Allison Moorer: « Down to Believing « 

Il s’est passé cinq ans depuis la sortie du dernier album de Allison Moorer, Crows, et ce temps écoulé n’a pas été de tout repos puisqu’elle est devenue mère, elle a appris que son fils John Henry était atteint d’autisme et son mariage avec Steve Earle s’est cassé la figure. Down to Believing, son huitième opus est puissamment cathartique dans la description qu’il fait de ses peines de coeurn ses doutesface à l’adversité et les retombées de sa séparation.

L’album a été enregistré pendant deux ans à Nashville avec Kennt Greeberg déjà à l’oeuvre sur ses deux premiers albums. Les arrangements sont hérités de Crows, ils sont doux et folk avec des intonations plus vives aux guitares acoustiques et électriques nous délivrant un son country rock contemporain et calibré pour passer à la radio.

Le titre d’ouverture, « Like It Used to Be, est tonifiant et sert d’introduction au constat de Moore et à son acceptation du changement et de la nouvelle liberté, accompagnée d’incertitude, qui va avec. Les dernières braises de son mariage avec Earle brûlent encore sur certains titres, en particulier sur la lancinante chanson titre, le féroce et anthémique « Tear Me Apart » et le trompeusement enlevé « I’m Doing Fine ».

Down to Believing est indubitablement un « break up album », il n’est que de retenir certaines vers : « I guess it comes down to staying or leaving / And whether we will or we won’t », « Sun’s coming up blazing red / Setting on fire everything you said to me last night » ou le caustique «  If you want your old guitar, it’s sitting on the porch ».

mais la complexité des émotions se traduit également quand elle évoque sa relation avec sa sœur, Shelby Lynne, sur le réconfortant « »Blood » et l’amour sans équivoque qu’elle éprouve pour elle ou sa confrontation avec l’autisme de son fils avec « Mama Let the Wolf In », mélange de colère, de désarroi et de doute de soi.

Parfois la production devient un peu générique la voix de Moore maintient une chaleur inébranlable et les chansons demeurent profondément touchantes dans la façon dont elles résonnent. Le disque se terminera sur une note d’espoir, « Gonna Get It Wrong » : «  I know that I’m gonna get it wrong / But it’s alright ». Sur un disque sans pratiquement une fausse note, c’est un aveux poignant tant il est empli d’une crédible et honnête modestie.

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