Rapid Talk: Interview de Elephant Stone

Elephant Stone semble enfin avoir rencontré du succès avec son troisième opus, Three Poisons ; du moins autant qu’un groupe psychédélique de Montréal puisse en avoir. Mené par l’ancien bassiste des High Dials, Rishi Dihr (qui joue également de la cithare pour Beck et Brian Jonestown Massacre), c’est un album qui mélange allègrement neo-psyche invitant à la béatitude, reverb shoe-gaze et influences orientales venues d’Inde. Alors que dans son groupe initial, Dihr était condamné aux seconds rôles, ici c’est sa voix pure qui dirige les débats.

Quand on l’interroge sur le titre du disque, il explique ceci : « C’est basé sur le cycle de vie bouddhiste représenté par un serpent qui symbolise la colère, un oiseau qui est signe d’attachement et un cochon qui, lui, renvoie à la notion d’ignorance. Ces trois éléments vous lient à un cycle, celui de la renaissance ce qui n’est pas nécessairement une chose maléfique. Musicalement cela s’est passé ainsi : j’avais un riff, une progression d’accords et ensuite je l’ai joué en utilisant des textes en charabia jusqu’à ce que je trouve de véritables mots. En accolant le tout, je me suis aperçu que beaucoup d’entres eux traitaient de la colère, de l’attachement et de l’ignorance. C’est ainsi devenu mon album bouddhiste. Précédemment j’avais référencé le Bhagavad Gita, pour celui-ci j’ai trouvé inspiration dans plusieurs enseignements du Livre des Morts Tibétain. Je cherchais quelque chose qui pouvait synthétiser le tout et, quand j’ai trouvé The Three Poisons, j’ai compris que l’album traitait de cela.

Pour lui c’est une des essences du songwriting que de toucher des choses profondes au moyen de paroles idiotes et de borborygmes : « C’est quelque chose de magique et je suis très intéressé par la façon dont d’autres artistes procèdent pour y parvenir. Tout est dans le processus. Par exemple, le matin je me lève, prends mon café, réfléchis et une idée que je trouve cool me vient. Je vaque ensuite à ce que je dois faire mais l’idée reste nichée dans mon inconscient. Bien sûr, je n’ai pas toujours le temps, surtout avec les tournées mais, dès que je le peux, je l’enregistre sur mon iPhone, je l’écoute et la travaille dans ma tête. »

Le groupe a récemment joué avec Toetag Electronics, eux aussi de Montréal, pour vendre leur propre ligne de pédales fuzz : « J’ai toujours beaucoup aimé le son des pédale de basse sur une six cordes, quand j’utilise les deux guitares ça donne un résultat ex

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