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The Kingbees: « The Kingbees »

Ce sont les Stray Cats qui remirent au goût du jour le rockabilly au début des 80’s mais The Kingbees auraient du également en recueillir certains dividendes.

Ces derniers bénéficièrent d’un hit régional dans le Midwest, « My Mistake », et commencèrent à tourner poura ssurer le soutien d’u « single » et de l’albyum qui venanitde paraître.

Le malheur voulut que leur label, RSO Records, ne se trouva pas en mesure de les soutenir en raison du désastre financier de leur BO du Film Sgt. Peppers Lonely Hearts Club Band ce qui empêcha les Kingbees d’acquérir un auditoire national.

Le leader du groupe, Jimmie James, était un fan avoué de Buddy Holly et ce « debut album » montrait, jeu de guitare vif et concis, harmonies solides, qu’ils avaient bien appris leurs leçons tout en modernisant son style comme sur « Fast Girls ».

The Kingbees ne s’essayaient pas à faire une déclaration de foi, ils savaient juste réaliser des disques de rock and roll sans se préoccuper des modes comme le prouve cette compilation.

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10 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Tracey Thorn: « Songs from The Falling »

Tracey Thorn avait formé le duo Everything But The Girl avant s’orienter vers une carrière solo de moins indie et plus axée sur la musique club. Récemment elle avait exprimé son admiration pour la documentariste Carol Morley qui l’a alors approchée lors d’une signature de son livre autobiographique Bedsit Disco Queen: How I Grew Up and Tried to Be a Pop Star.

Cela leur donna l’occasion de collaborer à The Falling pour lequel Thorn retrouva quelques anciennes compositions datant de sa période avec Marine Girls.

L’enregistrement compte huit morceaux, tous succincts et calmes, avec des instruments tels le triangle, la flûte et le bloc de bois tous utilisé dans certaines scènes du film. Comme sur se premières œuvres, les titres sont simples et d’humeur downtempo. On se retrouve ainsi parfois au bord du maussade mais ce climat convient parfaitement à l’atmosphère du film. Dans la mesure où les textes sont plus qu’un recyclage littéral du script.

**1/2

10 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Torres: « Sprinter »

Sur la couverture du premier album éponyme de Torres (Mackenzie Scott) la chanteuse affiche un look inoffensif alors que sur Sprinter l’artiste semble avoir échangé sa vulnérabilité contre un visage beaucoup moins anodin, proche de celui que pourrait avoir une femme fatale gothique. Ces deux photos symbolisent à merveille la transformation de la jeune musicienne qui semble avoir grandi de dix en seulement deux et apparait prête à embrasser les comparaisons à PJ Harvey nées de son « debut album » ne serait-ce qu’en recrutant un de ses collaborateurs, Rob Ellis, pour assurer la co-production.

Torres a été ce qu’on appelle un « sleeper » ; un disque auto-produit, sorti discrètement et qui a, peu à peu, fait son chemin. Le « songwriting » de Mackenzie Scott n’était pas flashy mais il avait cette régularité que dees textes autobiographiques et pénétrants pouvait véhiculer. Ils apportaient un peu de mordant à des compositions construites avec un soin méticuleux. Pour certains, Torres était un opus trop timide, voire timoré, semblable aux pages introspectives d’un journal personnel ; ceux-ci seront satisfaits de constater que Sprinter prend la résonance d’un mégaphone.

Le disque s’ouvre sur un morceau qui marque à quel point la chanteuse a changé. Alors que sur Torres elle nous invitait tranquillement dans son monde, « Strange Hellos » se précipite violemment dans le nôtre ; c’est un titre puissant avec un riff de guitare en distorsion où, vocalement, Scott n’hésite pas à tutoyer un chaotique dans lequel elle semble vouloir perdre tout contrôle à l’inverse de la minutie qui présidait à son premier album. Si Sprinter débute de manière si ampoulée ça n’est pas une fausse piste avant que Scott ne retourne à son registre initial, c’est au contraire une affirmation, celle qu’elle est non seulement sans peur face aux comparaisons mais aussi intrépide dans ses refus de compromis.

