Six Organs of Admittance: « Hexadic »

Bien que la plus grande partie de Hexadic soit explosive, ce premier album de Six Organs of Admittance depuis Ascent en 2012 offre beaucoup délements qui nous sont familiers. Un climat lourd au tempo digne d’un pas de tortue, des changements entre une densité qui à écraser nos os, une rareté desséchée semblable à Earth et Dylan Carson, des interludes de guitare en mode western spaghetti et une approche des riffs tendant à les déformer et les broyer où l’on découvrirait un mix de « Bad Moon Rising », Sonic Youth, Harry Pussy et Pussy Galore.

Ben Chasny ltait étiqueté dans le registre « freak folk » mais aujourd’hui ses nombreux déguisements musicaux le font slalomer avec aise entre bruitisme, dépouillement instrumental et intimité fracturée. Ceci demeure avant tout une plateforme ; celle qui lui permet de défier la tendance qui est sienne à toujours vouloir explorer ce en quoi le bruit peut être générateur de fascination pour lui.

Hexadic doit être le 18° album de Six Organs of Admittance album. Pour rafraîchir un peu les choses, Chasny a, selon ses termes, voulu mettre au point sa propre forme de composition musicale, le système hexadique. Il a pour but de libérer le langage et le son de tout ordre rationnel et de remplacer le calcul logique par de l’indéterminé. Le système héxdqique serait, selon lui, un catalyseur permettant de s’affranchir des structures conventionnelles et de leur substituer des nouvelles façon d’aborder les progressions d’accords et ce qui va avec.

Malgré le fait qu’on trouve désormais des cartes à jouer se réclamant de ces stratégies obliques, on ne peut pas dire que ce disque sonne différemment des autres. On faisant connaître sa méthodologie, Chasny a en fait sapé la possibilité de l’auditeur à prendre Hexadic directement et de s’imprégner sans se préoccuper de la nature de cette aventure sonique. On ne pourra donc qu’accompagner la vague miroitante de « Future Verbs », épouser les ruades sauvages de « Wax Change » ou les mouvements en avant que nous assène « Maximum Hexadic ». Il faudra donc s’adonner sans idées préconçues à un album qu’exemplifie un « Hollow River » débridé sous peine d’être encore plus déçu qu’il peut nous arriver, par moments, de l’être à l’écoute de Hexadic.

**1/2

©The ArtsDesk

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s