes et péremptoires,se voudrait une pop star. Reste à conjuguer mainstream et indie rock, mais il faudra pour cela autre chose que du easy-listening.

**1/2

26 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Ceremony: « The L-Shaped Man »

Ce quintette de la Bay Area a commencé avec du post hardcore en 2004 avant de virer vers l’indie rock garage et la alt pop avec Zoo en 2012. Il semble, sur The L-Shaped Man, vouloir continuer son évolution avec un album qui, enfin, justifie son nom emprunté à un titre de Joy Division.

On ne peut pas néanmoins parler d’un hommage même si le disque n’en est pas loin. « Hibernation » ouvre l’album sur un piano morose et, tout en son long, jusqu’au « closer » « The Understanding », l’humeur sera à la mélancolie maussade.

C’est plus à l’esprit de Ian Curtis qu’à sa musique que Cermony s’adresse un peu comme Interpol le faisait sur Turn on the Bright Lights. L’humeur est aux guitares dentelées comme sut « The Pattern » s’élevant en titres anthémiques (« Bleeder »).

« Root Of The World » tout comme le militant « Your Life In France » conserveront le phrasé des débuts en l’enrobant d’un linceul obscur ; ce sont des morceaux aptes à réconcilier nouveaux et anciens fans du groupe.

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26 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Rapid Talk: Interview de Lone Wolf.

« Quand je disais ne pas vouloir faire un autre disque, j’étais vraiment sincère et sérieux » insite Paul Marshall au sujet de son nouvel opus sous le nom de Lone Wolfe, The Lodge. IL est vrai qu’il avait semble couper les ponts avec l’industrie musicale après The Lovers en 2012 et il a peine à l’expliquer : « C’est une chose très difficile et très personnelle et je ne m’attends pas à ce que les gens puissent le comprendre. Je pense être devenu un individu capable de percevoir la complexité de ce que je suis en tant qu’être humain. Le tout est de savoir pourquoi c’est un processus anxiogène pour moi et, de manière surprenante, c’est quand on a diagnostiqué que j’étais un angoissé chronique que tout s’est simplifié. »

Il se rappelle alors l’état dans lequel il se trouvait juste avant le sortie de The Lovers et de ses deux précédents albums, Vultures et The Devil and I : « J’étais au bord de la dépression nerveuse avec cet étrange cocktail de malaise amoureux et de soucis pour la moindre choses. »

Ce qui a changé, poursuit-il, était qu’il était arrivé « à un point où j’ai soudain réalisé que la musique était un élément qui, non seulement ne m’affligeait pas, mais qu’il générait en moi le besoin de créer un quelque chose dont je ne pourrai jamais me débarrasser. »

Sentant « qu’il restait une dernière chose à faire sous le nom de Lone Wolf », il s’est mis au travail avec le producteur James Kenosha et le joueur de trompette David Warnegard afin de réaliser un album qui soit une confession brute, inspirée de Talk Talk, et que celle-ci allait se nommer The Lodge du nom du studio de Kenosha. « C’est une pièce où, hormis la résidence d’été de Sophie ma compagne au nord de la Suède, je peux ôter tout cette enveloppe d’angoisse dont je suis imprégné. »

De là un disque qui ne sera peut-être pas le premier : « Pour une raison ou pour une autre, à chaque fois que je m’installe au piano dans le studio de James, c’est comme si j’avais assez de temps pour enregistrer toutes ces idées qui sont miennes. »

 

25 mai 2015 Posted by | Rapid Talk | Laisser un commentaire

Total Babes: « Heydays »

Total Babes est un combo qui marche sur une corde raide ; celle qui court entre sincérité, agression et désinvolture. Cachés derrière des percussions tranchantes, des vocaux uniformes, des guitares en fuzz on trouve des textes innocents, comme si il s’agissait sur ce deuxième album mettre à plat l’esprit teenager dissimulé sous un son garage rock.

Heydays démarre sur une dynamique plus sophistiquée, « Circlin » par exemple fait montre de tempos vifs et d’éclairs de synthés de haute voltige, le tout sans une once de distorsion.

