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The Weepies: « Sirens »

The Weepies portent bien leur nom, d’une part parce que leur registre est doux amer mais ne tombe pas dans le larmoyant, d’autre part parce que le duo composé de Steve Tannen et de sa femme Deb Talan vient de vivre une épreuve, un cancer du sein de Talan.

Sirens surprendra alors par son côté enjoué, sans doute manière de trouver un exutoire, et si de sirènes il s’agit ce seront celles dont le chant charme et non celles des ambulances.

Rien de mortifère néanmoins ici dans des composition folk et les quelques reprises dont une, particulièrement efficace, le « Learning To Fly » de Tom Petty.

On peut y voir une façon de dire que le vol des Weepies continue même si « River From The Sky » semble ouvrir l’album sur lenteur, tristesse et accablement.

Sirens oscillera en fait entre tendresse mélodique et refrains plus enlevés et même si chacun apporte quelque chose de différent, ils gardent tous l’élégance raffinée du duo. « Fancy Things », « Boys Who Want to Be Girls » ou « Crooked Smile » ne pourront que charmer que ce soit par leur douceur ou leur cran.

***1/2

5 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Mikal Cronin: « MCIII »

Après avoir tourné avec Ty Seagall en tant que bassiste occasionnel, Mikal Cronin a attiré l’attention avec son album de alt-pop « slacker » MCII en 2013. Ce troisième album est plus tranquille ; des cuivres, des cordes et du piano élégants qui entourent doucement des titres comme « Turn Around », « Feel Like » ou « Say ».

Au niveau de l’instrumentation traditionnelle, les guitares se font moins grunge et on discerne, au contraire, une certaine tendance americana façon Springsteen sur un titre comme « Made My Mind Up ».

Cronin a toujours eu un don pour composer des morceaux où la langueur est présente ; ici elle est encore plus mise en valeur par une certaine opulence comme sur la charmante et touchante émotion qui se dégage de « I’ve Been Loved ».

La deuxième partie du disque sera arrangée comme si il s’agissait d’une suite à l’ordonnancement classique (« i) Alone » ou « v) Different ») ; il y a indéniablement une approche opera rock un folle sous-jacente ici et, de ce point de vue, on ne peut qu’attendre avec impatience sa manifestation future.

***1/2

5 mai 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Mumford & Sons: « Wilder Mind »

On ne peut discuter que, sur leurs deux premiers albums, Mumford & Sons représentaient l’avant-garde de la résurgence du courant americana/folk. Ils s’étaient fait silencieux depuis quelques années mais, sans doute sensibilisés par les remarques entourant Babel leur second opus qui, malgré un succès certain marquait un manque de progression, ce Wilder Mind marque un véritable changement de direction.

Celui-ci est plus électrique (guitares crépitantes plutôt que banjos pratiquement inexistants ici) ce qui ne manquera pas de surprendre les aficionados de la première heure. Ils seront encore plus étonnés de constater la présence de textures de synthés et autres claviers et des percussions beaucoup plus nerveuses qu’auparavant

James Ford (Arctic Monkeys) a remplacé Markus Dravs à la production et il fait en sorte que les velléités électriques de Mumford & Sons ne soient pas interprétées à demi mot sur des morceaux comme « Only Love » ou « Snake Eyes ». Ces titres sont construits sur me mode de la progression tranquille allant du murmure à des pulsations rappelant un combo comme Neu !.

« Believe » à cet égard est un « single » emblématique tant il débute de manière éthérée, avec des sons clairsemés pour que le voix de Marcus Mumford puisse accompagner cet crescendo vers des percussions cataclysmiques et des accords qui résonnent à l’envi. C’est, sans discussion possible, un titre idéal pour l’approche qui caractérise cet album et il rend justice à la décision courageuse de nos musiciens.

Au total, Wilder Mind est un « comeback album » aussi fort qu’inattendu de par sa tonalité musicale. Des écoutes successives permettent d’aller au-delà du choc sonique pour ce concentrer sur cette construction ma foi logique qu’ils ont mise en place. C’est là toute la différence entre un groupe qui écrit une musique moderne et qui vous parle et un de ces combos de indie rock ne fabriquant que de l’ennui.

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5 mai 2015 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire