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Knxwledge: « Hud Dreems »

Les albums instrumentaux sont souvent fastidieux, en particulier ceux de hip-hop. Knxwledge, un DJ et producteur de Los Angeles, s’y risque pourtant avec Hud Dreems et un résultat qui, il faut l’avouer, ne révolutionnera pas la planète du genre.

En revanche la qualité des 26 plages qui le compose est plutôt bonne dans le style « sampler ». La plupart des compositions sont sous la barre des deux minutes et certaines dépassent à peine les 60 secondes.

Quelque part c’est le format idéal pour sortir ce type de production car aucun des morceaux ne donne la sensation de traîner en longueur et il est rafraichissant d’être témoin de la manière dont Knxwledge s’empare de sa production classe et la manipuler à chaque minute.

On regrettera néanmoins le fait que beaucoup d’entre elles tendent à se mêler les unes aux autres de manière pas toujours heureuse. La production est cohérente mais elle devient un peu trop uniforme. Il y échappera parfois en tissant des samples vocaux au sein même des beats mais, dans l’ensemble, Hud Dreems semble plus adapté à être écouté dans un lounge qu’à prêter attention à on architecture.

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17 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

A Grave With No Name: « Feathers Wet, Under the Moon »

Taylor Swift , et ce sera la seule comparaison avec la nymphette, a souvent déclaré que vivre à Nashville un certain temps lui a servi d’expérience et lui a permis de savoir qu’il lui fallait être différente si elle voulait être remarquée.

Dans un monde où tout le monde possède un ordi portable et une connexion internet, être un « bedroom producer » n’est plus aussi cool qu’avant ; Whirlpool (2013) marquait déjà un éloignement par rapport « home recording » de Alex Shields, son déménagement à Nashville où a été enregistré Feathers Wet, Under the Moon le nouvel opus de A Grave With No Name marque une nouvelle èrer pour l’artiste qui s’est entouré ici de ses musiciens préférés.

Le titre d’ouverture, « Nursing Home » sonne comme un titre qu’aurait pu composer Yo La Tenfo quand ils étaient une peu plus jeunes et en colère. C’est une manière de faire un clin d’oeil et de dire un adieu à Whirlpool et la transition de ce morceau à « Your Ghost By The Lake » va servir de référence pour le reste de l’album.

On ne retrouvera plus en effet les murs de feedback ni les bains de reverbs dans lesquels les vocaux semblaient être immergés ; à la place le slide guitar et les cordes arrondissent les angles et le phrasé de Shields se fait roucoulement apaisant et constant. C’est une chanson sentimentale dans son sens le plus vrai et le plus beau et elle représente une introduction parfaite au disque.

Le premier « single », « Orion », affichera peut-être l’accord le plus froid qu’on puisse gratter à la guitare de 2015 ainsi qu’un solo incroyable à la six cordes et « I Will Ride a Horse » contiendra un ahurissant interlude au piano qui ne pourra que vous prendre par surprise. C’est une autre des ces compositions dont il est impossible qu’elle ne nous affecte pas.

Ce qui sera le point saillant de Feathers Wet ,Under the Moon est que la musique, à savoir l’instrumentation en soi, est brillante de bout en bout. Chaque mélodie regorge de caractère, chaque pause, chaque étincelle de violon et gémissement de feedback tient son rôle. Tout y est présent pour une raison ; nous raconter une histoire également au travers du son.

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17 mai 2015 Posted by | Quickies | , , | Laisser un commentaire

Paul Weller: « Saturn Patterns »

Sur ce douzième album solo de Paul Weller figure une composition nommée « I’m Where Should Be ». En partant d’une ligne de basse et avec suffisamment de « do be doos » pour accompagner un disque entier de Frank Sinatra, notre « Modfather » fait le point sur sa vie et conclut qu’il l’a menée comme il le voulait « my way » sic!) et que par conséquent il n’éprouvait aucuns regrets.

Les excellents critiques qui ont accueilli sur ses deux précédents opus (Wake Up The Nation et Sonik Kicks) ainsi qeu le participation sur Saturn Patterns de membres de The Strypes et de Syd Arthur suggèrent en outre qu’il reste entouré de beaucoup de respect pour la façon dont il a su canalisé l’esprit des 60’s.

Aisni, « White Sky » sera un titre trempée dans une profusion de pédale wah-wah, « Long Time » mêlera rythmes à la Velvet Underground et moogs façon Hawkwind et « Phoenix » fusionnera des grooves à la Curtis Mayfield et des notes de piano tintant comme elles le faisaient chez les Doors.

Weller est, effectivement, là où il doit être et la visite qu’il nous en offre vaut amplement le détour.

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17 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Du Blonde: « Welcome Back To MIlk »

La transformation de Beth Jeans Houghton de troubadour déjantée à un nouvel alter-ego is certainement quelque chose de standard dans une carrière musicale agitée. Du Blonde est quelque chose de triomphant à tous les niveaux et son modus operandi (grosso modo rage et guitares hurlantes) est explosif à tous égards. « Hunter » est un ballade soul solide dont la forme classique et la production impeccable pourraient étouffer toute tentative mainstream et en faire une sources d’épanchement pour toute tentative mainstream d’aujourd’hui.

Quand Houghton baisse, sur un « Black Magic » façon Roy Orbison on ne sera pas étonné d’apprendre que la production sera assurée par Jim Sclavunos des Bad Seeds. Comme avec ses dernières participations avec la chanteuse du New Jersey Nicole Atkins, ses arrangements sont accommodants et laissent à la vocaliste la place qui lui revient. Dans le cas de Du Blonde, il s’agit d’un brasier comme sur « Four In The Morning » lorsqu’elle rugit : « Shut the fuck up… / I’m not sure I adore you. » Cette phrase sera une plaisante piqure de rappel pour nous faire comprendre qu’écouter un artiste jamais sevré reste une des plus grandes joies dans la vie.

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17 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire