The Mowgli’s: « Kids in Love »

25 avril 2015

Qui a eu l’idée saugrenue de ressortir le premier album des Mowgli’s, Waiting for the Dawn, et leur second opus Kids In Love pratiquement en même temps ? Espérait-on que le premier puisse être reconsidéré à la lueur de celui-ci ? Que dire si ce n’est que c’est mal joué tant on ne peut retenir ici de compositions qui retiennent l’attention.

Précédemment chaque titre permettait des évocations fades mais pas désagréables ; ici trois « singles « I’m Good », « Bad Dream » et « Through The Dark » peuvent s’autoriser cette qualification.

Les chorus n’ont rien qui puisse nous ici accrocher (les sept membres du groupes sont pourtant associés aux vocaux) et, si The Mowgli’s véhiculent toujours leur son frais et désinvolte la qualité chorale qu’ils s’efforcent d’amener semble engluée et peu convaincante.

On en vient à estimer que Waiting for the Dawn avait un côté indie et nerveux comparé à Kids in Love tant celui-ci semble destiné au grand public et n’est pas sans nous faire oser cet apparentement navrant avec One Direction.

*1/2


The Mowgli’s: « Waiting for the Dawn »

25 avril 2015

Le « debut album » des Mowgli’s sonne comme si il avait été fait pour les jours chauds de l’état. Il n’est pas besoin d’aller plus loin que le « single » « San Francisco » avec ses tonalités ensoleillées de guitar pop façon 60’s et des textes parlant d’amour et d’harmonie pour s’en convaincre.

Cette mentalité crypto-hippie se fraye d’ailleurs son chemin au travers des 13 plages de Waiting for the Dawn.

Comme Edward Sharpe And The Magnetic Zeros avant eux, le groupe interprète le genre de chansons qui vont à la rencontre de nos oreilles avec grâce et qui pourraient illustrer nombre de publicités estivales à la télé.

On pense par exemple à « Just Say It » ou « Clean Light » qui, écoutées les yeux fermées, nous feraient sans peine imaginer une voiture cabriolet pour teenagers ou un nouveau lecteur MP3.

C’est cela qui fait de l’album quelque chose de quelconque. On a déjà entendu et on entendra encore des disques de ce type ; on ne retiendra que « Slowly Slowly » pour rompre avec cette homogénéité ce qui est signe de soirée festive peu mémorable le lendemain.

**1/2


Rapid Talk: Interview de Riley Walker

24 avril 2015

Ryley Walker a réalisé un album vivace grâce à son style particulier de finger picking acoustique. Avec Primrose Green, on découvre au travers de sa loyauté à ses racines musicales une nouvelle lumière sur une folk alternative, diaphane et riche de diverses tapisseries soniques dans laquelle on semble se ré-approprier certains charmes printaniers.

Vu vos références, John Martyn, Tim Buckley, Nick Drake ou Van Morrison, comment avez-vous procédé pour que ce disque n’ait pas l’apparence d’un pastiche de vos artistes préférés ?

Je suis un fan de musique et un collectionneur de disques. Bien sûr, je vais intégrer certaines des choses que j’écoute. C’est ce que je suis et ce que je fais mais, vous savez, beaucoup d’entre eux, Van Morrison par exemple, a beaucoup emprunté à ces vieux musiciens de jazz et de blues. Il n’est que d’écouter ces fabuleux disques de Billie Holiday pour se sentir habité et que cela vous aide à forger votre identité. C’est ce que j’essaie de faire, rendre hommage à ces gens-là mais aussi tenter de faire quelque chose de nouveau.

Vous avez, autour de vous, un groupe de musiciens chevronnés assez exceptionnel. Comment un homme encore jeune a pu les persuader de vous accompagner ?

Ce sont tous des amis et j’ai la chance de vivre à Chicago. On y trouve des tonnes de super musiciens et je me souviens que, dès l’âge de 8 ans, je fréquentais tous les endroits underground de la ville. J’allais voir des groupes de jazz ou de noise rock et tout ce qui m’immergeait dans cette scène. Chicago tire une certaine fierté de fonctionner sous le régime de la collaboration ; une sorte de pollinisation croisée. J’ai assitsé à des tas de concerts et j’ai enfin eu le courage d’aller parler aux musiciens. C’est ainsi que e me suis fait des amis et des contacts au fil des ans.

Vous souvenez-vous du premier artiste qui vous a vraiment scotché à un spectacle ?

Il faudrait que j’y réfléchisse, c’est si vieux. Je me souviens avoir vu avoir vu un groupe punk nommé Egan’s Rats il y a plusieurs années. C’était à un parc oiù on faisait du skate et où j’allais avec des amis. C’était la première fois où j’allais voir un show sans mes parents. À la fin ils m’ont donné leur disque ce qui représentait beaucoup pour moi. Je leur ai dit que je n’avais rien sur quoi je pouvais le jouer ; ils m’ont répondu : « Pas grave, prends-le quand même. » J’ai donc commencé par le punk, toute ce qui avait trait à la musicale bricolée, cette énergie des cols bleus qui gravite tout autour.

Très souvent vos chansons semblent dépeindre un troubadour solitaire et romantique : est-ce vous ?

Oui, je crois qu’on peut le juger ainsi. Il y a quelqu’un que j’aime chez moi mais je suis constamment en tournées alors, indubitablement, les textes vont s’y référer. Parfois je n’ai aucune idée de ce que je fais ni ou je suis car il y a toujours des types qui vont vous chercher des noises. Alors j’essaie de rester en dehors de tout ça et de ce qui touche au business. Ç peut paraître un cliché mais c’est le genre de truc qui me déprime et je crois que ma musique est une manière de vouloir détruire tout ce qui tourne autour du show business. Je ne me fais pas un sous avec et je suis plutôt fauché. Je le fais pour la musique, pour les histoires et il y en a de formidables à raconter quand vous vous y mettez. Je m’efforce de montrer toutes ces expériences ; vous savez, quand vous êtes sur la route, vous tombez amoureux puis cessez de l’être très rapidement. Vous allez donc toujours avoir des histoires à raconter ; tout en revient à ça, des histoires.

Parfois vous sonnez, non seulement comme quelqu’un qui chante ses compositions, mais comme si vous vous y perdiez.

C’est une excellent évaluation. Ces titres comportent de nombreuses parties en effet mais elles sont toutes liées spirituellement. Tout tourne autour de comment on rassemble ces parties, comment elles en viennent à incarner un élément de puissance. Alors, oui, il est facile de s’égarer dans de la musique.

« Primrose Green » semble être un endroit mythique, un endroit où vous retournez sans cesse comme un pays des merveilles utopique..

Beaucoup de gens pensent que c’est l’herbe qui cause cela (Rires). Avant tout ça correspond à une période de ma vie. Je suis allé à la fac pendant un an puis suis retourné chez mes parents. Les températures étaient très bonnes cet été et moi et mes amis avons fait un cocktail avec des graines de Morning Glory. Vous les mélangez à de l’eau et ça vous donne un trip semblable à celui du LSD. Je ne l’ai pas refait depuis des années mais c’est ce que Primrose Hill représente pour moi. Un bien jolie période.

Sur « On The Banks Of The Old Kishwaukee » parle d’être baptisé avec beaucoup d’amour par son père. Après une première moitié assez intense, ce titre laid back apporte comme un soulagement.

C’est ainsi que ça doit se présenter, en effet. La Kishwaukee est une rivière à proximité de où j’ai grandi. C’est un endroit où les Pentecôtistes se font baptiser. C’est un chanson très douce ; vus savez je n’ai aucun problème avec les Chrétiens ou la religion, mais je sais que c’est une rivière polluée à un point pas possible. Certains de mes amis y sont allés et on cru que leur péchés seraient purgés et j’ai touvé touchant que pour eux ce soit une forme de salut.

Et puis il y a « Sweet Satisfaction », un titre qui se construit progressivement jusqu’à aboutir à ce mur bruitiste qui aurait eu sa place à Woodstock.

C’est une remarque qui me flatte. Ce titre est très « groovy » ; je me souviens qu’aux premières répétitions il n’y avait que quelques accords avant que notre clavier ne se mette à jouer ce truc répétitif et qu’on s’est laissé alpaguer par ce truc. Vous savez, c’est très lubrique et désespéré, comme un état d’ivresse façon Canned Heat et dont je suis très fier.

Vous ne ressemblez pas au jeune homme timide qu’on voir sur la videai »Primtose Green ».

Je ne suis pas véritablement timide. Je suis un de ces types qui crie très fort et peut être aussi chiant que le type du coin. Je ne vais pas à des fêtes pour rester assis à regarder les autres.


Say Lou Lou: « Lucid Dream »

24 avril 2015

Lucid Dreaming est le « debut album » d’un duo constitué des sœurs Miranda et Elektra Kilbey-Jansson ifilles de Steve Kilbey (Church) et Karim Jansson (Pink Champagne). Si on ajoute qu’elles sont jumelles on comprendra qu’elles ont hérité des gènes musicaux de leurs parents et que, toutes deux, se montrent assez cohésives dans ce disque de dream-pop mâtiné d’électro-pop.

IL n’y aura pourtant pas grand-chose à retenir de cet opus si ce n’est une production fastueuse et claire grâce, essentiellement, à des artifices de studio. Lucid Dream n’a en fait pour seul critère que l’esthétique comme le résume très bien « Glitter » : « What you get is what you see ».

Les synthés scintillent et la basse rebondit comme ils se doivent et les compositions accumulent les nappes sonores (« Games For Girls »). Produit par l’artstse norvégien Lindstrøm, le disque sera parcouru par la même et unique vibe dont les seules choses à retenirseront l’envolée de « Beloved », le naturalisme de « Skylights » et le fait que Say Lou Lou s’agrémente de deux lead singers.

**


Stanger Cat: « In The Wilderness »

24 avril 2015

Ce « debut album » des new yorkais de Stranger Cat, un duo qui comprend le singer-songwriter de Brooklyn Cat Martino et le producteur/multi-instrumentiste Sven Britt, nous offre une luxuriance sonique émotionnellement chargée de indie-pop couturée d’electronica et de R&B.

Conçu durant une période où l’acolyte de Sufjan Stevens,, traversait des bouleversements dans sa vie qui l’avaient fait prendre retraite dans la Sierra Nevada pour pratiquer un peu d’introspection il ne sera pas étonnant que In The Wilderness porte bien son titre tant il semble consumé par un sentiment d’introspection désir et frustrations sont fortement ancrés.



Stylistiquement les choses sont relativement débridées ; une collection d’expérimentations soniques assez froides unies par une approche patiente et sophistiquée et le principal atout de Martino, sa voix . La plupart des morceaux seront structurés autour de son impressionnant spectre vocal allant du grognement au roucoulement. Voix et instrumentation sont en osmose pour un disque qui se veut cohérent et y parvient.

***


Shawn Mendes: « Handwritten »

24 avril 2015

Shawn Mendes a été découvert grâce à Vine, où il postait des passages de 6 secondes de chansons populaires. Le succès fut tel qu’il fut signé par des grosses pointures de l’industrie musicale espérant qu’il serait le nouveau Justin Bieber.

Son physique a tout pour plaire, sa musique est inoffensive, sa voix pas trop mauvaise, bref il a été moulé pour correspondre aux aspirations des adolescents pré-pubères.

À l’écoute de Handwritten rien ne viendra nous inoculer un quelconque inconfort : les tires sont accrocheurs (« Something Big » ou « A Little Too Much ») et chaque plage se fondra dans la suivante sans qu’une seule puisse émerger comme méritant d’être un « single ».

« Life of the Party » a été un hit dans son Canada natal et c’est un morceau down tempo suggérant que Mendes peut s’approprier un registre plus nuancé si il s’échappe de textes trop stéréotypés. En effet, la production a essayer un peu de vie dans un répertoire qui peine à s’échapper de la muzak. Espérons que le léger potentiel décelé ne sera pas lettre morte et ne terminera pas comme musique d’ascenseur.

*1/2


San Fermin: « Jackrabbit »

24 avril 2015

Le chemin qui a conduit à la sortie de Jackrabbit est suffisamment différent de son premier album éponyme pour que cela soit souligné. Celui-ci était, au départ, l’effort solitaire de Ellis Ludwig-Leone un compositeur de Brooklyn et, au moment ou le second album était dans dans ses préparatifs, San Fermin était devenu un groupe qui tournait.

Cela ne pouvait qu’être dans son esprit quand il a commencé à écrire ce « sophomore album » et il est vrai , qu’en termes d’instrumentation, bien des choses s’y déroulent d’une plage à l’autre ce qui a pour effet de produire un chaos intéressant car minutieusement arrangé. Jackrabbit est plus sauvage que son prédécesseur et il ne s’en cache pas.

Il y a eu, entre les deux disques, un léger renouvellement. Alors que Allen Tate dont la voix de baryton se confond aisément avec celle de Matt Berninger de The National, est là pour assurer les vocaux masculins, c’est une nouvelle venue, Charlene Kaye, qui va s’emparer des voix féminines. Ses performances sont plutôt acrobatiques car on lui a demandé de passer par tout le registre vocal possible et inimaginable sur des titres comme « Jackrabbit » ou « Ladies Mary ». Comme précédemment, Ludwig-Leone utilise ses vocalistes comme si ils étaient des instruments plutôt que des chanteurs pop et c’est un des éléments qui fait de San Firmin un groupe différents des autres ensembles de indie baroque.

Les textes sont, eux, plus mémorables que précédemment, par exemple sur le titre d’ouverture, « The Woods » qui décrit la dipsarition d’un jeune garçon dans une forêt et qui fait de nombreuses  références à des sorcières, des os et de la boue. C’est un anti conte de fée par excellence et il va ainsi fixer la tonalité beaucoup plus sinistre et discordante de l’album. Beaucoup de passages de cette nature se retrouveront tout au long du disque et il est certain que celui-ci restera gravé dans les mémoires une fois la musique terminée.

Jackrabbit n’est pas aussi lisse que son frère aîné ; c’est un disque plus lourd et exigeant plus de celui qui l’écoute. Même moins immédiat que San Fermin, c’est un opus fort et puissant et, si attention on lui prête, il nous prodiguera des satisfactions, toutes dérangeantes qu’elles soient, bien plus que gratifiantes.

****


John Andrews & The Yawns: « Bit By The Fang »

24 avril 2015

Si il y avait un genre appelé psychedelic-post-punk-alt-country, John Andrews en serait l’indiscutable représentant. Il a fait l’intégralité de la musique sur Bit By The Fang et son groupe, The Yamns, est une invention de l’esprit Ça n’est qu’en concordance avec son approche artistique et la façon habile dont celle ci est éxécutée sur ce premier album.

Bit by the Fang démarre sur un titre à la fois étrange divertissant ; « Don’t Spook The Horses » est en effet une tranche bizarroïde d’americana et des vocaux efféminés.

« Peace of Mind » accélère son alt-country et illustre combien la musique en soi peut autant vous captiver que des textes bien écrits. L’instrument dominant sera le piano style saloon pour opus semblant parcouru par des cheveux sauvages.

John Andrews a créé à lui seul ce décor imaginaire de americana post-punk admirable et convaincant. Il maniera la tension dans le délicieux « I’ll Go To Your Funeral (If you go to mine) » et nous offrira ici un carnival musical térange qui appelle à plus qu’une écoute distraite.

***1/2


Ryley Walker: « Primrose Green »

23 avril 2015

Après la sortie de son premier album, All Kinds of You, Ryley Walker décida de se mettre à l’expérimentation. Des souffrances personnelles ont entraîné le guitariste de l’Illinois vers un chemin qui le voit donner s’écarter légèrement des influences folk sur lesquelles il se reposait depuis 2012. Primrose Green en est la première manifestation.

Le songwriting de Walker demeure expansif, invoquant des éléments capricieux en, précisément, en laissant nombre d’entre eux fabriquer comme un fourre-tout et un engorgement d’idées qui semblent ne pas avoir été totalement façonnées. « Love Can Be Cruel » suinte ainsi de segments d’une harmonie nourrie de passion et de nombreuses nappes instrumentales propre à nous absorber dans nos pensées. Son jeu de guitare naturel et le rythme qui le caractérise sont presque démonstratifs mais la caractéristique essentielle chez lui demeure la façon dont tout y est contrôlé.

La double basse est évidente tout au long de l’album d’autant qu’elle figure très en avant dans le mix. Elle symbolise les influences jazz de Walker et aussi son goût pour les jams improvisées. L’onctuosité de « Summer Dress » sera d’ailleurs un leurre tant ce qui est mis en exergue est la puissance rythmique.

Walker explore diverses directions mais parvient à maintenir une certaine cohésion à Primrose Green ; il expérimente différentes séquences au niveau des tempos ce qui lui permet de repousser les limites des stuctures musicales de la pop. De ce fait, « Griffiths Bucks Blues » versera dans l’intensité et « Sames Minds » nous consumera lentement dans une improvisation jazzy. De ce point de vue, on sent Walker suffisamment assuré pour ne pas craindre de tester toutes les options qui lui viennent à l’esprit.

Les textes seront parfois incohérents, marqués par les épreuves personnelles qui ont jalonné la préparation de son disque. Le sentiment général sera alors celui de mélancolie et d’aliénation qui seront comme des adjuvants à son entreprise de réajustement. La voix claire de Walkeraccentue ces émotions mêlées, que ce soint le chagrin pognant ou l’espoir auquel on aspire.

Primrose Green est un album mystique au sens non reliogieux du terme. Il s’équilibre entre sonorités idylliques et sensibilité émouvante, définissant ainsi le combat quotidien qu’est celui de trouver son identité avec, pour moyen, l’expérimentation musicale et l’art de la composition qui va avec.

***1/2


Greg Holden: « Chase The Sun »

23 avril 2015

Il faut parfois un changement d’environnement pour renouer avec l’inspiration ; cela semble être le cas pour Greg Holden connu jusqu’à présent pour son « hit » « The Lost Boy » et le fait d’avoir écrit « Home » avec Phillip Phillips.

Le chanteur compositeur a en effet passé plusieurs semaines en Inde et au Népal, une expérience qui l’a confronté à la pauvreté et qui, sans doute, a contribué à transformer sa vie et sa vision. Faire de la musique est un privilège dont il a pris ainsi conscience et l’application avec laquelle Chase The Sun est réalisée en porte les stigmates.

D’abord il y a les ruminations optimiste ; « Hold on Tight » porte des vocaux où l’esprit sonne presque heureux, « Free Again » aura une ressemblance sonique à ce que serait un lever de soleil et le thème de l’album est clair ; il s’agit de nous élever vers des pensées positives. Rien d’ailleurs ne nous tirera vers le bas dans cet album ; il respire la joie de celui qui sait de quoi l’envers du décor est fait, à ce titre il convient d’en goûter la substantifique moelle.

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