Liz Longley: « Liz Longley »

Il a fallu que Liz Longley passe par New York puis Boston puis atterrisse à Nashville pour que sa folk-pop talentueuse soit enfin reconnue. Des éléments présents dans se productions précédentes (une voix claire et sensible, un sens aigu de la mélodie et des textes introspectifs traitant en général de romances ayant tourné court) trouvent enfin un ciment dans cet album éponyme qui est sans doute son opus le plus fort et accompli.

L’originalité du projet est qu’il a été financé par une campagne fondée sur Kisckstarter dont l’argent recueilli semble avoir été particulièrement bien employé ici. Même les compositions les plus laidback arborent un son robuste, plein et clean et une production entière mais sans apprêt renforce les captivantes histoires de la chanteuse de telle manière qu’elles ne sauront s’incruster dans votre tête après une seule écoute.

Malgré sa jeunesse la chanteuses semble avoir être passée au travers de diverses expériences qui donnent, ici, un parfum de véracité à cet album. Citant, en outre, John Martyn comme un des ses lyricistes favoris sur le titre d’ouverture « Out Of My Head » en est un indice plus que parlant tout comme ce récit y concernant une vieille flamme que Longley s’efforce, en vain, de réanimer.

Même si les sujets semblent être des clichés (« Camaro » et sa métaphore entre le sexe et la voiture) Longley parvient à les circonvenir grâce à un dynamisme musical et des membres de phrases qui sont frais et imaginatifs. Les percussions sont en effet incisives, le basse propulsive et fringante comme sur un « Slin & Bones » qui entraine le morceau dans un territoire presque gothique ou avec le mélancolique « Memphis » qui voit l’artiste mettre en garde son amoureux contre les dangers d’une vie sans elle.

On peut trouver à redire à une telle thématique mais celle-ci est merveilleusement agrémentée par de splendides mélodies et des chorus accrocheurs qui ne peuvent que nous faire nous sentir en empathie avec la chanteuse.

Musicalement, Longley va combiner éléments de pop, de blues, de country, de folk, de rocket même de R&B (un « Never Loved Another » plein de soul) avec l’aisance et la confiance d’une artiste qui a trouvé sa voix. Chaque plage pourra prétendre posséder un passage mémorable, qu’il soit musical ou lyrique, et qui demeure organique et naturel sur un album qui est aussi prmetteur qu’un disque éponyme peut l’être même si la diablesse n’en est pas à son coup d’essai.

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