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Holydrug Couple: « Moonlust »

Après nous avoir concocté un trip sous acide plus doux qu’astringent sur Noctuary, ce duo venu de Santiago du Chili navigue vers des rivages différents avec leur « follow up » Moonlust.

On y trouvera de l’electro française ; The Holydrug Couple reconnaît d’ailleurs que la plupart des titres sont inspirés de Air.

Les mélodies pop affichent des tempos langoureux, des vocaux voilés et des textures exécutées par des synthés propres à susciter l’intérêt de n’importe quel client d’un coffee bar.

Le duo nous livre ainsi une musique suave et comme passée au percolateur, de type crooner comme sur « Baby I’m Going Away » ou « spacey » (éIf I Could Find You (Eternity) » ou en se lançant dans des instrumentaux (« Generique Noir » et « French Movie Theme »). Le résultat est distrayant et agréable pour qui veut se vider la tête.

**1/2

21 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Surfer Blood: « 100 Palms »

1000 Palms est un disque plutôt enlevé pour un groupe assailli de problèmes, le plus grave étant le départ de leur guitariste Thomas Fekete en raison d’un sarcome aux poumons.

Le quatuor de Floride a pourtant été capable de puiser dans son escarcelle la plus vive pour confectionner onze titres de surf-rock ensoleillé et clair (pas de fuzz), débridé et plein de verve et de vigueur.

Les textes n’ont, bien évidemment, pas tous cette nature mais sils sont suffisamment bien écrits pour êtres sensibles sans se montrer pesants. Ainsi John Paul Pitts chante sur « Feast Famine », « J’ai fait bonne figure avant mais aujourd’hui je deviens si émacié ». C’est sans doute le morceau phare, tout autant en termes de textes que de musique tant il conjugue accroche imparable et mélancolie diffuse.

Surfer Blood a, pour ce disque, évité tout soutien d’une « major » ; cela rend l’album plus personnel et collaboratif par exemple sur « I Can’t Explain ». On appréciera l’éclectisme dont il fait preuve sur ce quatrième opus preuve s’il en est qu’il dispose encore d’une marge de manœuvre si tant est que les galères ne l’emportent pas.

***

21 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Crocodiles: « Boys »

Crimes of Passion était un album qui fonctionnait très bien parce que, en dépit du côté dérivatif d’un son fuzzy et négligent, les morceaux étaient travaillés avec expertise et vraiment accrocheurs.

Avec Boys en revanche, Crocodiles semble l’avoir oublié et estimé que c’était le son qui faisait un album et non ses compositions. Cette insistance a pour résultat un disque qui ne sonne que comme si il était constitué de riffs et, qu’en plus, ceux-ci ont éét délivrés alors que le duo était encore à moitié endormi.

Ça n’est pas pour autant un mauvais album, certaines choses y sont même plutôt bonnes, mais c’est un disque frustrant à écouter. Le titre d’ouverture, « Crybaby Demon », en est le meilleur(ou le pire) exemple mais au moins il s’oublie facilement. « Foolin Around » suivra avec une ligne de basse dont la seule qualité est d’être empruntée à « Billie Jean » et pratiquement tout le reste est à l’encan : des jams auxquelles on a ajouté un titre façon Sonic Youth et une mélodie qui va vaguement avec.

« The Boy is a Tramp » et « Transylvania » rappelleront que le groupe peut mieux faire, mais il pointera de manière plus épineuse les limites de la nonchalance.

**

21 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire