Courtney Barnett: « Sometimes I Sit And Think and Sometimes I Just Sit « 

Courtney Barnett est une chanteuse basée à Melbourne dont la musique présente une façade dure et désabusée qui la tient éloignée du « mainstream » et son étiquette de vocaliste au répertoire routinier et souriant.

Sometimes I Sit And Think and Sometimes I Just Sit est son premier album et il met en évidence les talents éclectiques de la compositrice. Depuis plusieurs mois elle est son, groupe sont constamment en tournées (Australie, Europe, USA) ce qui peut expliquer les textes de « An Illustration of Loneliness (Sleepless in NY) » ou de cette autre narration qui semble se lire comme un roman, « Elveator Operator ». C’est un titre qui traite de la façon dont nos cerveaux fonctionnent, différemment mais avec des similtudes, une réflexion accentuée par une guitare à la fois « clean » et en surmultipliée donnant élan aux contradictions de la composition.

« Pdestrian At Best » a été choisi comme « single », le son de guitare grungy n’y est pas de ces plus original mais le morceau est rattrapé par un phrasé vocal à la Dylan propre à bous faire oublier le côté répétitif du morceau. « Pedestrian » en Anglais signifie « prosaïque », cet intitulé n’a peut-être pas été mal choisi.

La diction de Barnett est assez fluide mais sèche et sarcastique , ses textes sont le reflet des contradictions et de la confusion dans lesquelles elle se débat ce qui s’harmonise assez bien aux tonalités de sa voix ; on pourra leur reconnaître cette honnêteté née de le la perturbation ce qui, quelque part, ajoute véracité à ses chansons.

Musicalement on aura droit à des ferments de blues sur un « Small Ppppies » pastoral, à des bouffées d’optimisme sur un « Depreston » enlevé ou à un effet Southern country rock désertique avec la slide guitar de « Dead Fox ». Barnett s’y montre consciente de notre environnement tout comme de la condition humaine qui s’efforce à l’inverse de façonner la nature pour purger un monde qu’elle a fabriqué.

Sometimes I Sit And Think and Sometimes I Just Sit est le « debut album » par excellence. Il est à la fois éthéré et intense ; il nous propose ainsi un visite agréablement interprétée des contradictions de nos âmes. On pourra les retenir ou alors se laisser entraîner par les nuances de sa musique.

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