Villagers: « Darling Arithmetic' »

Ce troisième album de Villagers, Darling Arithmetic’, est une fois de plus une chose élégante, parfaitement bien agencée et souvent très belles Il s’inscrit à la suite de Becoming A Jackal et {Awayland} et il véhicule, avec quelques variations, le même climat de triomphe calme et d’une assurance qui se fait de plus en plus flagrante chez son leader, Connor O’Brien. Le disque a été écrit, enregistré, produit et mixé par ce dernier chez lui à Mllahide, au Nord de Dublin, lieu qui s’enorgueillit d’avoir accueilli Bono et The Edge.

Pour bien des artistes, ouvrir un disque avec un titre comme « Courage » exigerait d’en avoir beaucoup. Mais ce risque pris par O’Connor et son groupe est particulièrement bien conçu, intime certes mais non pas de cette intimité qui est signe de climat apaisé. L’artiste évoque de plus en plus ouvertement le fait qu’il soit gay et, dans un album où le sujet principal est l’amour, il a l’intelligence de ne pas en faire un étendard militant mais d’insister sur le fait que la problématique ,est avant tout d’apprendre à s’aimer soi-même : « t took a little time to get where I wanted/ It took a little time to get free / It took a little time to be honest/ It took a little time to be me ».

Ce type de déclaration n’a que faire deu genre, de l’orientation sexuelle ou de l’âge, elle est un constat pertinent de la démarche que chacun peut avoir en matière d’identité. Même si il ne s’agit pas d’un disque engagé, mais plutôt humaniste, O’Connor n’-hésite pas à stigmatiser ceux qui, p^récisément, font montre de rigidité, en l’occurence ici les homophobes sur « Hot Scary Summer » et si on ajoute des titres comme « Litle Arithmetic » ou « So Naive » on s’aperçoit aisni que sous une ambiance tranquille le voyage auqiel nbou somems conviés n’est pas sans heurts.

Darling Arithmetic’ est un disque qui ouvre et qui ferme les choses à la fois. C4est un sentiment familier que chacun a quand il a la sensation d’avoir dir chose importante. Nous sommes en face d’une œuvre qui est moitié journal intime et moitié poème. Ce qui est intéressant ici est qu’il ne s’agit plus d’un point de départ mais que cette cadence imprimée ne présente aucune désorientation, aucune i-timidité, aucun tension. L’histoire est simple et son narrateur engageant.

Du coup, le disque est plus simple et moins imposant. Composé d’uniquement neuf titres, il est concis et ne s’embarrasse pas d’atermoiements. Ce qui est peut-être judicieux eu éfard à ce qui y est traité. Musicalement on se trouve plus proche de l’oscillation nuancée de The Walmen ou Fleet Foxes que de l’agitation des premiers opus de Villagers. Si on devait assimiler ce disque à un autre artiste ce serait indubitablement John Grant avec qui O’Connor partage les mêmes inclinaisons. « Everything I Am Is Yours est ainsi un merveilleux exemple de sensibilité servie par une mélodie superbe et douloureuse. O’Connor explique avoir laissé ses démons à la porte ; on pourrait même trouver cette composition édifiante.

L’artiste jouant de tous les instruments ; sensation est que nous sommes presque invités à entrer dans son intimité à un niveau personnel. Chaque syllabe prononcée semble être un exutoire issu de sa bouche, ssi cohérent et luxuriant qu’on oublierait presque qu’elle est l’oeuvre d’un seul homme (un « Soul Serene » sui vous enchante). Climat spacieux et aéré (arrangement squelettiques donnant à chaque élément sa place pour respirer), mais aussi profondément intimiste, cet enregistrement fait dans la ferme du chanteur offre une nouvelle émotion, conduit qu’il est oar la guitare acoustique. Les nouveaux son se voient subtilement intégrés comme sur la nervosité frénétique qui semble vouloir déborder de l’intensité féroce de « Little Bigot ».

Ici perce alors un petit soupçon de de cette face sombre que nous avons chacun en nous ; et si cet album s’avère cathartique pour O’Connor il ouvre également à certains endroits de la psyché que le fait d’avoir assumé sa différence ne pourra qu’encourager, éléments dans lesquels la nonchalance des guitares acoustiques ne suffira plus.

****

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s