The Vaccines: « English Graffiti »

Ces cinq dernières années The Vaccines ont capturé le coeur et l’esprit de bien des fans de rock, au-delà des générations, grâce à une guitar indie pop énergique vectrice d’abandon et d’innocence. Après leur deuxième opus, Come of Age, et son « hit single », « Teenage Icon », le groupe est de retour avec un troisième album qui ne surprendra que peu de monde. La plupart des groupes prennent un disque ou deux pour assoir leur son avant de se lancer dans une aventure plus expérimentale et English Graffiti ne fera pas exception à la règle.

Le disque se permet ainsi des incursions dans des titres où les synthés sont plus accentués, avec des tonalités plus riches où les textures oniriques sont plus amplement mises en avant. Les sons de guitares familiers se sont transformés pour aller vers un véritable barrage de riffs fuzzy et abrasifs, une surmultipliée qui ne serait pas déplacée sur un groupe de garage rock. Ces deux éléments se mélangent de manière étonnamment fluide, par exemple sur « Denial » et la tonalité incroyablement drue de sa guitare et un arrière-fond de synthés fastueux.

Le titre d’ouverture, le « single » « Handsome », démontre à quel point, sous la houlette de Dve Fridman à la production, The Vaccines assument le fait d’être un groupe de rock qui pousse les choses à leurs limites en s’exemptant de synthés. La thématique sonique du disque est bien la distorsion, exmplofiée par una attitude joyeusement punk telle qu’on la percevait dans les précédents « singles » : enlevée, simple et bienheureuse.

La ligne de basse est intense, souvent en surmultipliée, les six cordes carillonnent ; le tout construit une énergie en profusion comme sur « 20/20 » ou « Radio Bikini » qui adhèrent à cette sorte de mantra axée sur l’accroche qui apporte un tranchant supplémentaire à ce qu’on connaissait de le formule du groupe.

« Dream Lover » et « Want You So Bad » enfonceront encore plus le clou en y greffant cette once de séduction qui fait partie de l’image du combo mais celle-ci se lézardera sur les passages les plus lents. « Maybe I Could Hold You » pourrait concourir au titre du meilleur classique de remplissage d’autant qu’il semble inspiré du AM des Arctic Monkeys.

Pour le reste, English Graffiti est le disque le mieux produit des Vaccines. Mérite en revient à Fridman bien sûr ; ceux-ci continuent à se montrer fédérateurs sans pour autant viser à toucher le mainstream. Leur rock conserve cette acuité qui ne peut que plaire aux aficionados de la chose indie adolescente et cette construction suffisamment bien agencée pour satisfaire un public plus âgé qui en a déjà vu d’autres mais qui ne perdra pas son temps en se plongeant dans English Graffiti. Leur premier album s’intitulait What Do You Expect Fom The Vaccines ? Celui-ci est une réponse circonstanciée : on ne peut s’attendre qu’au meilleur de leur part tant qu’ils produiront de telles pop songs.

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