Scuba: « Claustrophobia »

Le pedigree de Scuba ne plaide pas pour son inclusion dans ces pages, non pas par ostracisme absolu envers la musique techno mais parce que son iinéraire et son omniprésence dans la faune d’Ibiza ne présage rien de bon dans ce que sa musique véhiculait jusqu’à lors.

Claustrophobia est différent, non pas en raison de son côté sombre et heavy, mais par son traitement que l’on pourrait apparenter à ce que Trent Reznor nous prodiguerait dans un jour où il se serait lévé du mauvais pied. Ici la techno sert d’adjuvant à une humeur et aucunement de moteur et Scuba, sans doute inspiré par ses visites au Japon, a crée ici un album intense qui vous hante et qui ne fait pas que chatouiller le surface de vos neurones.

La première plage de l’album, « Levitation », va mettre en place la tonalité qui imprègnera Claustrophobia avec une utilisation de carillons à vents semblant venus d’un autre monde et de battements en reverb qui, peu à peu, se font plus bruyants comme si quelque chose de menaçant approchait lentement. C’est un son idéal d’une musique pour thriller où les protagonistes tenteraient de s’enfuit d’un danger imminent, c’est aussi un élément donné pour décoder un mystère qui va nous glacer le sang.

Ensuite viendra « Why You Fell So Low », un choix de « single » qui ne surprendra pas avec ses synthés en fusion et ses percussions irrépressibles et les morceaux qui lui succéderont alterneront entre techno harcore (« PCP » ou « Black On Black ») et beats plus subtils et mélancoliques agrémentés qu’ils sont de cordes mélodieuses et de piano (« Drift », « All I Think About Is Death »). Ce dernier titre, en particulier, est la seule composition fait intervenir des vocaux traditionnels dont lécho se fracasse comme du verre sur un mur que seul le piano rythmera.

Même effet sophistiqué sur « Needle Phobia », cette fois-ci avec une ligne de basse qui se tapit sous un piano dont les touches produisent une tonalité à la fois belle et nostalgique. Clasutrophobia n’est pas un album techno de plus qui est censé vous vriller les sens. Il est capable de climats, au même titre que le serait la bande-son d’un film et, si celui-ci est terrifiant, au moins l’émotion n’en sera pas frelatée.

***1/2

 

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