Rapid Talk: Interview de All We Are.

Ce trio basé à Liverpool vient de sortir un premier album éponyme, All We Are, qui est le fruit d’un héritage international dont sont fiers les membres composant le groupe. Le Norvégien Guro Gikling basse), l’Irlandais Richard O’Flynn (batterie, vocaux) et le Brésilien Luis Santos (guitare) se sont rencontrés au Liverpool Institute of Performing Arts (LIPA) mais ça n’esr qu’à la fin de leurs études qu’ils décidèrent de former un groupe. « Je crois que ce qui nous caractérise est qu’on est tous des potes », dit O’Flynn, « D’ailleurs le nom en dit long sur cela. Quand on a quitté la fac, on a formé le groupe car on voulait rester à Liverpool, être copains et écrire des trucs ensemble. Et nous y sommes parvenus. »

Les trois étaient à l’origine des guitaristes aussi former un groupe a obligé Gikling à s’emparer de la basse et O’Flynn d’assurer les percussions ce qui, selon lui, lui convenait parfaitement : « Avant, je ne pensais qu’à des suites d’accords, maintenant c’est le groove qui prime avant quoi que ce soit. »

Leur identité sonique a mis du temps à évoluer et elle a trouvé sa place dans les grooves hypnotiques de « Utmost Good » leur « debut single » que le trio considère comme le tournant de leur recherche musicale. Toutes les plages de leur album, hormis une, sont issues de cette prise de conscience. Selon Gikling c’est le moment où ils se sont trouvés suffisamment en confiance pour développer leur propre son. Tous sont d’accord pour dire que « Utmost Good » a été l’élément déclencheur qui leur a permis de le coaguler. Santos résume ainsi cette évolution : « Après avoir joué ensemble pendant un certain temps, vous n’avez plus de vous parler autant et vous vous rendez compte de ce que vous avez besoin de jouer, ce que l’autre personne va faire et ce qu’elle aimerait entendre ».

Malgré leurs différentes origines, Gikling insiste sur le fait que les lieux, la Norvège ou le Pays de Galles qui sont les endroits où ils enregistrent, n’ont aucune importance en termes d’influence ou d’inspiration : « La raison pour laquelle nous nous y rendons tient au fait que nous voulons nous enfermer, qu’il n’y ait que nous. Le monde alors a tendance à disoraîttre et nous nous retrouvons dans cet espace ‘All We Are’. »

Ces retraites jouent un rôle essentiel dans la créativité du trio et son développement mais c’est O’Flynn qui confirmera leur essence liverpuldianne : « Nous sommes vraiment fiers d’être un groupe de Liverpool. Personne n’en est originaire c’est vrai mais c’est de cette ville que All We Are est né. On esty heureux de faire partie de cette scène musicale car elle est bigrement cool. On aime tout le monde ici, on travaille avec des tas de gens et la vibe est vraiment excellente. »

Cet attachement s’exemplifie dans leur local, une école abandonnée. Tout en leur fournissant un lieu pour y vivre, elle leur tient lieu de salle de répétition et de studio d’où la plus grande partie de l’album a pris naissance. La batterie occupe la place centrale d’une grande pièce décorée de posters, un endroit où on trouve de tout comme des clubs de golf et un vieux tableau où sont listés les titres de l’album. « J’adore cet endroit », dit O’Flynn en souriant, j’estime qu’elle est partie intégrante de l’histoire du groupe. Je ne pense pas qu’on aurait été capable de faire quoi que ce soit sans lui. »

Bien que cette école ait été essentielle en tant que lieu de naissance de All We Are, le disque s’est finalement matérialisé dans le home-studio de Dan Carey (Bat for Lashes, Franz Ferdinand, Kate Tempest, Hot Chip, M.I.A.) au Sud de Londres. Tout le monde est à nouveau d’accord pour dire que travailler avec ce dernier a été la bonne décision et tous trois semblent excités en mentionnant leur expérience, parlant d’étincelle créative instantanée et insistant sur la faculté de Dan à rassembler des vibes différentes pour capturer un son. « Visiter son studio et y travailler nous doinnait l’impression de faire partie d’une même famille », déclare Gikling.

Quand on leur demande si le disque est né de jam sessions ou d’une idée plus précise et conceptuelle derrière, Gikling confesse que « nous avions une idée, celle de composer des trucs sur lequelles les gens pouvaient bouger. Nous avons un groove sur lequel vous n’êtes pas nécessairement obligés de sauter mais il vous donne ce besoin de vous remuer. Je crois que, fondamentalement, c’était notre objectif. »

On ne peut nier que l’album est centré sur des rythmiques impétueuses et des grooves tendus, mais on y trouve aussi un élément nostalgique et presque mélancolique qui résonne tout au long du disque. Dans un sens, le patronyme All We Are indique une ouverture et une fragilité qui se reflète dans des tonalités douces et nocturnes. Quand on aborde les textes, Gikling admet qu’ils viennent tous de sessions où la parole été libre : « On est un groupe qui fait des jams et, quand on est amené à écrire des textes, les fondations sont déjà là. Toutes les paroles nou sont personnelles. Ce sont des histoires qui racontent des choses qui nous sont arrivées. On a essayé de les rendre un peu universelles de manière à ce que tout le monde puisse s’y identifier car on tient absolument à ce que les gens sentent qu’ils sont part de ce que nous sommes. »

Il sera difficile alors de choisir un titre parmi les autres. Du crescendo violemment abrupt de « Keep Me Alive » à la curieuse pulsation rappelant xx sur « Feel Safe » ou, enfin, en écoutant le post-rock de « Go », All We Are est un album assez captivant et sous tendu par un groove sans faille. On a dit du groupe qu’il sonnait comme « les Bee Gees sou diazepam », mais on y trouve aussi des éléments aussi disparates que Metronomy, Cocteau Twins, Liquid Liquid ou London Grammar.

Le tout donne à l’ensemble un côté imprévisible qui les maintient toutefois concentrés, en particulier sur scène comme le précise O’Flynn : « À la base, on ne fait qu’écrire des chansons dont nous espérons qu’elles seront universelles. On a une approche très positive, on compose avec cet objectif bien précis : on aime ça et c’est cela que nous souhaitons faire passer. »

 

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