La deuxième partie de l’album exposera d’ailleurs l’attitude plus douce du groupe ; « Sunny Side » et son piano minimaliste offrant une très judicieuse transition à « Repeat Gold » et son riff de guitare accrocheur, ses vocaux mesurés et ses arpèges de six cordes.

C’est la touche folk de Total Babes qui le distingue du punk de Cloud Nothing où le batteur et fondateur de Total Babes Jason Gerycz officie également. Heydays est l’album parfait pour concilier révolte adolescente et un corollaire fait des peines de coeur qu’on éprouve à cet âge.

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25 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Lone Wolf: « The Lodge »

Lone Wolf est l’alter ego de Paul Marshall un chanteur compositeur de Leeds dont le répertoire se situe entre Nick Drake et John Grant. Après deux premiers albums bien reçus, des crises d’angoisse l’ont fait provisoirement délaisser la musique avant quil ne réapparaissent aujourd’hui avec The Lodge.

Cette fois-ci, le disque n’est pas bâti autour de la guitare mais d’un piano et d’une trompette. L’arrangement est minimaliste en matière de percussions ce qui convient à merveille à la thématique de l’album : l’espace.

Le contraste est curieux avec des orchestrations clairsemées qui remplissent tou autant qu’elles créent un vide ce qui permet à Marshall de trpuver la place essentielle qui est la sienne ; venir ainsi à bout de son anxiété.

Les émotions y sont à fleur de peau et menaçantes ce qui n’est guère surprenant. Reste que certaines harmonies délicates, des frappés de piano tourbillonnants apportent de légères notions d’espoir qui, bien que vacillant, ne s’éteint jamais. On est de ce fait incertain des sensations éprouvées ; seuls le soulagement et les yeux légèrement humides peuvent marquer une empathie avec l’exutoire que constitue The Lodge.

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25 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Jad Fair: « Yes »

L’icône indie pop japonaise Jad Fair s’associe ici avec Norman Blake (Teenage Fan Club) pour le première fois depuis Word of Wisdom and Hope un opus datant de 2002.

Sans suprise les résultats seron,t charmants, terme approprié au registre dans lequel se situent les deux musiciens. La voix de Jad Fair est délicieusement grinçante et positive alors que les arrangements de Blake sont doux et donnent envie de les fredonner. Bref Yes est un album sucré et délicat au palais et tout bonnement merveilleusement tranquille.

Blake semble très inspiré, que ce soit dans le minimalisme sombre au piano, le college rock gentillet ou tout bêtement quand il affecte la pose du guitar hero. On notera qu’il se tient éloigné du noisepop de Half Japanese ce qui fait de Yes un disque moins surexcité et, conséquemment, plus marquant.

Il s’agit d’un album sur la vie, l’amour et le fait de regarder de l’avant et si cet élan peut en rebuter certains(en particulier ceux dont la disposition est celle de pisse-vinaigre) il est suffisamment humain pour sa pop fonctionne de manière magique.

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25 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Hinder: « When the Smoke Clears »

Il y a dix ans, à la suite de leur « hit », « Lips Of An Angel », un billet pour un concert de Hinder s’arrachait à prix d’or. Depuis, le combo d’Okhlahoma a bénéficié d’un relatif succès avec un soft-rock AOR, des tournées avec Nickleback et Mötley Crüe et des albums anthémiques comme Extreme Behaviour.

Sur ce sixième album on sait à quoi donc s’attendre, un rock mainstream destiné à un public mainstream, bien exécuté mais dont la seule nouveauté est l’arrivée d’un troisième chanteur (un certain Marshall Dutton) en lieu et place de Austin Winkler.

Les dix compostions sont conformes au genre mais ennuyeuses et plates et n’atteignent en aucun cas la qualité des compositions pour lesquelles on ne pouvait nier que Hinder était compétant.

Les titres sont rebattus, seuld « Intoxicated » et « Dead To Me » sortent légèrement du lot par leur approche plus heavy tout comme, à l’autre bout du spectre, la ballade acoustique « If Only For Tonight ».

Aucun mystère quant à quoi on peut s’attendre sur When the Smoke Clears additionné à un disque qui manque singulièrement de passion.

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24 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire