Joanna Gruesome: « Peanut Butter »

L’artiste la plus bordélique de Cardiff est de retour avec environ vingt minutes de noise-pop explosif. Après deux ans de travail cela peut sembler peu mais on aimerait que d’autres musiciens soient aussi exemplaires en matière de concision.

Joanna Gruesome, en effet, apporte bien plus sur ce second opus que la plupart de groupes ne le font durant toutes leurs carrières. L’ouverture, « Last Year », provoque un véritable court-circuit avec ses vocaux menaçants, ses tics nerveux avant de se conclure sur un chorus incendiaire.

Owen Williams et Alanna McArdle fournissent un yin mélodique par leurs murmures intervenant en contrepoint au yang rageur du groupe ; en particulier par des textes plus obtuss que ceux de Weird Sister son prédécesseur.

Williams revendique à raison cette approche ; il n’est que d’écouter le refrain intense de « Psykick Espionage » ou les arrangements addictifs par leur volume sur « Separate Bedrooms ». Peanut Butter est album rafraichissant, l’antidote parfaite au « sophomore slump » si fréquent dans l’indie rock.

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