Cette intrépidité se manifeste dans la manière patiente avec laquelle elle construit ses chansons. Des morceaux comme « New Skin », « Son, You Are No Island » et « Sprinter » se transforment progressivement tout au long de leur déroulement et le tout se fait de façon naturelle. La structure des titres n’était pas liée par une logique couplet/refrain sur Torres ; ici Scott va encore plus loin puisque tout semble y être écrit de manière instinctive.

La chanson titre par exemple possède une « outro » étendue qui résonne de façon poétique après les touches plus rudes du morceau et le refrain de « New Skin » semble vouloir être une nouvelle chanson émergeant des débris perclus d’émotions des premières minutes.

Cette procédure intuitive est largement épaulée par Rob Ellis et Adrian Utley. Le premier avant tout connu pour son travail avec PJ Harvey, Anna Calvi et Cold Specks et il apporte une tonalité brute et riche à la production alors que les enjolivures à la guitare de Utley donnent une floraison essentielle au climat de l’album (n’oublions pas son rôle dans « The Rip » de Portishead).

Scott avait expliqué que choisir Torres comme nom d’artiste était de disparaître derrière sa musique. À l’époque il y avait peu de contrastes entre Torres et Scott, la jeune fan de St. Vincent et Law & Order. Aujourd’hui les différences sont stupéfiantes. Scott est capable de donner libre cours à ses émotions, à s’en enkyster jusqu’au sang ; on ne serait pas étonné d’apprendre qu’elle a saccagé une chambre d’hôtel car c’est ce que Torres fait sur cet album. Sprinter vous attrape par le col et vous guide là où il vous est impossible de ne pas aller. Son voyage est fait de dévastation, de perte et de rédemption et elle vous le fait partager dans son intégralité.

Ce qui rend Sprinter unique par rapport à la myriade de chanteuses compositrices enregistrant des albums solos est sa beauté ; non pas une beauté stérilisée et symétrique mais une beauté émotionnelle et brute. Scott délivre un message personnel de façon si intense qu’elle semble ne chanter que pour vous un peu comme Perfume Genius, Waxahatchee ou Sharon Van Etten. Mais la différence clef sera qu’elle est à même de canaliser anxiété, colère et regret dans un univers parfaitement mis en relief par sa musique et sans que celle-ci ne devienne morne ou ennuyeuse. Il est rare qu’une artiste ouvre ses blessures et nous en récompense d’une nouvelle peau, c’est pourtant la cas de Torres/Scott avec ce fantastique album.

****1/2

10 mai 2015 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Landshapes: « Heyoon »

Landshapes est un groupe quelque peu excentrique ; leur deuxième album, Heyoon, ne traite-t-il pas selon eux de « pratiques perdues, mondes cachés et sujets secrets » ? Le « single » , « Mongee », se veut, à cet égard, interplanétaire et leur façon de raconter des histoires atypiques.

Cela ne serait rien de plus si le son n’était pas massif et riche, par exemple une guitare particulièrement remuante sur « Stay », des percussions alertes donnant un parfum anthémique ou, sur » Rhino » un mix alchimique où Luisa Gersteine émule les Banshees.

La thématique étant celle du dissimulé, on a droit à une forme de réalisme qui se mêle à la magie ce qui est une assez bonne, bien que toutefois rebattue, définition. On restera dans les influences 80’s et 90’s d’ailleurs avec un « Desert » où l’épique se mêle de folk bucolique ou un « Red Electric Love Fern » qui se veut une incantation païenne.

Si le but est de nous faire vouloir nous extraire du monde, la recette est parfaitement au point. Disons qu’elle réactualisera la problématique hipie en la teintant de shoegaze, de folk et de Goth.

**1/2

10 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire